Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Ils abandonnent deux enfants les yeux bandés en forêt, puis simulent la folie au tribunal : le récit glaçant

Publié par Cassandre le 26 Mai 2026 à 11:01
Chemin forestier isolé au Portugal avec un bandeau abandonné au sol

Deux garçons de 4 et 5 ans retrouvés seuls, en pleurs, les yeux bandés sur une route isolée du Portugal. Leur mère et son compagnon, eux, sirotaient tranquillement un café à des kilomètres de là. Mais le plus troublant n’est pas l’abandon lui-même. C’est ce que les policiers ont surpris dans la voiture, entre les deux suspects, juste avant leur passage devant le juge.

Deux enfants abandonnés les yeux bandés dans une forêt portugaise

Lundi 19 mai, un boulanger nommé Alexandre Quintas roule sur une route déserte reliant Alcácer do Sal à la station balnéaire de Comporta, dans le sud du Portugal. Il tombe sur deux petits garçons qui hurlent et pleurent, errant sans repère sur le bitume. Les enfants ont les yeux bandés. Ils croient jouer à un jeu.

Leur mère, Marine Rousseau, 41 ans, et son compagnon Marc Ballabriga, 55 ans, beau-père des enfants, les auraient conduits dans les bois avant de leur bander les yeux en prétextant une partie de cache-cache. Puis ils ont disparu, laissant les gamins livrés à eux-mêmes dans la végétation. Quintas, bouleversé, a depuis forgé un lien fort avec l’aîné, qu’il qualifie de petit héros pour avoir protégé son frère et cherché de l’aide. « J’espère qu’elle restera en prison de longues années », a-t-il confié au journal Correio da Manhã.

Arrêtés à la terrasse d’un café, « comme si de rien n’était »

Deux jours après les faits, les forces de l’ordre localisent le couple attablé à la terrasse d’un café de Fátima, près de Lisbonne. Pas de fuite, pas de panique. Les deux suspects sirotent leurs consommations depuis des heures, « parfaitement normaux » selon le porte-parole de la Garde nationale républicaine, le lieutenant-colonel Carlos Canatário. C’est une voisine intriguée par leur longue présence et leur conversation en français qui a alerté les autorités.

Jorge Lopes, le patron du café, n’en revient toujours pas. « Ils se comportaient comme si rien ne s’était passé. Ils n’avaient pas l’air nerveux. Quand je les ai vus aussi détendus face aux policiers, j’étais stupéfait. On aurait dit qu’ils n’avaient pas de sang dans les veines. » Rousseau et Ballabriga sont menottés sans résistance. Ils sont poursuivis pour abandon d’enfant et mise en danger de mineur. Ballabriga fait face à une charge supplémentaire d’agression aggravée.

À lire aussi

Façade du tribunal de Setúbal avec fourgon de police garé devant

Le pacte secret intercepté par un policier francophone

Comme dans un scénario de série noire, c’est un détail inattendu qui fait basculer l’affaire. Selon la chaîne publique RTP, un policier portugais parlant français a surpris une conversation entre les deux suspects pendant leur transfert au commissariat. Le couple aurait conclu un pacte : simuler la folie pour tenter d’échapper aux poursuites.

Le lendemain, lors de leur première comparution devant le juge d’instruction de Setúbal, la mise en scène se déploie. Marine Rousseau se met à chanter de l’opéra dans la salle d’audience. Marc Ballabriga hurle « Je t’aime » en français, puis lance un mystérieux « Portugal Armageddon » en quittant le tribunal menotté vers le fourgon de police. Spectacle grotesque, mais vain : le juge ne mord pas à l’hameçon. Il ordonne leur maintien en détention provisoire. Les deux garçons, eux, sont en bonne santé selon le ministère public portugais.

Des yeux bandés dans une forêt, un café bu sans remords, un pacte de folie simulée : cette affaire concentre tout ce qui glace le sang dans un fait divers. Une question reste ouverte, et elle est peut-être la plus vertigineuse de toutes : que comptaient-ils faire si personne n’avait trouvé ces enfants à temps ?

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *