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Un chasseur de 74 ans tue une femme de 39 ans qu’il pensait être un cerf

Publié par Cassandre le 21 Sep 2026 à 17:45
Champ agricole au crépuscule avec carabine posée

Un champ, un soir d’automne, une carabine chargée. Dans le Delaware, aux États-Unis, une simple traversée à pied s’est transformée en cauchemar. Un chasseur de 74 ans a ouvert le feu en pensant viser un cerf. La balle a atteint une femme de 39 ans, qui marchait là avec un homme et deux enfants. Ce que révèle l’enquête sur ce tir mortel dépasse la simple méprise.

Un tir en pleine soirée, dans un champ du Delaware

Les faits se déroulent vendredi soir, vers 19h40, près de South Old State Road, au nord d’East Robbins Road. Selon un communiqué de la police du Delaware, les secours interviennent après le signalement d’une femme blessée par balle dans un champ.

Sur place, les circonstances se précisent vite. La victime traversait le terrain avec un homme et deux enfants lorsque le coup de feu a claqué. Un drame qui rappelle d’autres accidents violents où une erreur de jugement dans l’urgence a coûté une vie, comme cette affaire de Perpignan où une décision administrative a également tourné à la catastrophe pour une famille.

Les habitants du secteur, un coin rural typique du Delaware, ont vu débarquer les patrouilles en quelques minutes. La femme, touchée gravement, est transportée d’urgence à l’hôpital. Elle ne survivra pas à ses blessures. Le champ où le drame s’est joué devient alors une scène de crime, tandis que les enquêteurs cherchent à établir l’identité du tireur et le contexte exact du tir. Un contexte qui, très vite, va se révéler glaçant.

La victime identifiée, le chasseur inculpé

Dimanche, la police révèle l’identité de la victime : Santos Maria Chilel Soto, une femme de 39 ans originaire de Georgetown, dans le Delaware, comme l’indique un second communiqué officiel. Une identification qui donne un visage à ce fait divers, jusque-là réduit à un tir isolé dans un champ.

Le tireur, lui, est identifié comme Walter Moorhead, un homme de 74 ans. Selon les autorités, il aurait cru apercevoir un cerf dans sa ligne de mire avant de tirer avec sa carabine. Une méprise qui a coûté la vie à une femme innocente, comme le rapporte ABC News.

Walter Moorhead est désormais inculpé pour homicide involontaire, mais également pour mise en danger au premier degré et pour possession d’une arme à feu lors de la commission d’un crime. Des charges lourdes qui rappellent que la présomption d’innocence s’applique jusqu’au jugement, même si les premiers éléments de l’enquête pointent vers lui. Un dossier qui, comme d’autres affaires récentes marquées par plusieurs plaintes, promet encore des rebondissements judiciaires.

Visage bouleversé exprimant une profonde tristesse

Une liberté sous caution qui interroge

Détail qui a de quoi surprendre : après sa mise en examen, Walter Moorhead a été présenté à un juge. Il a ensuite été remis en liberté après avoir versé une caution de 43 000 dollars, soit environ 37 000 euros. Une somme conséquente, mais qui lui permet, pour l’instant, de retrouver son quotidien.

Cette libération sous caution illustre un fonctionnement judiciaire américain souvent méconnu en France, où les suspects, même dans des affaires de mort violente, peuvent recouvrer leur liberté en attendant leur procès. Un mécanisme qui divise, un peu comme les débats autour d’autres accidents impliquant des responsabilités individuelles engagées après un drame.

L’enquête, elle, se poursuit pour déterminer précisément les circonstances de ce tir mortel : distance, visibilité, respect ou non des règles de sécurité liées à la chasse.

Aux États-Unis, plusieurs cas similaires ont déjà mis en lumière les dangers de la chasse au crépuscule, quand la lumière décline et que la silhouette humaine peut, tragiquement, se confondre avec celle d’un animal.

Une réalité que même certains accidents impliquant des animaux rappellent : la frontière entre méprise et drame est parfois d’une minceur effrayante.

Une soirée de chasse ordinaire, un champ traversé par une famille, et une vie fauchée par une erreur qui n’aurait jamais dû se produire. L’affaire Walter Moorhead relance, une fois de plus, le débat sur la sécurité autour des armes à feu et de la pratique de la chasse aux abords des zones fréquentées. Combien de drames similaires faudra-t-il encore avant que les règles changent vraiment ?

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