« J’espère qu’on va retrouver mon fils vivant » : Tyméo, 5 ans, introuvable depuis 72 heures en Belgique

Un père de 29 ans et son fils de 5 ans ont disparu samedi en Belgique, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière française. Leur voiture a été retrouvée vide sur un parking. Plus de 72 heures après, personne n’a la moindre nouvelle.
La mère du petit garçon n’a pas dormi, ne mange plus. Une battue citoyenne a été lancée, et le propre frère du père a confié qu’il n’avait « plus trop d’espoir ». Voici ce que l’on sait de cette disparition qui glace la Belgique.
Tyméo et Bryan Brigou : un samedi ordinaire qui bascule à Onhaye
Tout avait pourtant commencé normalement. Bryan Brigou, 29 ans, devait se rendre à Charleroi avec son fils Tyméo pour un achat, ce samedi 27 juin. L’achat a bien été effectué. Bryan a même confirmé la chose par message à Tina, la mère de l’enfant, aux alentours de 14 heures.
Le père et le fils se sont ensuite rendus au club de football d’Onhaye, petite commune de la province de Namur, vers 15 heures. Et puis, plus rien. Le soir venu, quand Tina termine sa journée de travail, elle tente de joindre Bryan. Son message reste « non envoyé ». Le téléphone ne répond plus.
La jeune femme donne l’alerte dans la nuit, vers 3 heures du matin. Les heures qui suivent ne font qu’épaissir le mystère. Dès le lendemain, dimanche, la voiture de Bryan — une Golf 6 — est retrouvée vide, stationnée sur le parking du club de foot.
Ni le père ni l’enfant ne sont à proximité. La police fédérale belge et l’association Child Focus diffusent un avis de recherche. Onhaye se trouve à deux pas de la frontière française, ce qui complique encore les recherches.
Comment un père et son fils peuvent-ils s’évanouir entre un parking de club de foot et la fin d’après-midi ? C’est la question que tout le monde se pose, et les disparitions près de frontières rendent toujours les enquêteurs particulièrement nerveux.
« Je n’ai pas dormi, je n’arrive pas à manger » : l’appel déchirant de Tina
Tina n’a pas attendu que les autorités agissent seules. Dès lundi après-midi, la mère de Tyméo organise une battue citoyenne. Une cinquantaine de volontaires répondent présents pour ratisser les alentours d’Onhaye à la recherche du moindre indice.
Devant les caméras, ses mots sont ceux d’une mère au bord du gouffre : « J’espère qu’ils vont bien. Cela fait 48 heures que je suis sans nouvelles. Je n’ai pas dormi, je n’arrive pas à manger. J’espère qu’on va retrouver mon fils vivant. » Une supplique qui a fait le tour des médias belges et commence à résonner en France.
Le frère de Bryan, Simon, a lui aussi pris la parole. Son témoignage, recueilli par RTL Info, est d’une franchise glaçante : « Franchement, quand on voit la tournure que ça prend et connaissant mon frère, je n’ai plus trop d’espoir. J’en garde quand même un peu, mais… » Des mots suspendus, lourds de sous-entendus, qui laissent craindre le pire.
L’inquiétude est d’autant plus vive que personne ne comprend ce qui a pu se passer entre un enfant de 5 ans et un parking désert. Aucune piste officielle n’a filtré pour l’instant. Et chaque heure qui passe rend la situation un peu plus angoissante — quand un enfant est en danger, le temps est un ennemi implacable.

Signalement, description, numéros : comment aider à retrouver Tyméo
Quand un enfant disparaît, chaque détail compte. Tyméo est un petit garçon blond aux yeux bleus, mesurant 1,10 m. Le jour de sa disparition, il portait un T-shirt blanc et une casquette bleue à visière rouge. Son père Bryan a les cheveux et la barbe foncés, les yeux bruns. Il portait un jean bleu, un T-shirt blanc, une casquette noire et une chaîne argentée.
La police fédérale belge et Child Focus appellent toute personne ayant aperçu le père ou l’enfant à se manifester immédiatement. Le numéro à contacter est le +32 800 30 300 (Child Focus). Il est aussi possible d’écrire directement aux enquêteurs par mail à l’adresse avisderecherche@police.belgium.eu.
La proximité de la frontière française ajoute une dimension supplémentaire. Les départs en vacances battent leur plein en ce début juillet, et les routes entre la Belgique et le nord de la France sont très fréquentées. Un automobiliste, un vacancier, un passant pourrait détenir sans le savoir un élément décisif.
72 heures de silence. Une voiture vide. Un petit garçon blond quelque part dans la nature, peut-être de l’autre côté de la frontière. Si vous avez vu quoi que ce soit samedi après-midi du côté d’Onhaye ou sur les routes alentour, un seul geste peut tout changer.