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« Ils vont me tuer » : cette villa de la Costa del Sol cachait une chambre de torture tapissée de plastique

Publié par Cassandre le 25 Sep 2026 à 6:48
Pièce sombre tapissée de plastique avec une chaise

Il est un peu plus d’une heure du matin, le 5 septembre, quand une femme appelle les secours espagnols avec une voix tremblante. Son compagnon est parti régler « une affaire louche » dans une villa de la Costa del Sol, et il ne répond plus. Ce coup de fil va déclencher l’un des démantèlements les plus spectaculaires de la région ces derniers mois. Ce que les policiers vont découvrir derrière ce mur dépasse tout ce qu’ils imaginaient.

Un appel de détresse en pleine nuit sur la côte espagnole

La station balnéaire concernée fait partie de ces villes portuaires paisibles où les touristes se pressent l’été. Ce soir-là pourtant, tout bascule en quelques minutes. Deux patrouilles arrivent devant la villa, sans savoir qu’elles s’apprêtent à tomber sur une scène digne d’un film noir.

Un homme nu surgit en courant par la porte de la cuisine. Il a du sang sur le visage et hurle, terrifié : « Ils m’ont kidnappé, ils vont me tuer ! », selon les documents judiciaires obtenus par El Español. Quelques secondes plus tard, deux individus tout de noir vêtus, dont un armé, sautent par-dessus le mur du jardin.

D’autres suspects s’échappent alors dans toutes les directions. Les renforts sont appelés depuis toute la côte, un peu comme lors de certains fait-divers marquants ayant nécessité une mobilisation à grande échelle, à l’image de l’affaire Dupont de Ligonnès. Pendant ce temps, la scène la plus troublante attend encore les agents restés sur place, un peu comme certains rêves d’expatriation sur la côte marocaine qui cachent parfois une réalité bien différente.

La pièce tapissée de plastique où deux hommes étaient retenus

En fouillant la villa, les policiers entendent une voix qui appelle à l’aide. Elle les mène jusqu’à une pièce transformée en véritable chambre de torture : sol et murs recouverts de plastique, une chaise unique au centre, du ruban adhésif, des colliers de serrage, une pince, un marteau et un pistolet équipé d’un silencieux.

Un homme, identifié comme Miguel Ángel, un ressortissant espagnol, est attaché à la chaise, saignant de la bouche. « Ils allaient me tuer, j’ai été kidnappé et blessé, on nous retenait captifs », déclarera-t-il aux enquêteurs. Le premier fugitif retrouvé nu à l’extérieur, un ressortissant marocain identifié sous le nom d’Hamza, avait subi le même sort à l’intérieur de la pièce.

Selon des sources d’enquête citées par El Español, les deux hommes n’étaient pourtant pas des victimes totalement innocentes. « Tout indique que ces hommes étaient torturés pour un règlement de comptes, après avoir échoué à accomplir un travail confié par le gang », aurait confié une source proche du dossier. Cette affaire rappelle, dans un tout autre registre, comment certaines révélations judiciaires mettent parfois des mois à remonter à la surface.

Voitures de police devant une villa espagnole la nuit

Un réseau serbe de trafic de drogue sur 300 kilomètres de côte

Comme le rappelle cette enquête récente sur des réseaux organisés, ce type de structure criminelle repose souvent sur une logistique bien huilée. Ici, les sept hommes qui ont pris la fuite appartiendraient tous à un gang serbe. Selon les sources citées par le média espagnol, cette organisation « est dédiée au trafic de cocaïne et de haschich, ses activités englobant aussi d’autres crimes comme l’extorsion ».

Au-delà de la torture, les huit suspects sont soupçonnés d’avoir utilisé cette villa comme « base opérationnelle » d’un réseau de trafic s’étendant sur près de 300 miles, de l’Andalousie jusqu’à la région du Levant espagnol. L’un des deux hommes torturés a lui aussi été placé en garde à vue, soupçonné d’appartenir au gang.

Une fois incarcérés dans une prison de Málaga, les ressortissants serbes auraient menacé les gardiens pour obtenir de partager les mêmes cellules, prévenant qu’il y aurait « des problèmes » sinon, toujours selon El Español. Miguel Ángel et Hamza ont, comme ce couple ayant traversé une longue bataille judiciaire avant d’obtenir des réponses, un passé déjà marqué par plusieurs démêlés avec la police.

Une villa de vacances transformée en salle de torture, un règlement de comptes entre trafiquants et huit hommes derrière les barreaux : la Costa del Sol vient de révéler un tout autre visage. Reste à savoir combien d’autres « bases opérationnelles » de ce genre se cachent encore derrière les façades tranquilles du littoral espagnol.

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