« Quelque chose a dû se passer dans sa tête » : ce père de famille disparaît d’un paquebot en pleine croisière anniversaire

Un paquebot au large du Pacifique, une famille en vacances, un anniversaire de mariage qui devait rester un souvenir heureux. C’est dans ce décor que Thomas Gigler, 56 ans, s’est volatilisé samedi 19 septembre, sous les yeux de centaines de passagers du Carnival Panorama. Aucun signe avant-coureur, aucune explication logique. Sa sœur, elle, avance une piste aussi troublante que fragile.
Un anniversaire de mariage qui tourne au cauchemar
Thomas Gigler voyageait avec son épouse Michelle, 48 ans, et leurs trois fils. Le couple s’apprêtait à célébrer quinze ans de mariage à bord du navire, en route entre Puerto Vallarta et le port de Long Beach, près de Los Angeles.
La famille résidait à Redlands, en Californie, à environ 64 miles à l’est de Los Angeles. Rien, dans le quotidien de cet homme, ne laissait présager un tel épisode : il avait passé les 24 années de sa carrière professionnelle au sein de la même entreprise, le géant du logiciel Esri.
C’est Michelle qui a donné l’alerte, contactant l’équipage après avoir constaté l’absence de son mari dans les premières heures de la matinée. Comme dans d’autres affaires où l’entourage cherche désespérément des réponses, à l’image de ce que traverse la sœur de l’entourage d’un adolescent pris dans une enquête similaire, la famille Gigler s’est retrouvée face à un mur d’incertitude.
Le personnel du Carnival Panorama a lancé une première annonce demandant à Thomas de se manifester vers 11 heures. Le message a été répété tout au long de l’après-midi, sans succès, dans une atmosphère qui rappelle à quel point une crise soudaine et inexpliquée peut bouleverser un quotidien en quelques heures.
Les images de vidéosurveillance livrent la vérité
À 15h30, les passagers ont été renvoyés dans leurs cabines pour permettre à l’équipage de mener une fouille méthodique du navire, pièce par pièce, avec vérification des identités. C’est cette procédure qui a révélé l’ampleur du drame.
En reprenant les caméras de sécurité, Carnival a confirmé que Thomas Gigler avait sauté depuis le 11e étage du paquebot, alors que le navire se trouvait près des côtes de la Basse-Californie. Un passager logé près de la cabine des Gigler a précisé que la famille occupait le deuxième niveau : l’homme aurait donc gravi neuf étages avant son geste.
Selon le Daily Mail, un autre voyageur affirme que Thomas lui avait évoqué, au bar du navire, des difficultés conjugales. Une version fermement contestée par sa proche famille, qui décrit un couple soudé jusqu’au bout, comme le montre une photo ressurgie de la fratrie prise au début de la pandémie de Covid-19, où la famille apparaît unie.
Face à ce genre de tragédies en mer, les enquêtes s’étendent souvent sur deux territoires à la fois, un peu comme dans certaines affaires judiciaires internationales qui rappellent celle d’une présentatrice condamnée à l’étranger : ici, ce sont les autorités américaines et mexicaines qui ont pris le relais de l’enquête.

La version de la sœur qui change tout le récit
C’est dans une interview accordée au Daily Mail le 22 septembre que Wendy Dowden, la sœur de Thomas, a livré sa version. Elle décrit un frère et une belle-sœur qui « s’entendaient très bien », balayant les rumeurs de dispute conjugale évoquées par le témoin du bar.
Selon elle, Thomas n’avait jamais connu de crise psychologique auparavant. Sa conclusion reste pourtant sans appel : « Nous pensons que quelque chose a dû se passer dans sa tête. Il n’était pas dans le bon état d’esprit pour faire ça. »
La Garde côtière mexicaine a déjà ratissé la zone concernée, rejointe par la Marine mexicaine et plusieurs navires commerciaux présents sur place. Le corps de Thomas Gigler n’a toujours pas été retrouvé, mais les autorités considèrent désormais l’issue comme fatale.
Carnival a indiqué avoir apporté son soutien à la famille durant cette épreuve, un geste que l’on retrouve aussi dans d’autres contextes de solidarité face au deuil. Une passagère, Misty Hernandez, a partagé sur Facebook une vidéo montrant les voyageurs réunis autour d’un mémorial improvisé, couvert de messages, de prières et d’hommages écrits à la main pour Thomas.
Un anniversaire de mariage devenu tragédie, une famille qui cherche encore des réponses, et une phrase qui résume tout : « quelque chose a dû se passer dans sa tête ». Reste une question que personne, à ce jour, ne peut trancher avec certitude.