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Un enfant de 10 ans trouve une arme cachée sous un matelas et tue un bébé de 7 mois dans le Missouri

Publié par Cassandre le 02 Juil 2026 à 9:05
Chambre sombre avec matelas soulevé dans pénombre

Un bébé de sept mois est mort, tué par balle à la tête. Le tireur présumé a 10 ans. L’arme appartenait au père de la victime, un jeune homme de 19 ans qui l’avait rangée sous un matelas.

Ce drame survenu vendredi 26 juin à Saint-Louis, dans le Missouri, relance le débat sur l’accès des enfants aux armes à feu aux États-Unis. Voici ce que l’on sait de cette affaire glaçante.

Un appel au 911 et un bébé retrouvé blessé par balle à Saint-Louis

Les faits se sont produits aux alentours de 16 heures dans une maison de Saint-Louis. La police locale a été alertée par un appel d’urgence. Sur place, les agents ont découvert une petite fille de sept mois, touchée par balle à la tête.

L’enfant a été transportée en urgence à l’hôpital. Malgré les soins prodigués par les médecins, elle a succombé à ses blessures. Un drame qui rappelle d’autres affaires impliquant de très jeunes victimes.

Très vite, les enquêteurs ont identifié le suspect : un garçon de 10 ans présent dans la maison au moment du tir. Un autre enfant, âgé de 7 ans, se trouvait également sur les lieux. Les circonstances exactes du coup de feu font encore l’objet d’investigations.

Selon les documents judiciaires consultés par USA Today, le garçon connaissait l’emplacement de l’arme à feu. Il a même déclaré l’avoir déjà prise en main et manipulée à plusieurs reprises dans le passé. L’arme lui était, selon ses propres mots, accessible depuis une période prolongée.

Comment un enfant de cet âge a-t-il pu accéder aussi facilement à une arme chargée ? La réponse est aussi simple que terrifiante.

L’arme était cachée sous un matelas par le père de 19 ans

Le père de la victime, un homme de 19 ans, a été interpellé dans la foulée. En garde à vue, il a reconnu avoir « sciemment entreposé une arme à feu sous un matelas dans une chambre de la maison ». Pas de coffre-fort, pas de verrou, pas de cran de sûreté mentionné.

Un matelas. C’est tout ce qui séparait une arme chargée des mains d’enfants. Le chef de la police de Saint-Louis, Robert J. Tracy, n’a pas caché son émotion lors d’une conférence de presse. « Cela vous brise le cœur de voir une telle chose », a-t-il déclaré.

Il a ajouté : « Cette arme à feu, qui était accessible, n’aurait jamais dû se trouver entre les mains de cette personne. » Une phrase lourde de sens quand on sait que les drames évitables liés aux armes non sécurisées se multiplient aux États-Unis.

Les liens exacts entre l’enfant de 10 ans et le père de la victime n’ont pas encore été précisés par les autorités. Ce que l’on sait, c’est que les deux se trouvaient sous le même toit ce vendredi après-midi, avec au moins deux autres enfants présents dans la maison.

Et désormais, les deux sont inculpés. Mais pas pour les mêmes chefs d’accusation.

Officier de police ému lors d'une conférence de presse

Meurtre au premier degré pour un enfant de 10 ans : les charges qui pèsent sur les deux suspects

Les affaires impliquant des mineurs comme auteurs présumés sont rares, mais celle-ci franchit un cap. Le garçon de 10 ans est accusé de meurtre au premier degré. Il sera déféré devant un tribunal pour mineurs.

Le père de la victime, lui, fait face à plusieurs chefs d’accusation : meurtre au deuxième degré et mise en danger d’un enfant. Son audience préliminaire est fixée au 28 juillet. La justice américaine considère que sa négligence dans le stockage de l’arme a directement contribué à la mort de sa propre fille.

La police de Saint-Louis a lancé un appel à témoins pour recueillir davantage d’informations. Les enquêteurs cherchent à reconstituer précisément la chronologie des événements et à comprendre les circonstances exactes dans lesquelles le garçon a saisi l’arme.

Aux États-Unis, selon les données fédérales, les armes à feu sont devenues la première cause de décès chez les enfants et adolescents. Chaque semaine, des drames similaires défrayent la chronique sans que la législation ne change fondamentalement.

Un matelas, une arme, deux enfants, un bébé mort. Il est difficile de résumer plus crûment la tragédie du stockage irresponsable d’armes dans un foyer où vivent des enfants. Et pendant que les débats législatifs stagnent, les faits divers, eux, ne s’arrêtent pas.

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