Disparition de Lyhanna, 11 ans : le passé glaçant du suspect que personne n’avait signalé

Une collégienne de 11 ans volatilisée depuis vendredi. Une ville du Gers sous le choc. Et un suspect dont le casier judiciaire donne froid dans le dos. L’affaire Lyhanna prend un tournant sombre : une nouvelle plainte pour viol vient d’être déposée contre Jérôme B., déjà en détention provisoire. Voici ce que l’on sait à cette heure sur l’homme que la justice avait pourtant déjà croisé à trois reprises.
Fleurance sous le choc : une collégienne de 11 ans introuvable depuis vendredi
C’est à Fleurance, commune tranquille du Gers, que Lyhanna a été vue pour la dernière fois un vendredi. Depuis, aucun signe de vie. Les recherches mobilisent gendarmes, bénévoles et moyens aériens, mais la fillette reste introuvable.
Très vite, l’enquête s’oriente vers Jérôme B., un homme de 41 ans du secteur. Placé en détention provisoire dès le lundi suivant la disparition, il devient le suspect numéro un. Les enquêteurs épluchent son téléphone, ses déplacements, son entourage.
Ce qui remonte à la surface est accablant. Trois procédures antérieures pour viols ou agressions sexuelles figurent déjà dans son parcours judiciaire. Trois alertes. Trois occasions manquées de l’écarter. Le Gers retient son souffle, partagé entre colère et angoisse pour la petite Lyhanna.
Mais le pire restait encore à venir dans ce dossier déjà étouffant.
Une quatrième plainte pour viol déposée contre Jérôme B. : l’engrenage s’accélère
Comme si le tableau n’était pas assez noir, une nouvelle plainte a été déposée contre le suspect. Cette fois, il s’agit d’une affaire distincte de la disparition de Lyhanna. Les détails n’ont pas été rendus publics, mais la qualification retenue est sans ambiguïté : viol.
Quatre procédures au total désormais. Le profil de Jérôme B. dessine celui d’un prédateur récidiviste que le système judiciaire a vu passer sans jamais le neutraliser durablement. Comment un homme visé par trois procédures pour violences sexuelles a-t-il pu rester en liberté ?
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La question est sur toutes les lèvres à Fleurance. Elle résonne aussi au niveau national, où des affaires judiciaires troublantes alimentent régulièrement le débat sur le suivi des délinquants sexuels. Chaque heure qui passe sans nouvelles de Lyhanna rend la pression un peu plus insoutenable.
C’est dans ce contexte explosif que le gouvernement a décidé de réagir.

Laurent Nuñez ordonne une enquête : les « dysfonctionnements » dans le viseur de l’État
Au sommet de l’État, le dossier est remonté en urgence. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative portant sur d’éventuels dysfonctionnements liés aux antécédents du suspect.
En clair, le ministère veut savoir pourquoi un individu fiché pour des faits aussi graves circulait librement. Qui a failli dans la chaîne ? Les services de police, la justice, le suivi post-carcéral ? Les réponses tardent, mais la commande politique est claire : faire toute la lumière.
Pour les proches de Lyhanna, ces mots ne suffisent pas. Ce qu’ils veulent, c’est retrouver la fillette. Vivante. Les battues se poursuivent dans le Gers, les appels à témoins inondent les réseaux sociaux. Chaque minute compte. L’affaire est devenue un symbole national de ces failles qui coûtent parfois des vies.
La machine judiciaire tourne désormais à plein régime, mais une question reste en suspens : combien d’alertes faut-il ignorer avant qu’un drame devienne inévitable ?
Quatre procédures, une enfant disparue, un suspect sous les verrous et un système qui doit rendre des comptes. L’affaire Lyhanna ne fait que commencer. Si elle vous révolte autant qu’elle nous glace, parlez-en autour de vous — parce que l’oubli est la meilleure alliée de la récidive.