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« Je vais te tuer » : après le home-jacking, Michaël Youn reçoit des menaces de mort à visage découvert

Publié par Cassandre le 14 Mai 2026 à 9:27
« Je vais te tuer » : après le home-jacking, Michaël Youn reçoit des menaces de mort à visage découvert

Michaël Youn n’a pas eu le temps de souffler. Trois jours seulement après avoir été victime d’un home-jacking traumatisant près d’Aix-en-Provence, le comédien découvre qu’une femme le menace de mort, lui et toute sa famille, dans des vidéos publiées à visage découvert sur les réseaux sociaux. Des vidéos qui, ce matin encore, étaient toujours accessibles en ligne. Une semaine noire qui bascule dans l’irréel.

Dimanche 11 mai : deux cagoulés, une arme longue, une adolescente terrorisée

Pour comprendre l’ampleur de ce qui se joue, il faut revenir quelques jours en arrière. Le 11 mai, deux individus « cagoulés et gantés » se sont introduits dans la maison de Michaël Youn à Éguilles, près d’Aix-en-Provence. La scène est d’une violence rare : l’un des malfaiteurs met en joue la fille du comédien, âgée de seulement 14 ans, avec une arme longue.

Maison provençale de nuit après un home-jacking

Les parents, sous la menace, sont contraints d’ouvrir leur coffre-fort. Les cambrioleurs repartent avec de l’argent liquide, des bijoux et des montres. Le butin est estimé à environ 100 000 euros. Quelques secondes plus tard, ils prennent la fuite à moto et disparaissent dans la nuit provençale.

Michaël Youn était revenu sur cet épisode glaçant en confiant que « ça aurait pu se terminer tellement mal ». Un traumatisme familial dont on imagine qu’il faudra du temps pour se remettre. Mais la suite allait prouver que le cauchemar ne faisait que commencer.

« Nous, famille Bakaga, nous croupissons dans la misère » : le délire complotiste d’une inconnue

Deux jours après le home-jacking, une femme opérant sous le pseudonyme « La reine demiurge » publie une série de vidéos sur les réseaux sociaux. Elle s’adresse directement à Michaël Youn. Pas de masque, pas de filtre. Elle apparaît à visage découvert et tient un discours qui mêle menaces de mort explicites et accusations délirantes.

« Je vais te tuer. Tu as quitté la région parisienne, tu es allé à Pétaouchnock, je ne sais pas où. Tu penses que je ne peux pas t’atteindre ? » lance-t-elle face caméra. Le ton monte. Elle l’accuse d’être « un membre de la loge d’Ophélie Pellat » et de verser « des milliers d’euros » à cette personne, tandis que sa propre famille « croupit dans la misère ».

Puis la menace se fait encore plus directe : « C’était mon dernier avertissement, Michaël. Tu retournes dans la tombe de mon père, on tuera tes enfants et toi aussi, tu seras assassiné, j’ai dit. » Des propos à peine croyables, qui rappellent d’autres affaires de menaces en vidéo ayant déjà conduit leurs auteurs devant la justice.

Le plus sidérant dans cette histoire ? Ces vidéos, identifiées par le compte Instagram d’une certaine Aminata Bakaga, étaient toujours en ligne ce mercredi matin. Accessibles à n’importe qui. Partagées, commentées, et désormais scrutées de près.

L’humour comme bouclier : la réponse cash de Michaël Youn

Face à cet enchaînement surréaliste, Michaël Youn a choisi une arme qu’il connaît bien : l’humour. Mais un humour lucide, stratégique. En rendant ces menaces publiques dans une vidéo, il se protège autant qu’il dénonce. Et il le fait avec le style qu’on lui connaît.

