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Une fausse escorte roumaine et son petit ami risquent la prison pour avoir tué un chasseur de gros gibier et un riche homme d’affaires avec la drogue du viol lors d’une escroquerie sexuelle

Publié par Cassandre le 14 Août 2026 à 8:57
« Vous auriez pu juste prendre l'argent » : le fils d'une victime accuse les tueurs à la GBL

Un verre de vin, une rencontre organisée sur internet, et une nuit dont personne ne devait se réveiller normalement. Au Royaume-Uni, un couple de Roumains a été condamné à 17 ans de prison pour avoir drogué et dépouillé plusieurs hommes, causant la mort de deux d’entre eux. Mais c’est la parole d’un enfant de 9 ans, adressée directement aux coupables, qui a glacé toute la salle d’audience.

Une arnaque à l’escort qui a coûté la vie à deux hommes

Tout commence par une mise en scène digne d’un piège classique. Adina Mihai, 31 ans, se fait passer pour une travailleuse du sexe sur internet pour s’introduire chez des hommes seuls et aisés. Entre juillet 2024 et juillet 2025, elle cible plusieurs victimes dans le Gloucestershire et l’Oxfordshire, en Angleterre.

Son mode opératoire ne varie jamais. Une fois entrée dans la maison de sa victime, elle verse du GBL, un puissant sédatif, dans un verre de vin. L’homme perd connaissance, parfois pour ne plus jamais se réveiller.

C’est exactement ce qui arrive à Malcolm King, 80 ans, chasseur de gros gibier multimillionnaire retrouvé mort à son domicile du Cotswolds en août 2024, retrouvé par sa gouvernante le lendemain matin avec une bouteille de vin vide et deux verres sur la table.

Une fois la victime inconsciente, Mihai fait entrer son compagnon Madalin Dumitru, 30 ans, qui attend dehors. Le couple fouille alors la maison et emporte bijoux et objets de valeur, comme le raconte cette enquête glaçante révélée au procès d’Oxford.

La nuit fatale de Gary Mouat, chef d’entreprise de 36 ans

En juillet 2025, c’est au tour de Gary Mouat, 36 ans, entrepreneur prospère dans le vitrage à Banbury, dans l’Oxfordshire. Sa femme et son fils sont absents ce soir-là. Mihai s’introduit chez lui entre le 12 et le 13 juillet, glisse le sédatif dans son verre, puis attend qu’il sombre.

Le lendemain, un autre homme contacté par Mihai l’accuse par message d’avoir volé sa montre, preuve que le manège se répète ailleurs. Gary Mouat, lui, ne se réveillera jamais. Deux autres hommes ont également reçu la substance mais ont survécu, échappant de justesse au même destin funeste que celui documenté dans cette autre affaire tragique traitée récemment.

Le 31 juillet 2025, alors que Mihai s’apprête à recommencer chez une troisième victime, la police intercepte la voiture du couple. Ils sont arrêtés pour le meurtre de Gary Mouat et conspiration en vue de vol. Le 24 juin 2026, ils plaident coupables de deux homicides involontaires et d’administration de substances toxiques à deux autres hommes, évitant ainsi un procès complet devant la Oxford Crown Court.

« Vous auriez pu juste prendre l'argent » : le fils d'une victime accuse les tueurs à la GBL

« Pourquoi n’avez-vous pas juste pris l’argent ? » : le fils de 9 ans face aux tueurs

C’est ce moment précis du procès qui a marqué les esprits jeudi. Le fils de Gary Mouat, Alfie, 9 ans, a fait lire une déclaration préenregistrée devant le tribunal. Ses mots, simples et directs, ont résonné bien plus fort que n’importe quel réquisitoire.

« Mon père était drôle, un peu fou, aimant, et un vrai farceur, on se faisait toujours des blagues », a-t-il confié. « Pourquoi avez-vous dû tuer mon papa ? Vous auriez pu juste prendre l’argent, il était vraiment gentil, il vous l’aurait donné. »

L’enfant a ensuite énuméré tout ce que la mort de son père lui a volé : les matchs de football qu’ils ne regarderont jamais ensemble, la première bière qu’il ne partagera jamais avec lui, tous les projets réduits à néant. « Vous avez détruit ma vie et tous les plans qu’on avait de faire des choses ensemble », a-t-il ajouté, avant de conclure qu’il ne l’oublierait jamais et espérait le rendre fier.

La juge Mrs Justice Brunner a été tout aussi cinglante en prononçant la peine. Elle a rappelé que le GBL, substance extrêmement toxique, présentait un risque connu et évident de blessure grave ou de mort. Le procureur Julian Evans KC a précisé que le couple n’avait pas cherché à tuer, mais comptait sur la honte des victimes, persuadées d’avoir accepté une rencontre tarifée, pour qu’elles ne portent jamais plainte.

Deux morts, deux survivants marqués à vie, et la voix d’un enfant de 9 ans qui restera sans doute la phrase la plus lourde de tout ce procès. Une question simple, presque naïve, qui résume à elle seule l’absurdité totale de ce double drame : pourquoi tuer, quand il suffisait de demander ?

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