Assemblée nationale : une députée fait polémique en signant sa feuille de présence avant de repartir
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a déclenché une vive polémique à l’Assemblée nationale. Mathilde Hignet, députée LFI tout juste revenue de congé maternité, s’est filmée en train de signer sa feuille de présence avant de repartir sans siéger.
Un geste assumé par l’élue, qui dit vouloir mettre en lumière les difficultés du retour au travail pour les jeunes mères.
La vidéo d’une député fait polémique
Depuis le samedi 10 janvier, Mathilde Hignet est au cœur d’une controverse qui dépasse largement les rangs de La France insoumise.
La députée d’Ille-et-Vilaine, de retour de congé maternité, a publié une vidéo où on la voit arriver à l’Assemblée nationale avec son bébé, signer la feuille de présence en commission, puis quitter les lieux sans participer aux travaux.
Une séquence qui a rapidement fait réagir, certains y voyant un manque d’exemplarité, voire une entorse aux règles qui encadrent le travail parlementaire.
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Face caméra, l’élue assume pleinement son choix. Faute de solution de garde, elle explique avoir privilégié sa fille plutôt que de siéger.
« Comme je suis avec ma petite, je suis allée signer et je suis repartie, parce qu’en plus elle pleurait. Vous comprenez bien que je ne vais pas aller en commission avec la petite qui pleure », déclare-t-elle dans la vidéo, depuis supprimée.
Une justification qui ne convainc pas
On l’y voit ensuite récupérer des dossiers dans son bureau avant de se promener dans la cour du Palais-Bourbon, bébé en poussette, sous la neige.
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Des images qui ont largement circulé et provoqué une avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux.
Critiquée de toutes parts, Mathilde Hignet affirme que son message a été mal interprété. « Le message a été détourné de son but premier », déplore-t-elle, expliquant vouloir « rendre visible le difficile retour au travail des mères ».
Elle rappelle aussi son combat de longue date pour permettre aux députées devenues mères d’être remplacées temporairement par leur suppléant.
« Parvenir à faire modifier la Constitution est long. En attendant, je m’attache à faire évoluer les choses de l’intérieur à l’Assemblée » insiste-t-elle.
Une justification qui ne convainc pas tout le monde, alors que le règlement prévoit des sanctions financières en cas d’absences répétées en commission.