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Gard : une fillette de 3 ans enlevée par son père près d’Uzès, un hélicoptère et des dizaines de gendarmes déployés

Publié par Cassandre le 02 Juin 2026 à 13:58
Rue calme d'un village du Gard avec véhicule de gendarmerie

Une petite fille de 3 ans, placée en famille d’accueil, a été emmenée par son père ce lundi matin près d’Uzès, dans le Gard. L’homme est parti avec elle sans aucune autorisation. Depuis, la gendarmerie a déployé un dispositif massif pour la retrouver — hélicoptère, brigades de recherche, quadrillage de plusieurs communes. Voici ce que l’on sait de cette affaire glaçante qui mobilise tout l’est du département.

Uzès, lundi matin : un père repart avec sa fille placée en famille d’accueil

Les faits se sont déroulés dans la matinée du lundi 1er juin 2026. Le père de la fillette s’est présenté à la famille d’accueil où l’enfant est hébergée, dans cette commune de 8 000 habitants située au nord de Nîmes. Il est reparti avec elle. Problème : il n’avait aucune autorisation pour le faire.

C’est une source proche de l’enquête qui a confirmé ce scénario à l’AFP. La section de recherche de Nîmes a immédiatement été saisie, en co-saisine avec la brigade de recherche de Bagnols-sur-Cèze. Une enquête pour « disparition inquiétante » a été ouverte dans la foulée. L’alerte n’a pas tardé à remonter, et comme dans d’autres affaires sensibles, la justice a réclamé la plus grande discrétion. Mais ce qui s’est passé ensuite montre l’ampleur de la mobilisation.

Hélicoptère, brigades au sol : le Gard sous tension

La réponse des autorités a été immédiate et massive. Depuis lundi matin, de nombreuses unités de gendarmerie ratissent la zone autour d’Uzès. Un hélicoptère survole le secteur. Les recherches se concentrent aussi du côté de Pont-Saint-Esprit, à une cinquantaine de kilomètres au nord, où la famille aurait des attaches.

Le quadrillage couvre donc une zone étendue de l’est du Gard. Les gendarmes explorent chaque piste, chaque lien familial, chaque adresse connue. Ce type de dispositif, déployé en urgence, rappelle que lorsqu’un enfant de cet âge disparaît, chaque heure compte. Contacté par Le Parisien, le tribunal judiciaire de Nîmes n’a pas souhaité commenter. Une source judiciaire a simplement indiqué à l’AFP que le parquet avait besoin d’enquêter sereinement. Un silence qui en dit long sur la gravité de la situation.

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Disparition inquiétante : pourquoi cette qualification change tout

Quand un drame implique un enfant, la terminologie juridique n’est jamais anodine. Ici, la qualification de « disparition inquiétante » n’est pas un hasard. Elle signifie que les enquêteurs estiment que l’enfant pourrait être en danger. Ce n’est pas un simple différend familial autour d’un droit de visite.

Concrètement, cette qualification permet de mobiliser des moyens exceptionnels : réquisitions téléphoniques, géolocalisation, diffusion de signalements à l’échelle nationale. Le fait que la fillette soit placée en famille d’accueil ajoute une couche de complexité. Le père n’avait vraisemblablement pas le droit de la prendre avec lui. L’enquête, pilotée depuis Nîmes, devra déterminer ses motivations exactes, sa destination et surtout l’état de santé de l’enfant. À l’heure où ces lignes sont écrites, ni la gendarmerie ni le parquet n’ont communiqué sur l’avancée des recherches.

Une fillette de 3 ans, un père en fuite, un département entier en alerte. L’est du Gard retient son souffle. Dans ce genre d’affaire, le dénouement se joue souvent dans les premières heures — et chaque minute de silence des autorités pèse un peu plus lourd. Si vous avez la moindre information, contactez la gendarmerie la plus proche.

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