« C’est légal ça ? On a le droit de dire qu’on va tuer quelqu’un ? Je n’ai pas l’impression… » démarre-t-il, faussement candide. Puis il résume sa semaine : « Lundi, deux mecs cagoulés, armés, rentrent à la maison. Mercredi, une nana que je ne connais pas m’annonce qu’elle va m’assassiner. J’ai hâte d’être vendredi. »

L’humoriste enchaîne en répondant point par point aux accusations de la femme. Et c’est là que le contraste entre le délire complotiste et le bon sens de Youn devient presque comique. « Je ne la connais pas, ni son défunt papa d’ailleurs, ni cette sépulture. Ni même la Grande Loge, ni la Petite, ni la Moyenne, ni celle du Gars. La seule que je connais de loge, c’est celle du gardien. »

Voir cette publication sur Instagram

Il pousse le curseur un peu plus loin : « Je ne connais pas de reptiliens, je ne connais pas non plus de géants ayant construit des pyramides. » Le public rit. Mais la dernière phrase, elle, résonne différemment : « J’ai un bon petit karma de merde, moi, en ce moment… »

Derrière le rire, un phénomène qui inquiète les célébrités françaises

Si Michaël Youn joue la carte de la dérision, la réalité est bien plus sombre. Être menacé de mort publiquement, à visage découvert, par une personne manifestement instable, représente un danger réel. Et ce n’est pas un cas isolé. Ces derniers mois, plusieurs personnalités françaises ont été confrontées à des situations similaires.

Nagui vit désormais sous protection après avoir déclaré qu’un député mettait sa famille en danger. La famille de Florent Pagny a aussi été victime de cambriolage. Le phénomène touche des célébrités de tous horizons, et la frontière entre harcèlement en ligne et passage à l’acte semble de plus en plus mince.

Dans le cas de Youn, la chronologie est particulièrement troublante. Un home-jacking violent le dimanche, des menaces de mort en ligne le mercredi. Le comédien ne connaît visiblement pas cette femme — il l’affirme clairement. Les accusations qu’elle porte (franc-maçonnerie, complot, profanation de tombe) relèvent d’un univers où le cyberharcèlement prend des formes de plus en plus imprévisibles.

Que risque l’auteure des menaces ?

Sur le plan juridique, la réponse est sans ambiguïté. En droit français, les menaces de mort, qu’elles soient proférées en personne ou via les réseaux sociaux, constituent un délit puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (article 222-17 du Code pénal). Quand ces menaces sont réitérées ou matérialisées par un écrit ou une vidéo, la peine peut grimper.

Le fait que les vidéos soient publiées à visage découvert et toujours en ligne facilite paradoxalement le travail des enquêteurs. L’identification ne pose aucun problème. Ce qui reste à déterminer, c’est si les autorités ont été saisies et si une enquête est en cours. Vu la médiatisation de l’affaire, il serait étonnant que le parquet ne se soit pas déjà penché sur le dossier.

Michaël Youn a d’ailleurs eu le réflexe malin de tout rendre public. En diffusant les menaces, il crée un dossier horodaté, visible de tous, qui peut servir de preuve. C’est une stratégie qu’Omar Sy avait aussi adoptée lorsqu’il avait été filmé à son insu devant une ambassade : rendre l’incident visible pour s’en protéger.

Une semaine cauchemardesque qui résume l’époque

En l’espace de cinq jours, Michaël Youn a vécu ce que beaucoup de personnalités redoutent : la violence physique d’un côté, la violence numérique de l’autre. Le home-jacking l’a confronté à des armes réelles, comme d’autres victimes de braquages récents. Les menaces en ligne l’ont plongé dans un univers parallèle où une inconnue lui promet la mort entre deux théories sur les reptiliens.

Ce qui frappe, c’est la facilité avec laquelle tout cela se produit. Deux cagoulés entrent dans une maison. Une femme menace de tuer une famille entière sur Instagram. Les vidéos restent en ligne pendant des jours. Et c’est la victime qui doit prendre la parole pour se défendre.

Michaël Youn, lui, conclut avec son autodérision habituelle. Mais derrière la punchline sur son « karma de merde », on devine un homme qui mesure la gravité de la situation. Sa fille de 14 ans a été mise en joue par une arme. Son nom est désormais associé à des menaces de mort publiques. Même avec tout l’humour du monde, cette semaine-là, personne n’aurait voulu la vivre.

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