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Un bébé d’un an meurt intoxiquée à la cocaïne, ses parents en fuite arrêtés après 3 semaines

Publié par Cassandre le 25 Mai 2026 à 9:25
Argentine : une bébé d'un an meurt intoxiquée à la cocaïne, ses parents en fuite arrêtés après 3 semaines

Une petite fille d’à peine un an. De la cocaïne dans le sang. Et des parents qui prennent la fuite après le drame. L’affaire qui secoue la banlieue de Buenos Aires est d’une noirceur rare. Le témoignage de la grand-mère paternelle, recueilli par la télévision argentine, révèle des conditions de vie effroyables — et une chaîne de défaillances que personne n’a su briser à temps.

Nahiara, 1 an : hospitalisée pour détresse respiratoire, la cocaïne est détectée dans son organisme

Tout bascule le 14 avril. Nahiara Jazmín Da Silva, un an à peine, est admise à l’hôpital provincial Enrique Erill, à Escobar, dans la province de Buenos Aires. Son état respiratoire est si grave que les médecins décident de la transférer immédiatement vers l’hôpital Petrona Villegas de Cordero, à San Fernando.

C’est là, au milieu des examens, que le diagnostic glaçant tombe : la petite fille présente des traces de cocaïne dans l’organisme. Un résultat qui transforme une urgence pédiatrique en affaire criminelle. Les équipes médicales alertent aussitôt la justice. Malgré plusieurs jours de soins intensifs, Nahiara décède le 4 mai. Elle n’avait vécu que douze mois. Selon la grand-mère paternelle, la mère de Nahiara avait déjà un rapport problématique aux stupéfiants bien avant la naissance de l’enfant. Un traitement avait été entamé, puis abandonné au bout d’un mois à peine.

Trois semaines de cavale et un triple coup de filet à Escobar

Dès le décès de la bébé, la justice ordonne l’arrestation de ses parents. Mais Micaela Jaqueline Benítez, 30 ans, et Diego Emanuel Da Silva, 34 ans, ont disparu. Le couple reste introuvable pendant près de trois semaines, alimentant la colère des proches et l’indignation de tout le quartier El Triángulo, à Maquinista Savio.

C’est finalement le samedi suivant, en fin d’après-midi, que le Gabinete de Tácticas Operativas et le Comando de Patrullas d’Escobar frappent. Les deux fugitifs sont localisés et interpellés dans une maison d’Ingeniero Maschwitz, sur la calle Martín Coronado. Dans la foulée, la grand-mère paternelle, Elena Rosa Da Silva, 64 ans, est elle aussi arrêtée à son domicile. Les parents sont poursuivis pour « homicide aggravé par le lien de parenté », tandis que la grand-mère est mise en cause pour abandon de personne ayant entraîné la mort. Une qualification qui rappelle d’autres drames où l’entourage savait mais n’a pas agi.

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Avant son arrestation, des signaux alarmants avaient pourtant été identifiés. Elena Rosa Da Silva a confié à Crónica TV que Nahiara était née avec de la cocaïne dans le sang. Que la mère avait suivi un traitement « un mois, pas plus ». Que le père partait travailler chaque jour en laissant fenêtres et portes verrouillées, la petite seule avec sa mère dans un huis clos suffocant.

« Un jour, je l’ai prise dans mes bras et j’entendais un bruit dans ses poumons. J’ai dit qu’il fallait l’emmener chez un médecin », a-t-elle déclaré. Une tante de l’enfant a quant à elle pointé du doigt la justice argentine, rappelant que Micaela Benítez avait déjà perdu la garde d’une première fille pour des problèmes d’addiction. Malgré ce précédent, personne n’avait retiré Nahiara du foyer. Sur Facebook, la tante a publié un message déchirant : « Tu lui as fait vivre les pires 5 mois de sa vie. »

Douze mois de vie, cinq mois d’enfer silencieux, trois semaines de fuite. L’affaire Nahiara résume en chiffres l’échec collectif d’un système censé protéger les plus vulnérables. Reste une question qui hante bien au-delà de l’Argentine : combien de signaux faut-il ignorer avant qu’un drame devienne inévitable ?

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