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Il égorge sa petite amie, se fait passer pour elle par SMS puis quitte le pays

Publié par Cassandre le 20 Août 2026 à 18:11

Cinq mois de cavale, deux pays, et une usurpation d’identité glaçante par téléphone. L’histoire de Darwin David Espinal-Del-Cid ressemble à un scénario que personne n’aurait osé écrire.

Le 27 ans est accusé d’avoir tué sa petite amie de 23 ans avant de disparaître comme si de rien n’était. Retour sur une affaire qui a mobilisé la police américaine et le FBI pendant cinq mois.

Placard fermé dans une chambre sombre et silencieuse

Une dispute qui tourne au drame en pleine nuit

Le 6 mars dernier, Maria Bernarda Popol Garcia travaille comme serveuse dans un restaurant latino-américain de Telford, en Pennsylvanie. La jeune femme, originaire du Guatemala, confie à une collègue qu’elle prépare son déménagement.

Le soir même, vers minuit, tout bascule. Après une dispute éclatée dans un VTC, elle annonce à son petit ami qu’elle veut rompre, selon les explications du procureur du comté de Bucks, Joe Khan.

De retour dans leur appartement de North Main Street, où la jeune femme vient récupérer ses affaires, Darwin David Espinal-Del-Cid l’attaque au couteau et lui tranche la gorge. Il cache ensuite son corps dans un placard de la chambre.

Des voisins entendront une violente altercation provenant de l’appartement au petit matin, ce 7 mars. Personne, à cet instant, n’imagine encore l’ampleur du mensonge qui va suivre.

Il vole son téléphone et se fait passer pour elle

Après le meurtre, l’homme récupère le téléphone de sa victime ainsi que 400 dollars en liquide, selon un communiqué du comté de Bucks. Il prend alors la fuite, mais pas n’importe comment.

Grâce au téléphone de Maria Bernarda Popol Garcia, il écrit des SMS aux proches de la jeune femme en se faisant passer pour elle. Une manœuvre digne des affaires d’usurpation d’identité qui touchent de plus en plus de victimes aujourd’hui.

Ce stratagème lui permet de faire croire qu’elle est toujours en vie. Il obtient même des fonds pour financer son voyage, selon l’accusation portée par le procureur.

Le 9 mars, trois jours après le meurtre, Darwin David Espinal-Del-Cid quitte les États-Unis avec un aller simple pour le Honduras. Mais la supercherie ne va pas tenir bien longtemps.

Téléphone portable avec messages dans l'obscurité

La découverte macabre qui change tout

Le 13 mars, les parents de Maria Bernarda Popol Garcia, sans nouvelles de leur fille, signalent sa disparition à la police de Palisades Park, dans le New Jersey. Les forces de l’ordre se rendent alors à son domicile.

Elles découvrent son corps, enveloppé dans une couverture, caché sous un tas de vêtements. L’autopsie confirme qu’elle est morte de blessures causées par une arme blanche.

Cette découverte relance immédiatement les recherches vers le suspect en fuite. Une chasse à l’homme internationale s’engage, impliquant les autorités locales et le FBI.

Une arrestation cinq mois après le crime

Il faudra attendre le 17 août dernier pour que Darwin David Espinal-Del-Cid soit finalement interpellé. L’opération se déroule à Pespire, au Honduras, lors d’une intervention coordonnée entre policiers locaux et agents du FBI.

Le jeune homme est désormais détenu à Tegucigalpa, en attendant son extradition vers la Pennsylvanie. Ce type de fuite transfrontalière rappelle d’autres affaires où des suspects tentent d’échapper à la justice en changeant de pays.

Une fois extradé, il devra répondre de plusieurs charges : homicide criminel, possession d’une arme, vol par appropriation illégale, vol par tromperie et outrage à cadavre. Autant de chefs d’accusation qui pourraient lui coûter très cher devant les tribunaux américains.

« La disparition tragique d’une jeune femme à l’aube de sa vie adulte nous rappelle brutalement la nature souvent mortelle des violences conjugales », a déclaré Joe Khan lors de sa conférence de presse. Des propos qui résonnent alors que les violences conjugales restent un fléau majeur aux États-Unis, comme le montrent d’autres drames récents liés à ce contexte.

Silhouette dans un aéroport de nuit avant un vol

Un message clair envoyé aux fugitifs

Le procureur a tenu à insister sur un point précis lors de son intervention publique. « La distance n’offrira pas de refuge à ceux qui commettent des actes de violence dans notre communauté », a-t-il martelé.

« Nous restons implacables dans notre quête de justice pour Maria », a-t-il ajouté, saluant le travail conjoint des enquêteurs américains et honduriens. Une collaboration internationale qui a payé, cinq mois après les faits.

L’affaire illustre à quel point la fuite à l’étranger, même bien préparée, ne garantit plus l’impunité. Entre coopération policière renforcée et traçabilité numérique, les frontières offrent de moins en moins de refuge aux auteurs de crimes graves.

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