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Chomp, le chien de la famille, a tué le nouveau-né avec 180 morsures dans une maison insalubre

Publié par Cassandre le 17 Sep 2026 à 4:30
Maison rurale délabrée avec porche encombré de déchets

Un bébé d’à peine une semaine. Un chien de la famille, présenté comme gentil. Et pourtant, l’histoire va virer au pire des cauchemars dans une maison de l’Indiana jonchée d’ordures et d’insectes.

Une maison insalubre, un bébé laissé sans surveillance

Tout se passe à Markle, une petite ville rurale à environ 40 kilomètres de Fort Wayne, dans l’Indiana. Le nouveau-né, prénommé Jason Anthony Weaver, n’a qu’une semaine lorsque le drame survient en septembre, selon les informations obtenues par WPTA.

Son père, Austin Kinsey, affirme aux enquêteurs qu’il jouait à un jeu vidéo dans la même pièce que le bébé. Il se serait absenté seulement quelques instants pour parler à d’autres membres de la famille.

C’est le grand-père du nourrisson, Timothy Kinsey, qui entend des bruits suspects. En arrivant sur place, il découvre le chien de la maison en train de traîner le bébé sur le sol.

Les policiers arrivés sur les lieux tentent une réanimation cardio-pulmonaire, en vain. Ils décrivent une odeur d’animaux et de détritus insupportable, une maison où l’on peut à peine circuler tant les ordures s’accumulent. Ce type de logement insalubre soulève immédiatement des questions sur la négligence des adultes présents.

180 morsures : l’ampleur du massacre révélée par l’autopsie

Le chien en question, baptisé Chomp, est un croisement husky et pit bull âgé de 5 ans. Selon les documents judiciaires cités par le Daily Mail, l’animal a mordu le nourrisson à au moins 180 reprises.

Les blessures couvrent la tête et le corps du bébé. Les médecins légistes constatent également des lésions internes majeures : hémorragies cérébrales, fractures des côtes, déchirures pulmonaires. Un tableau clinique qui rappelle à quel point même un animal domestique jugé docile peut devenir mortel en quelques minutes.

Les enquêteurs retrouvent même des insectes directement sur le siège auto du bébé, preuve supplémentaire de l’état du domicile. La maison sera finalement déclarée impropre à l’habitation, et la famille contrainte de la quitter.

Ce genre de situation de précarité domestique extrême interroge sur le suivi social dont bénéficiait cette famille avant le drame.

Policier au visage grave devant une maison de nuit

Un chien déjà jugé agressif, une arme gardée par précaution

Plusieurs membres de la famille décrivent pourtant Chomp comme doux envers le nourrisson d’une semaine. Mais ils admettent, selon les mêmes documents judiciaires, que le chien pouvait se montrer jaloux et avait déjà mordu d’autres personnes ainsi que des animaux auparavant.

Un détail glaçant achève de dresser le tableau : un membre de la famille reconnaît qu’une arme à feu était gardée dans la maison, spécifiquement au cas où le chien deviendrait incontrôlable. Une précaution qui n’a manifestement pas suffi à protéger le bébé.

Le père, Austin Kinsey, était initialement poursuivi pour deux chefs de négligence ainsi que pour détention d’un chien non vacciné ayant causé des blessures. Dans le cadre d’un accord avec la justice, le chef d’accusation le plus grave a été abandonné en échange d’une peine de 16 ans de prison, prononcée ce lundi.

La mère de l’enfant, Violet Weaver, doit quant à elle comparaître prochainement pour un changement de plaidoyer. Les poursuites restent actives contre les grands-parents Timothy Kinsey, Rita Wickey et Michael Wickey, ainsi que contre l’oncle du bébé, Tony Kinsey, tous inculpés dans cette affaire.

Un bébé d’une semaine, un chien laissé libre, une maison hors de contrôle : cette tragédie résume à elle seule l’engrenage de la négligence. Combien de foyers similaires échappent encore aujourd’hui à toute vigilance ?

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