Explosion à Monaco : le visage de la suspecte grimée en homme révélé par Interpol

Une notice rouge, un visage désormais connu du monde entier, et une traque qui traverse déjà quatre pays. L’enquête sur l’explosion du 29 juin 2026 à Monaco vient de franchir une étape décisive avec l’identification officielle de la principale suspecte par Interpol.
Anastasiia Berezovska, 39 ans, est activement recherchée pour tentative d’assassinats et dépôt d’un engin explosif. Son portrait, diffusé par les autorités monégasques, permet enfin de mettre un nom et un visage sur cette attaque qui a grièvement blessé trois membres d’une famille ukrainienne.
Une femme grimée en homme pour tromper les caméras
Le mode opératoire décrit par les enquêteurs a de quoi glacer. Anastasiia Berezovska aurait préparé son coup plusieurs jours à l’avance, repérée par des caméras de vidéosurveillance rôdant autour de l’immeuble résidentiel visé.
Le soir des faits, elle se serait déguisée en homme pour échapper à toute reconnaissance faciale et brouiller les pistes auprès des témoins présents sur place. Un détail troublant qui suggère une préparation minutieuse, presque méthodique, de l’attentat.
Elle aurait ensuite déposé l’engin explosif directement à l’entrée du bâtiment, avant de l’actionner à distance grâce à une télécommande. Un procédé qui laisse peu de place au hasard et qui interroge sur les compétences techniques de la suspecte ou de ses éventuels complices.
Ce que révèle la sophistication de l’attaque

Pour les enquêteurs, la précision du dispositif ne colle pas avec l’hypothèse d’une action solitaire. La justice monégasque penche désormais vers la piste d’un réseau organisé, une théorie développée dans une enquête révélant qu’elle n’aurait probablement pas agi seule.
L’explosion a fait trois blessés, dont une femme et un adolescent de 13 ans. L’une des victimes reste dans un état critique selon les dernières informations communiquées par les autorités monégasques, un bilan qui rappelle la violence de l’engin utilisé.
La Principauté, habituée à une image de tranquillité feutrée, a été profondément secouée par cet événement. La réaction du prince Albert II a d’ailleurs révélé l’ampleur du choc ressenti dans tout le rocher monégasque.
Une cavale qui traverse déjà l’Europe
Après l’explosion, la suspecte aurait pris la fuite au volant d’une voiture de location immatriculée en Allemagne. Son itinéraire, minutieusement retracé par les enquêteurs, l’aurait menée de Monaco vers la France, puis l’Italie, avant de disparaître dans d’autres pays européens.
Les autorités allemandes ont depuis perquisitionné un logement situé près de Francfort et saisi un véhicule directement lié à Anastasiia Berezovska. Un signalement précis a été diffusé par Interpol pour faciliter son identification sur le terrain.
Elle parlerait couramment allemand et porterait, selon les informations transmises, un tatouage représentant un serpent sur le bras droit. Des éléments physiques précis censés faciliter son arrestation dans les prochains jours ou semaines.
Qui était réellement visé par cette explosion ?
Selon plusieurs médias, la cible de l’attentat serait l’homme d’affaires Vadim Ermolaev, ancien ressortissant ukrainien devenu citoyen chypriote. Un profil qui n’est pas anodin dans cette affaire aux ramifications géopolitiques évidentes.
Ermolaev a en effet été visé par des sanctions ukrainiennes en 2023, en raison de liens présumés avec la Russie et la Crimée occupée. Une piste creusée en détail dans cette enquête sur l’oligarque sanctionné par Zelensky.

Le mobile exact de l’attaque reste flou à ce stade de l’enquête. Règlement de comptes lié à la guerre en Ukraine, opération criminelle organisée ou commanditaire extérieur agissant depuis la Russie : toutes les pistes restent ouvertes pour les enquêteurs monégasques et internationaux.
Une affaire aux résonances internationales
Cette explosion s’inscrit dans un climat où plusieurs ressortissants ukrainiens installés en Europe font l’objet de menaces ou d’attaques, souvent liées à leurs positions vis-à-vis du conflit russo-ukrainien. Monaco, généralement épargnée par ce type de violence, se retrouve ainsi malgré elle au cœur d’un dossier géopolitique sensible.
L’enquête devrait encore s’étoffer dans les prochains jours, à mesure que les polices européennes coordonnent leurs informations sur les déplacements de la suspecte. D’ici là, la notice rouge d’Interpol reste le seul outil actif pour tenter de localiser Anastasiia Berezovska avant qu’elle ne disparaisse totalement des radars.

En marge de ce dossier criminel, l’actualité ukrainienne continue de mobiliser l’attention avec les avancées répétées de Volodymyr Zelensky face à la Russie sur le terrain diplomatique et militaire.