« Un gros boum » : leur climatiseur mobile prend feu en pleine canicule et détruit tout l’appartement

La scène s’est produite en pleine vague de chaleur, dans un immeuble de Saintes, en Charente-Maritime. Un climatiseur mobile, poussé à plein régime pour lutter contre la canicule, a soudainement pris feu à l’intérieur d’un appartement du deuxième étage. Les occupantes ont bien tenté de sauver la situation en jetant l’appareil par la fenêtre. Ce qu’elles n’ont pas pu éviter, c’est la propagation express des flammes dans tout le logement.
Un dimanche de canicule qui vire au cauchemar à Saintes

Ce dimanche 28 juin 2026, la chaleur écrase la Charente-Maritime. Comme des milliers de foyers français, les habitantes de cet appartement de Saintes comptent sur leur climatiseur mobile pour tenir le coup. L’appareil tourne depuis des heures, sans interruption, pour compenser une chaleur qui ne redescend pas.
Ce type d’usage intensif n’est pas anodin. Les climatiseurs mobiles sont conçus pour un fonctionnement ponctuel, pas pour tourner en continu sur une journée entière de chaleur extrême. Une sollicitation excessive fragilise les composants internes, notamment électroniques, qui peinent à évacuer la chaleur qu’ils génèrent eux-mêmes.
C’est dans ce contexte que le drame se noue. Catie, une voisine mitoyenne de l’immeuble, raconte à BFMTV avoir entendu un gros boum avant de découvrir l’appareil au sol. Un autre riverain confirme : une fumée énorme et une odeur insupportable envahissent déjà les lieux. Cette même vague de chaleur a aussi provoqué d’autres situations critiques ces derniers jours dans la région.
Le réflexe de jeter l’appareil, insuffisant face aux flammes
Face à la fumée qui envahit le salon, les occupantes réagissent instinctivement. Elles saisissent le climatiseur mobile en feu et le balancent par la fenêtre du deuxième étage, espérant limiter la propagation de l’incendie à l’intérieur du logement.
Le geste, courageux, ne suffit malheureusement pas. Le feu s’est déjà propagé à l’intérieur de l’appartement avant même que l’appareil ne touche le sol. Les flammes gagnent rapidement les meubles et les cloisons, transformant en quelques minutes un salon en brasier incontrôlable.
Les secours, alertés en urgence, arrivent sur place et procèdent à l’évacuation de l’ensemble des résidents de l’immeuble. Aucun blessé n’est finalement à déplorer, un soulagement au vu de la rapidité avec laquelle le sinistre s’est déclaré. Le logement où tout a commencé, en revanche, est entièrement détruit par les flammes. Cet épisode rappelle d’autres accidents domestiques liés à des appareils électriques mal utilisés, ou encore ces drames domestiques récents qui ont marqué l’actualité.
Surchauffe et mauvais dimensionnement : ce que révèle un professionnel
Interrogé par nos confrères de BFMTV, Mali Sentiliano, gérant d’une entreprise spécialisée dans la climatisation, avance une explication technique précise. Selon lui, l’appareil était peut-être mal dimensionné par rapport à la pièce qu’il devait rafraîchir.
Concrètement, un climatiseur trop petit pour la surface à traiter tourne en permanence à plein régime sans jamais atteindre la température visée. Il surchauffe alors sans discontinuer, incapable d’évacuer correctement la chaleur qu’il produit lui-même. Les composants électroniques internes, soumis à cette contrainte constante, peuvent finir par s’embraser.
Le professionnel recommande donc de privilégier une climatisation fixe, mieux dimensionnée et plus sûre sur la durée. À défaut, il conseille de ne jamais faire fonctionner un appareil mobile pendant des heures sans interruption, et de le laisser refroidir régulièrement. Un conseil à méditer alors que les épisodes de forte chaleur se multiplient, et que d’autres accidents liés à des équipements sous tension ont déjà été recensés cet été.
Un « gros boum », une fumée âcre, un appartement réduit en cendres : la canicule a ses propres dangers domestiques, souvent sous-estimés. À l’heure où chacun cherche à se rafraîchir coûte que coûte, cet incident rappelle qu’un appareil mal utilisé peut transformer un geste anodin en catastrophe. Faut-il désormais se méfier autant de la chaleur que des solutions censées nous en protéger ?