Affaire Lyhanna : le père de Jérôme Barella accusé de viol par sa petite-fille en 2013… ce que révèlent les archives

L’affaire Lyhanna n’en finit plus de livrer ses zones d’ombre. Alors que l’enquête sur la mort de la fillette secoue la France entière, RTL révèle un épisode judiciaire glaçant enfoui dans les archives de la Cour d’appel de Montpellier. Le père du principal suspect avait lui-même été visé par une plainte pour viols sur mineure — et la suite interroge autant qu’elle inquiète.
Affaire Lyhanna : une plainte pour viols déposée en 2013 contre le grand-père
C’est un pan du dossier que personne n’avait vu venir. La Cour d’appel de Montpellier a replongé dans ses archives après l’explosion du scandale lié à l’affaire Lyhanna. Objectif : vérifier le passé judiciaire du père de Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de la petite fille.
Ce qu’elle a retrouvé est édifiant. En 2013, une des petites-filles du septuagénaire — identifié comme « J. Barella » — avait porté plainte pour viols. La fillette dénonçait des faits commis alors qu’elle était âgée de 10 à 13 ans, au domicile de son grand-père, entre 2010 et 2013. Précision importante : il ne s’agit pas de la fille de Jérôme Barella.
Pour rappel, Jérôme Barella lui-même a été visé par plusieurs plaintes pour viol de mineurs de moins de 15 ans. Le profil familial qui se dessine donne le vertige. Et ce n’est pas la seule plainte qui vise le père.
D’après les informations de RTL, une autre petite-fille a déposé plainte contre le septuagénaire en 2018. À cette heure, les suites judiciaires de cette seconde procédure restent inconnues.
Huit ans pour aboutir à un non-lieu : le délai qui interroge
Voilà peut-être l’élément le plus troublant de cette révélation. Entre la plainte déposée en 2013 et la décision finale, il s’est écoulé huit longues années. Huit ans au cours desquels le père de Jérôme Barella n’a jamais été mis en examen.
Le parquet général de Montpellier le souligne : l’homme a été placé sous le statut de témoin assisté, un régime juridique bien moins contraignant que la mise en examen. En 2021, un non-lieu a finalement été prononcé. La famille de la plaignante a d’abord fait appel de cette décision, avant de se désister.
Le non-lieu est donc devenu définitif. Mais même au regard des lenteurs habituelles de la justice, ce délai de huit ans pose question. Comment expliquer qu’une affaire de viols présumés sur mineure mette aussi longtemps à être tranchée ?
L’avocat du père de Jérôme Barella n’a pas pu être contacté par RTL. Côté justice, on reste prudent. Pour l’heure, le dossier de 2013 n’a pas vocation à être rouvert. Seul un élément nouveau apporté par la plaignante — aujourd’hui âgée de 26 ans — pourrait justifier la reprise des investigations.

Deux plaintes, un non-lieu, des zones d’ombre : ce que la justice peut encore faire
L’affaire Lyhanna agit comme un révélateur. En braquant les projecteurs sur Jérôme Barella, elle a mécaniquement forcé les autorités à fouiller le passé judiciaire de son entourage familial. Et ce qu’on y trouve dessine un tableau que personne ne peut ignorer.
Deux petites-filles distinctes ont porté plainte contre le même homme. La première en 2013, la seconde en 2018. Le non-lieu obtenu sur la première affaire ne vaut pas acquittement — il signifie que les charges étaient jugées insuffisantes à ce stade.
En droit français, un non-lieu peut être remis en cause si un fait nouveau apparaît. La plaignante de 2013 garde donc la possibilité de relancer la procédure. Quant à la plainte de 2018, son issue reste un mystère complet.
Ce qui frappe, c’est la répétition. Deux plaintes émanant de deux victimes présumées différentes, visant le même individu, dans un contexte familial où le fils est lui-même soupçonné de crimes sexuels sur mineurs. La coïncidence, si c’en est une, a de quoi glacer.
L’affaire Lyhanna a déjà bouleversé la France. Ces révélations sur le père de Jérôme Barella ajoutent une couche de sidération à un dossier qui semblait pourtant avoir atteint son plafond d’horreur. La vraie question désormais : la justice ira-t-elle fouiller plus loin dans cette histoire familiale, ou les non-lieux resteront-ils le dernier mot ?