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Viols et tortures sur un bébé de 18 mois : 33 pédocriminels arrêtés simultanément dans toute la France

Publié par Cassandre le 25 Juin 2026 à 7:21

En deux jours, 33 individus ont été interpellés aux quatre coins de la France. Leur point commun : ils avaient tous téléchargé l’une des vidéos pédocriminelles les plus violentes jamais produites. Parmi les victimes, un bébé de 18 mois.

Une opération coordonnée dans six départements

Entre le mardi 23 et le mercredi 24 juin, l’Office des mineurs de la police judiciaire (Ofmin) a frappé simultanément dans plusieurs régions françaises. Trente-trois personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue, comme l’ont révélé Le Parisien et RTL.

Opération policière à l'aube dans un quartier résidentiel français

Les suspects viennent du Nord, du Haut-Rhin, de l’Ain, de Charente-Maritime, de la Drôme et du Calvados. Six départements, aucun lien apparent entre les individus. Seule connexion : un fichier vidéo que tous avaient en leur possession.

Les faits reprochés sont la détention, la diffusion et la consultation habituelle de contenus pédopornographiques. Chacun des 33 suspects encourt cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Ce qui rend cette opération particulière, ce n’est pas seulement son ampleur. C’est la nature du contenu que ces individus recherchaient activement.

« Daisy’s Destruction » : la vidéo qui hante le darkweb depuis 2012

La vidéo s’appelle Daisy’s Destruction. « Daisy » est le prénom d’emprunt donné à la plus jeune victime, une petite fille de 18 mois. Le contenu met en scène des viols et des actes de torture sur cette enfant, ainsi que sur deux fillettes de 11 et 12 ans.

Analyste en criminalistique numérique examinant un écran dans un laboratoire

Ce fichier a été produit en 2012 aux Philippines. Depuis, il ressurgit régulièrement sur les plateformes du darkweb, partagé et rediffusé par des réseaux pédocriminels à travers le monde. Il est considéré par les enquêteurs comme l’un des contenus les plus violents jamais documentés dans ce domaine.

C’est précisément en surveillant les Français qui téléchargeaient cette vidéo que l’Ofmin a pu identifier les 33 profils interpellés. Un travail de renseignement numérique de longue haleine, mené dans l’ombre, qui a abouti à cette vague d’arrestations coordonnée. Mais le profil des suspects réserve aussi des surprises.

Des récidivistes, mais pas seulement

Parmi les 33 personnes arrêtées, certaines étaient déjà connues des services judiciaires. Des récidivistes, déjà condamnés pour des faits de pédocriminalité, qui avaient replongé malgré un passage devant la justice.

Mais d’autres suspects sont de parfaits inconnus. Aucun antécédent, aucun signalement préalable. Des profils qui n’avaient jamais été détectés par les radars de la police. C’est l’un des aspects les plus troublants de cette affaire : la banalité apparente de certains mis en cause.

Ce constat rejoint d’autres affaires récentes. En France, une infirmière avait été radiée après avoir diffusé des vidéos de nourrissons. Un patron de la cybersécurité avait été interpellé alors qu’il devait voyager avec le président de la République. La pédocriminalité ne connaît ni profil type, ni milieu social.

L’affaire rappelle aussi le cas de cet influenceur TikTok dont la compagne avait découvert des contenus pédopornographiques dans son téléphone. Ou encore les révélations de l’affaire Lyhanna, où des signalements avaient été ignorés pendant des mois. La question de la détection reste centrale.

Peter Scully, le bourreau condamné à perpétuité

Derrière la vidéo Daisy’s Destruction, il y a un homme. L’Australien Peter Scully, aujourd’hui âgé de 62 ans, a été condamné il y a une dizaine d’années à la réclusion à perpétuité. Les charges retenues contre lui : trafic d’êtres humains et viols sur mineures.

Intérieur d'un tribunal aux Philippines avec menottes sur le banc des accusés

Scully opérait depuis les Philippines, où il avait mis en place un véritable réseau d’exploitation d’enfants. Il filmait les sévices et vendait les vidéos sur le darkweb à des acheteurs du monde entier. Son arrestation en 2015 avait été qualifiée de « plus grande affaire de pédocriminalité en ligne » par les autorités philippines.

Mais sa condamnation n’a pas fait disparaître les contenus qu’il avait produits. Plus de dix ans après, ces vidéos continuent de circuler et de trouver de nouveaux consommateurs. C’est tout le paradoxe de la lutte contre la pédocriminalité en ligne : même quand le producteur est derrière les barreaux, le contenu, lui, ne meurt jamais.

La traque numérique, arme principale de l’Ofmin

L’opération du 23-24 juin illustre une méthode de plus en plus utilisée par les enquêteurs français. Plutôt que de chercher les producteurs de contenus, souvent basés à l’étranger, l’Ofmin cible les consommateurs sur le territoire national. En surveillant qui télécharge quoi, les agents remontent jusqu’aux adresses IP françaises.

Cette approche a déjà fait ses preuves dans d’autres dossiers. L’affaire Lyhanna avait montré que les États-Unis avaient transmis des signalements à la France, sans que la justice soit immédiatement saisie. Depuis, les protocoles ont été renforcés.

Certains élus réclament des mesures encore plus radicales. Sarah Knafo milite pour qu’un fichier des délinquants sexuels soit accessible aux parents. Aux États-Unis, l’Idaho a voté une loi prévoyant le peloton d’exécution pour les violeurs d’enfants de moins de 12 ans.

En France, les cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende prévus par la loi pour détention de contenus pédopornographiques apparaissent dérisoires aux yeux de nombreuses associations. Surtout quand on sait que parmi les 33 interpellés, certains avaient déjà été condamnés et étaient passés entre les mailles du filet judiciaire.

Une chose est certaine : tant que des vidéos comme Daisy’s Destruction continueront de circuler, le travail de l’Ofmin sera loin d’être terminé.

1 commentaire

  • u
    un vrai belge
    25/06/2026 à 09:17
    Pas de pitié avec ce genre de personne. Une seule chose a faire, les castrés non pas de manière chimique mais bien en coupant leurs éléments reproducteurs masculins. Ces personnes ne méritent pas de vivre, remettez en vigueur la peine de mort et surtout pas de pitié pour eux.

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