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« Dis adieu à tes enfants ! » : une mère de 22 ans égorge ses filles de 5 mois et 3 ans

Publié par Cassandre le 13 Août 2026 à 13:28
Voiture de police devant une maison la nuit

Une dispute de couple, un soir d’été, dans une petite ville tranquille du Dakota du Nord. Rien ne laissait présager le pire pour cette famille en instance de séparation. Et pourtant, ce qui s’est passé derrière la porte close de cette maison va bouleverser toute une communauté.

Une soirée qui bascule dans l’horreur à Mandan

Le 6 août 2026, dans une maison de South Frontier Trail, à Mandan, une dispute familiale ordinaire tourne au cauchemar. Ce soir-là, Kailey Erhart, 22 ans, se trouve chez elle avec ses trois enfants âgés de 5 mois, 1 an et 3 ans, son compagnon dont elle se sépare, et la grand-mère des petits.

Selon l’affidavit consulté par la police de Mandan, la situation dégénère rapidement. La jeune femme brandit d’abord un couteau de cuisine contre son compagnon et la grand-mère, les forçant à quitter le domicile. Une scène glaçante qui rappelle à quel point une dispute peut échapper à tout contrôle en quelques minutes.

Le père parvient à lui arracher un pistolet, le démonte et disperse les pièces avant d’être lui-même enfermé dehors. C’est à cet instant précis qu’il filme, sans le savoir, les dernières minutes avant l’irréparable, un document qui deviendra central dans l’enquête menée par les autorités locales.

« Dis adieu à tes enfants ! » : la phrase qui glace le sang

Sur la vidéo saisie par les enquêteurs, on voit Kailey Erhart porter l’un de ses enfants tout en tenant une arme de poing. Elle crie alors à son compagnon cette phrase désormais tristement célèbre : « Dis adieu à tes enfants ! » L’homme, resté dehors, appelle immédiatement les secours devant la maison verrouillée.

Quand les policiers parviennent enfin à entrer, ils découvrent la jeune mère dans la cuisine, couverte de sang, un couteau posé contre sa propre gorge. Elle lâche l’arme et supplie les agents de la tuer, selon les documents officiels rapportés par Valley News Live.

En suivant des traces de sang jusqu’à une chambre, les fonctionnaires font une découverte terrible : les trois enfants sont étendus sur un lit, blessés au cou. Les deux fillettes, âgées de 5 mois et 3 ans, sont transportées en urgence vers le St. Alexius Medical Center et Sanford Health, où elles meurent.

Leur petit frère d’un an, opéré en urgence, survit de justesse. Interrogée, la jeune mère dit se souvenir du couteau et des enfants sur le lit, mais affirme ne se rappeler de rien d’autre.

Visage de femme bouleversée dans la pénombre

Des alertes ignorées et une caution de 3 millions de dollars

Ce drame ne surgit pas de nulle part. Le père avait pourtant signalé aux services de santé mentale que sa compagne menaçait à plusieurs reprises de s’en prendre à elle-même et à leurs enfants. Ces alertes psychiatriques avaient été transmises aux services de protection de l’enfance, selon les documents cités par la police de Mandan.

Dans les 12 à 18 mois précédant le drame, Kailey Erhart avait été internée en établissement psychiatrique. Elle en était ressortie avec un traitement et, surtout, l’autorisation de continuer à s’occuper de ses enfants. Un détail qui interroge aujourd’hui sur les failles du suivi médical mis en place.

Sur le plan judiciaire, la jeune femme fait désormais face à neuf chefs d’accusation, dont deux meurtres, une tentative de meurtre et un délit de violence conjugale. Sa caution a été fixée à 3 millions de dollars, soit environ 2,7 millions d’euros. Elle doit comparaître le 6 octobre en audience préliminaire.

Pendant ce temps, la grand-mère des enfants a lancé une cagnotte GoFundMe pour soutenir son fils et le petit garçon survivant, déjà créditée de 27 000 dollars le 10 août.

Derrière les chiffres et les chefs d’accusation, une phrase continue de hanter Mandan. Un père reste sans ses filles, un petit garçon grandira avec les cicatrices de cette nuit, et une communauté entière cherche encore à comprendre comment autant d’alertes ont pu rester lettre morte.

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