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350 000 abonnés sur TikTok : sa copine découvre que cet influenceur « looksmaxxing » avait des contenus pédopornographiques dans son téléphone

Publié par Cassandre le 09 Mai 2026 à 9:42
350 000 abonnés sur TikTok : sa copine découvre le secret de cet influenceur « looksmaxxing » en fouillant son téléphone

Il avait 350 000 abonnés sur TikTok et donnait des conseils pour « améliorer son apparence ». Mais derrière l’écran lisse de Mason Hull, 18 ans, se cachait un tout autre visage. C’est sa propre petite amie qui a mis au jour l’horreur, en pleine nuit, en fouillant son téléphone pendant qu’il dormait. Ce qu’elle a trouvé a immédiatement fait basculer la vie de l’influenceur floridien.

Un doute banal, une découverte glaçante

L’histoire commence de la manière la plus banale qui soit. Le 30 avril dernier, la copine de Mason Hull soupçonne l’influenceur de la tromper. Pendant qu’il dort, elle attrape son téléphone et commence à fouiller ses messages sur Telegram. Ce genre de scénario, des millions de couples le vivent. Sauf que cette fois, ce n’est pas une conversation avec une autre fille qu’elle découvre.

Smartphone posé sur un lit avec l'application Telegram ouverte

Selon un affidavit obtenu par Fox 13 Tampa Bay, la jeune femme tombe sur un stock d’images et de vidéos montrant des adolescentes — certaines âgées de seulement 8 ans. Des contenus pédopornographiques, stockés directement dans le téléphone de celui qui se présentait comme un coach en apparence physique pour jeunes hommes.

Sans hésiter, elle appelle les adjoints du shérif du comté de Sarasota. À leur arrivée, les enquêteurs découvrent non seulement les fichiers, mais aussi des liens vers des sites utilisés pour accéder à du matériel d’abus sexuel sur mineurs, ainsi que des échanges de messages évoquant des paiements pour obtenir ces fichiers. L’affaire n’a rien d’un accident de navigation. Comme dans d’autres affaires récentes de pédopornographie, c’est un réseau organisé qui se dessine derrière l’écran.

« Je voulais essayer quelque chose de nouveau »

Face aux enquêteurs, Mason Hull ne nie pas. Mais sa ligne de défense laisse sans voix. Selon l’affidavit rapporté par WFLA, l’influenceur de 18 ans aurait déclaré avoir utilisé Telegram pour accéder à ces contenus parce qu’il voulait « essayer quelque chose de nouveau » (« try something new »).

Bureau du shérif du comté de Sarasota en Floride

Une phrase qui résume à elle seule le décalage entre l’image publique du personnage — un jeune homme souriant qui donne des astuces beauté — et la réalité de ce que contenait son téléphone. Les fichiers retrouvés montrent des filles âgées de 8 à 15 ans, selon le communiqué du bureau du shérif de Sarasota.

Le terme « essayer quelque chose de nouveau » pour désigner la consultation de contenus pédocriminels a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux américains. Mais au-delà de l’indignation, c’est la mécanique d’accès qui interpelle : Telegram, des liens spécialisés, des transactions financières. Hull n’était pas un simple spectateur passif.

Le « looksmaxxing » : cette tendance TikTok qui attire des millions de jeunes

Pour comprendre l’ampleur du choc, il faut saisir qui était Mason Hull dans l’écosystème TikTok. Avec environ 350 000 abonnés, il s’était fait un nom dans la communauté du looksmaxxing. Ce mouvement, né dans les entrailles d’internet, consiste à pousser l’amélioration de son apparence physique à l’extrême.

On parle de routines de soin obsessionnelles, de techniques de posture pour modifier la mâchoire (le fameux « mewing »), et parfois même de recours à la chirurgie esthétique — le tout chez des jeunes hommes souvent âgés de 14 à 25 ans. Hull produisait du contenu autour de ces pratiques, se positionnant comme un modèle à suivre pour son audience.

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Le contraste entre cette image de « coach en glow-up » et les 15 chefs d’accusation de possession de matériel d’abus sexuel sur mineurs est vertigineux. Et il pose une question que beaucoup de parents se posent déjà : qui se cache vraiment derrière les influenceurs que suivent leurs enfants ? Ce n’est pas la première fois qu’un créateur de contenu à large audience se retrouve rattrapé par la justice.

15 chefs d’accusation et une caution à six chiffres

Mason Hull fait désormais face à 15 chefs d’accusation pour possession de matériel d’abus sexuel sur mineurs. Il reste en détention dans le comté de Sarasota avec une caution fixée à 112 500 dollars, soit environ 105 000 euros.

Marteau de juge dans un tribunal américain

Même s’il parvenait à réunir cette somme, un juge a d’ores et déjà posé des conditions strictes : interdiction totale d’utiliser les réseaux sociaux et interdiction d’accéder à internet. Pour un influenceur dont toute l’existence publique repose sur TikTok, c’est une mort numérique immédiate.

Le bureau du shérif de Sarasota a souligné que cette enquête illustrait son « engagement à protéger les enfants et à poursuivre agressivement ceux qui les exploitent ». Une formule institutionnelle, certes, mais qui prend un relief particulier quand le suspect est un visage connu de la génération TikTok. L’affaire rappelle d’ailleurs d’autres dérives d’influenceurs ayant mené à des gardes à vue retentissantes.

Quand la copine devient lanceuse d’alerte

L’ironie amère de cette affaire, c’est que sans la jalousie de sa petite amie, Mason Hull serait probablement encore en train de poster des vidéos de « jawline exercises » pour ses centaines de milliers d’abonnés. C’est un geste intime — fouiller le téléphone de son copain — qui a déclenché une enquête criminelle.

La jeune femme n’a pas hésité une seconde. En découvrant les images, elle a immédiatement contacté les forces de l’ordre. Pas de confrontation privée, pas de tentative de régler ça « entre eux ». Un appel direct au shérif. Ce réflexe a permis aux enquêteurs d’accéder au téléphone avant que Hull ne puisse effacer quoi que ce soit.

Dans un monde où les créateurs de contenu accumulent influence et impunité perçue, cette affaire envoie un signal clair. Les 350 000 abonnés de Hull regardaient un jeune homme qui semblait maîtriser les codes de la séduction et de l’apparence. Derrière ce vernis, il collectionnait des images d’enfants. Le monde des influenceurs sous les verrous ne cesse de s’allonger, et cette affaire floridienne en est le dernier chapitre en date.

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