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« Pourquoi l’avoir sauvé pour le laisser seul ? » : une mère accuse le CHU de Toulouse après l’amputation de son fils

Publié par Cassandre le 13 Sep 2026 à 14:33
Femme inquiète dans un couloir d'hôpital vide

Un an après une chute vertigineuse, un homme de 41 ans vient d’être amputé sous le genou au CHU de Toulouse. Sa mère, elle, ne décolère pas. Elle craint désormais que son fils, atteint de schizophrénie, ne sorte de l’hôpital sans aucune solution de suivi adaptée à sa situation.

Une chute du quatrième étage qui a tout basculé

Tout commence le 8 août 2025. Ce jour-là, dans un contexte lié à sa maladie psychiatrique selon sa mère, cet homme chute du quatrième étage d’un immeuble. Il est grièvement blessé, notamment aux membres inférieurs, et passe plusieurs semaines hospitalisé à Purpan.

À sa sortie, la famille espère une place en centre de rééducation. Mais selon Nathalie*, les portes se ferment les unes après les autres, freinées par son profil psychiatrique et un risque de dangerosité évoqué par certains établissements. « Personne ne voulait de lui », résume-t-elle, amère.

Faute de mieux, son fils rentre vivre chez elle. Un suivi quotidien est mis en place avec des infirmières libérales, un peu comme les questions de prise en charge à domicile qu’on retrouve dans d’autres situations sensibles, notamment après un décès quand une famille doit gérer seule des démarches complexes. Mais l’état de son pied droit ne cesse de se dégrader, et les douleurs s’intensifient au fil des mois.

Un an, presque jour pour jour, après l’accident, le couperet tombe : l’amputation sous le genou est décidée pour le 26 août. Une nouvelle épreuve qui relance une question douloureuse chez la mère de famille, celle d’un système qui semble avoir laissé filer le temps.

Après l’opération, une promesse non tenue selon la famille

Avant l’intervention, Nathalie affirme avoir reçu des garanties précises : un accompagnement pour l’appareillage, un suivi psychologique, et une orientation vers un centre de rééducation. De quoi rassurer, un temps, une famille épuisée par des mois d’incertitude.

Mais quelques jours seulement après l’opération, le ton change. Elle dit avoir appris qu’aucun établissement n’était finalement prêt à accueillir son fils. Un retournement qui ravive toutes ses craintes, un peu à l’image des situations où des décisions administratives bousculent brutalement le quotidien de familles déjà fragilisées.

Une question, à ce stade sans réponse médicale établie, obsède désormais Nathalie : une prise en charge en rééducation dès 2025 aurait-elle pu changer l’évolution de la jambe de son fils ? Aucun élément dont nous disposons ne permet, à ce jour, d’établir un tel lien de causalité. Reste une certitude : le CHU de Toulouse, sollicité, n’a pas répondu à nos questions dans les délais impartis, laissant la famille sans explication officielle.

Béquilles et documents médicaux dans une chambre d'hôpital

La peur d’un retour à domicile sans filet

Au-delà de la jambe amputée, c’est l’état psychologique de son fils qui inquiète le plus Nathalie aujourd’hui. « J’ai peur pour mon fils », confie-t-elle, la voix tendue par l’appréhension. Elle redoute particulièrement le retour d’idées suicidaires chez un homme dont la chute de 2025 était déjà survenue, selon elle, dans un contexte de grande fragilité psychiatrique.

La famille se dit prête à l’accueillir de nouveau, comme elle l’a fait un an plus tôt. Mais elle est convaincue qu’un simple retour à domicile ne peut se substituer à une prise en charge spécialisée, adaptée à la fois au handicap physique et à la maladie psychiatrique. Un manque de coordination qui rappelle, dans un tout autre registre, ces situations où les décisions administratives tombent sans concertation réelle avec les familles concernées.

Nathalie assure avoir saisi la direction des usagers du CHU pour demander une réévaluation complète de la sortie de son fils, et la recherche urgente d’une solution adaptée. Pour l’instant, aucune réponse concrète ne lui est parvenue. Sur les réseaux, un commentaire résume l’inquiétude ambiante : « La prise en charge psychiatrique est comme le reste, ça va à vau-l’eau. »

« Pourquoi avoir sauvé mon enfant pour ensuite le laisser seul sans soins ? » La question de Nathalie reste, à ce jour, sans réponse du CHU de Toulouse. Un silence qui, pour cette mère, pèse presque autant que l’amputation elle-même.

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