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Une commerçante munie d’un bâton sort de sa boutique à Châtelet pour la défendre contre les pillards

Publié par Cassandre Jolivet le 19 Oct 2026 à 0:03

Une devanture, la nuit, des débris sur le trottoir. Et sur le seuil, une femme qui ne bouge pas. Selon Cerfia, une commerçante est sortie devant son magasin à Châtelet, un bâton à la main, pour le protéger des pillards, alors que de nouvelles violences étaient signalées en France. Une vidéo de 63 secondes montre la scène, et une phrase entendue dans les échanges change la lecture de ce face-à-face.

Image extraite de la vidéo publiée sur X par Cerfia

Un bâton sur le seuil, des cagoulés sur le trottoir

Le post de Cerfia, publié le 18 octobre 2026 à 21h41, relaie l’information sans préciser davantage son origine. On y voit une boutique dont l’enseigne porte le nom SHINZO, filmée de nuit. Le trottoir est jonché de débris.

Plusieurs personnes masquées ou encapuchonnées s’attroupent devant la devanture. Au milieu d’elles, la commerçante tient un long bâton, ou une barre, et reste sur le pas de la porte pour garder l’entrée.

Ces nouvelles violences font suite aux troubles d’octobre, dont le pillage de la rue Sainte-Catherine à Bordeaux a été l’un des épisodes. Mais ce que la caméra saisit à Châtelet prend une tournure inattendue, que le post publié par Cerfia permet de suivre en détail.

« Venez tous chez nous » : ce que dit la vidéo

Dans la séquence, un homme prend la parole pour calmer les personnes présentes. On l’entend répéter : « Rentrez, c’est bon. Allez, c’est bon, mon frère, c’est bon, venez tous chez nous. » Puis : « Mon frère, allez, c’est bon. »

Le ton est insistant, mais il invite les attroupés à s’éloigner et à passer leur chemin. La vidéo ne dit pas qui il est, et rien n’indique son lien avec la boutique.

Le résultat est visible à l’image : plusieurs individus cagoulés s’écartent, puis poursuivent leur route le long de la rue. Quelques personnes restent toutefois positionnées devant la devanture. On entend une dernière fois : « Allez, c’est bon, mon frère, passe. » Aucun bilan, aucune interpellation ni aucun dégât sur la boutique ne sont mentionnés dans le post.

Ce type d’images circule vite. Une autre photo issue des pillages du 17 octobre a déjà provoqué la colère des internautes.

Une femme, un bâton, un seuil : la boutique est restée debout le temps de cette séquence. Reste à savoir ce que la nuit réservait ailleurs. Pour une tout autre manière de voir une ville tenir debout, ces 2,5 millions de rivets qui retiennent la tour Eiffel cachent un chiffre encore plus fou.

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