Bébé retrouvé congelé dans une valise à Athènes : plus de dix coups de couteau dans le dos
Un propriétaire qui réclame son loyer. Une porte qui s’ouvre sur un appartement banal du centre d’Athènes. Et, cachée dans une valise, une découverte que même les policiers les plus aguerris n’oublient pas.
Ce dimanche 30 août, dans le quartier de Kypseli, une simple visite pour un problème de loyer impayé a tourné au cauchemar. Ce que les enquêteurs allaient trouver dans ce logement dépasse tout ce que la Grèce a connu ces dernières années.

Un contrôle de routine qui tourne au drame
Au départ, rien d’exceptionnel. Le propriétaire de l’appartement avait contacté la police parce que ses locataires ne payaient plus leur loyer depuis un moment. Il voulait simplement récupérer son bien.
À leur arrivée, les policiers découvrent un tableau familial déjà troublant. Dans le logement se trouvent un couple, un troisième homme, et trois enfants mineurs âgés de 9, 11 et 15 ans.
C’est en fouillant les pièces que tout bascule. Dans une valise, les enquêteurs mettent la main sur un récipient contenant un corps congelé. Celui d’un nourrisson.
Plus de dix coups de couteau dans le dos
L’examen médico-légal, cité par la télévision publique grecque ERT, est glaçant. Le petit garçon, âgé d’environ neuf mois, présentait plus de dix blessures par arme blanche, toutes situées dans le dos.
Un Grec de 43 ans, présenté comme le père de l’enfant, et sa compagne allemande de 38 ans sont désormais poursuivis pour homicide volontaire. Ils doivent être présentés à un juge d’instruction ce vendredi 4 septembre.
Un troisième suspect fait aussi partie du dossier : un Afghan de 26 ans. Il n’est pas poursuivi pour la mort du bébé, mais pour des agressions sexuelles présumées sur la fille de 15 ans du couple.

Ce n’est pas la première fois que ce type de découverte macabre secoue un pays. En France aussi, un huissier avait fait une découverte tout aussi terrible lors d’une intervention censée être banale.
La version du couple, aussi étrange que troublante
Face aux enquêteurs, l’homme de 43 ans avance une explication pour le moins surprenante. Selon lui, les blessures au couteau auraient été causées après la mort de l’enfant, alors qu’il essayait de dégager le corps de la glace.
Il va plus loin encore. Il affirme que la maternité aurait remis au couple « le mauvais bébé » à la naissance. Une accusation grave, que les enquêteurs ont tenté de vérifier auprès de deux maternités publiques d’Athènes, sans succès.
Sa compagne, de son côté, nie catégoriquement avoir tué le nourrisson. Elle affirme avoir gardé le corps parce qu’elle n’arrivait pas à accepter sa mort, sans jamais évoquer le moindre acte violent de sa part.
Une défense qui rappelle d’autres affaires troublantes où des parents ont tenté de justifier l’impensable, comme cette mère qui avait recherché sur Google comment s’en sortir après avoir tué sa fille.
Depuis quand ce corps était-il congelé ?
C’est l’une des grandes questions qui restent en suspens. En raison de l’état de congélation avancé du corps, les médecins légistes n’ont pas encore pu établir précisément la date du décès.
Le couple affirme que l’enfant serait né en 2022 et serait mort la même année, de causes naturelles. Une version que rien, à ce stade, ne permet de confirmer ni d’infirmer avec certitude.

Les trois autres enfants présents dans l’appartement, âgés de 9, 11 et 15 ans, ont été placés dans une structure spécialisée. Ils ont été entendus par les autorités dans le cadre de l’enquête.
Un passé judiciaire qui interroge
Ce n’est pas la première fois que les trois adultes ont affaire à la justice. Ils avaient déjà été placés en détention provisoire dans un précédent volet de l’enquête, notamment lié à des affaires de stupéfiants.
L’homme de 26 ans, lui, affirme se rendre régulièrement dans le logement pour s’occuper des enfants. Il assure ignorer totalement les circonstances de la mort du bébé.
Les investigations doivent désormais éclaircir un point essentiel : depuis combien de temps ce corps était-il conservé congelé, et surtout, qui a porté les coups fatals. Des affaires impliquant des enfants dans des circonstances tragiques continuent malheureusement de faire l’actualité, comme celle de la petite Yuna, tuée à seulement deux mois à Creil.