« Arrête, on a ta famille » : le home-jacking du youtubeur Akram junior revient aux assises après un coup de théâtre

« Arrête, on a ta famille. » Cette phrase, Akram junior l’a rapportée devant une cour d’assises en septembre 2025, en racontant le home-jacking que lui et les siens ont subi. Le procès s’est pourtant arrêté net, sur un rebondissement que personne n’avait vu venir. Il revient cette semaine, et une simple vidéo pourrait en changer le cours.
Un youtubeur, une nuit d’août 2021 et une famille séquestrée à Rueil-Malmaison
Le 7 août 2021, à Rueil-Malmaison, une agression à domicile d’une grande violence frappe la famille d’Akram junior. Il est l’héritier du riche homme d’affaires syro-saoudien Akram Ojjeh, et il s’est fait un nom comme influenceur dans le milieu de l’automobile. Ce soir-là, tout bascule en quelques minutes.
Quatre ans plus tard, en septembre 2025, il se présente à la barre de la cour d’assises des Hauts-de-Seine. Selon Le Parisien, il a raconté les faits avec pudeur, mais dans le détail. C’est là qu’il a rapporté la phrase qui résume la terreur de cette nuit : « Arrête, on a ta famille. »
Ce type de procès est toujours éprouvant pour les victimes. Elles doivent revenir sur les pires minutes de leur vie, face à ceux qu’elles désignent comme leurs agresseurs. Elles le font devant des jurés qui, eux, découvrent le dossier. D’autres personnalités ont vécu la même épreuve, comme l’a montré le témoignage déchirant de Bruno Guillon au procès de son home-jacking.
Mais dans le cas d’Akram junior, le récit à la barre n’a pas été la dernière scène. Quelque chose s’est produit ensuite, dans la salle d’audience, et le procès n’est jamais allé jusqu’à son terme. Que s’est-il passé exactement ?
Trois hommes dans le box, et un procès qui n’a jamais atteint son verdict
Il y a un peu plus d’un an, trois hommes comparaissaient pour ces faits. D’après Le Parisien, il s’agit d’Amir E. et de Boubakary T., tous deux âgés de 29 ans, ainsi que de Yassine A., 25 ans. Ils sont jugés pour la séquestration du jeune héritier et de sa famille.
Aucun d’eux n’a été condamné. Cela ne signifie ni qu’ils sont innocents, ni qu’ils sont coupables : ils restent présumés innocents tant que la justice n’a pas tranché. Leur défense, elle, n’a pas pu s’exprimer jusqu’au bout, puisque l’audience a été interrompue avant la fin des débats.
Dans un procès d’assises, le temps compte énormément. Les jurés écoutent les victimes, les enquêteurs, les experts, puis les accusés et leurs avocats, avant de délibérer.
Quand un élément nouveau surgit en pleine audience, la cour peut décider de tout arrêter plutôt que de juger sur un dossier jugé incomplet, comme ce fut visiblement le cas ici.
Les récits de ce genre, dans lesquels des proches sont pris en otage chez eux, rappellent d’ailleurs l’agression glaçante subie par Alain Prost et sa famille en Suisse.
Reste la question qui a tout fait basculer. Selon Le Parisien, le rebondissement de septembre 2025 est venu du public, et non des enquêteurs. Une femme s’est manifestée, et elle ne venait pas les mains vides.
Cette femme a apporté une vidéo. D’après le quotidien, ce document pourrait se révéler être l’alibi de l’un des accusés. Il n’en fallait pas plus pour que le procès soit interrompu, au beau milieu des débats, et renvoyé à plus tard.
Cette vidéo qui a tout arrêté : ce que l’on sait, et ce qui reste dans l’ombre

Reprenons ce que la source établit, sans en rajouter. Une femme a remis une vidéo à la cour. Cette vidéo pourrait servir d’alibi pour un seul des trois accusés, et le conditionnel est de rigueur : sa valeur reste à établir. C’est précisément ce que la justice doit désormais vérifier.
Selon le dossier tel que le décrit Le Parisien, cela a suffi à tout stopper. Un alibi, c’est la preuve qu’une personne se trouvait ailleurs au moment des faits. Si cette preuve s’avère solide, elle peut faire s’écrouler l’accusation contre l’un des hommes. Si elle ne l’est pas, elle ne pèsera pas dans la balance.
Beaucoup de choses restent inconnues à ce stade. La source ne précise pas quel accusé serait concerné, ni ce que montre exactement la vidéo, ni dans quelles conditions elle a été tournée. Impossible, donc, d’en tirer une conclusion sur la culpabilité de quiconque.
Ce que l’on peut dire, en revanche, c’est que la situation illustre une réalité judiciaire : un élément arrivé tard peut tout bouleverser. C’est aussi la raison pour laquelle les magistrats préfèrent parfois repartir de zéro plutôt que d’ignorer une pièce nouvelle. L’histoire d’Akram junior n’est d’ailleurs pas la seule où un proche se retrouve confronté à la violence chez soi, comme dans le témoignage de Michaël Youn après son home-jacking.
Le plus important est donc là : la vidéo a interrompu le procès, et c’est elle qui explique pourquoi les accusés reviennent devant les jurés. Reste à savoir ce que cette nouvelle audience va en faire.
Ce qui attend la cour d’assises de Nanterre cette semaine
Cette semaine, Akram junior doit de nouveau relater l’agression devant la cour. Le Parisien indique qu’il va revenir sur cette nuit du 7 août 2021, une épreuve qu’il avait déjà traversée en septembre 2025. Raconter deux fois la même scène de peur, c’est un poids que peu de victimes imaginent.
Pour les trois accusés, l’enjeu est tout aussi lourd. Ils retrouvent le box des assises avec, en toile de fond, cette vidéo qui pourrait peser sur le sort de l’un d’eux. Chacun reste présumé innocent, et c’est aux jurés qu’il reviendra de trancher, une fois tous les éléments examinés.
Autour de ces affaires, la parole des victimes se libère de plus en plus. Certaines sortent du silence, d’autres reçoivent encore des intimidations, comme Michaël Youn, visé par des menaces de mort après son home-jacking. Ces histoires rappellent que la peur ne s’arrête pas toujours une fois les agresseurs partis.
Il y a aussi la dimension publique. Quand la victime est un créateur de contenu suivi par de nombreux abonnés, chaque audience est scrutée. D’autres noms connus ont vécu des intrusions inquiétantes, comme Anne-Sophie Lapix, qui a découvert qu’un homme armé avait escaladé chez elle.
À surveiller dans les prochains jours : le contenu de la vidéo, la manière dont la défense s’en emparera, et la réaction des jurés. Rien ne dit encore comment ce second procès se terminera.
Une phrase prononcée à la barre, une vidéo arrivée au pire moment : l’affaire Akram junior prouve qu’un procès peut basculer en un instant.
Et si vous pensiez qu’on ne pouvait pas se faire avoir par quelques centimes de plus, ce que ce nonagénaire de Chatou a fait face à deux cambrioleurs armés va vous faire relire la notion de courage.
Quant à ceux qui croient leur coffre-fort inviolable, ce que cette femme a trouvé dedans après des mois d’absence leur donnera à réfléchir.