Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Un animateur périscolaire filmait des enfants dans les toilettes en Australie : 158 victimes identifiées

Publié par Cassandre le 15 Juil 2026 à 11:34

Pendant seize ans, il a occupé des postes de confiance auprès des plus jeunes. Aujourd’hui, la police australienne cherche encore à identifier vingt-deux enfants filmés à leur insu.

L’affaire, révélée par la télévision publique ABC ce lundi 13 juillet, secoue toute la Nouvelle-Galles-du-Sud. Hamish Tait, 35 ans, est désormais publiquement identifié comme le suspect arrêté en juillet 2025.

Couloir vide d'une garderie australienne avec dessins d'enfants

Une arrestation qui cachait bien plus qu’un simple téléchargement

Au départ, l’enquête ne visait qu’un détenteur de contenus pédopornographiques parmi d’autres utilisateurs en ligne. Une perquisition classique, en apparence.

Mais chez lui, à Glossodia, à 70 km de Sydney, les enquêteurs saisissent 25 appareils électroniques. Dessus : 2,5 millions de fichiers à caractère pédopornographique.

Un chiffre qui, à lui seul, en dit long sur l’ampleur de l’accumulation. Sauf que la suite de l’enquête va révéler quelque chose de bien plus grave que du simple stockage.

Ce que les enquêteurs ont découvert en analysant les fichiers

Les contenus saisis n’avaient pas été achetés ni téléchargés sur des réseaux clandestins. Ils avaient été produits directement par le suspect lui-même.

Hamish Tait filmait et photographiait des enfants dont il avait la charge, dans les toilettes de plusieurs centres périscolaires. Cinq établissements de la banlieue de Sydney sont concernés, entre 2009 et 2025.

Seize années durant lesquelles il a occupé un poste censé protéger les enfants, pas les filmer à leur insu. Ce type de dérive dans le milieu périscolaire n’est malheureusement pas isolé, comme le montrent d’autres signalements récents dans des structures périscolaires françaises.

Bâtiment de garderie australienne au crépuscule avec ruban de police

158 enfants filmés, 22 encore non identifiés

Au total, 158 enfants différents apparaissent dans les contenus saisis. À ce stade, 136 d’entre eux ont pu être formellement identifiés par les enquêteurs.

Il en reste 22. C’est précisément pour tenter de les retrouver que la police fédérale a choisi de rendre public le nom du suspect, un an après son arrestation.

Toute personne susceptible de le reconnaître, ou dont les enfants auraient pu croiser son chemin, est invitée à contacter les enquêteurs. Une liste de 62 établissements où l’homme a travaillé a également été diffusée.

« Nous avons contacté 121 familles », précise la police

« La police fédérale a pris contact avec 121 familles, résidant en Australie et à l’étranger, dont nous avons formellement identifié l’enfant comme figurant dans du matériel pédopornographique », a déclaré le commandant Luke Needham dans un communiqué officiel.

Certaines de ces familles vivent désormais au Royaume-Uni. Au moment des faits, les victimes étaient en maternelle ou en primaire ; plusieurs sont adultes aujourd’hui.

Selon le quotidien The Age, de nombreuses victimes pourraient appartenir aux communautés aborigènes de la zone reculée d’Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara, dans le centre du pays.

Une quarantaine de familles se manifestent en quelques heures

Dès la révélation de son identité, les autorités ont reçu près de quarante appels de familles affirmant avoir croisé le suspect. Un signe de l’ampleur potentielle de l’affaire.

Ce type de mobilisation rapide rappelle d’autres affaires où l’identification publique d’un suspect a permis de faire avancer une enquête, comme dans le cas d’une disparition d’enfant en Australie liée à un ex-détenu.

329 chefs d’accusation, mais pas d’agressions caractérisées

Hamish Tait est aujourd’hui poursuivi pour 329 chefs d’accusation distincts. Parmi eux : 162 pour production de contenu pédopornographique et 81 pour prise de vue sans consentement lors d’un acte intime.

S’y ajoutent 24 chefs pour recours à un mineur de moins de 14 ans dans la réalisation de contenu pédopornographique, et 18 pour atteinte sexuelle sur un mineur de moins de 10 ans.

Précision importante toutefois : l’analyse des fichiers n’a pas permis, à ce stade, de caractériser des faits d’agression sexuelle physique. Le suspect reste en détention provisoire depuis un an.

Des affaires similaires impliquant des animateurs dans des structures pour enfants ont récemment éclaté en France, notamment à Divonne-les-Bains, à Guyancourt ou encore à Toulouse, relançant le débat sur les contrôles dans ces établissements.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *