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Prof d’informatique, mère de 4 enfants, 6 jours en cellule : elle jure qu’elle était là « pour faire la fête »

Publié par Cassandre Jolivet le 25 Oct 2026 à 15:22
Femme inquiète dans un couloir d'hôtel faiblement éclairé

Une prof d’informatique de collège, mère célibataire de quatre enfants, se retrouve derrière les barreaux après une nuit dans un casino du New Jersey. Aujourd’hui licenciée, elle affirme qu’elle n’était pas là pour ce que la police lui reproche. Entre la version du plaignant et celle de sa défense, le fossé est immense, et un détail de la plainte change la lecture de toute la soirée.

Une nuit à Atlantic City qui vire au dossier pénal

Tout commence le 9 octobre, au bar de l’hôtel Caesar’s Atlantic City. Un homme, dont l’identité n’est pas révélée, y croise deux femmes du comté de Cape May : Amanda Crafts, 35 ans, et Veda Engel, 23 ans.

Selon la plainte pénale obtenue par le New York Post, il échange son numéro avec Engel. Elle le rappelle ensuite pour l’inviter dans une chambre du Harrah’s Resort.

Jusque-là, rien que de très banal dans une ville de casinos. Mais c’est ce qui se serait passé derrière la porte de cette chambre qui a mené à une arrestation, puis à un licenciement.

Car Amanda Crafts n’est pas une inconnue pour les familles de sa commune. Elle enseigne, ou plutôt enseignait, depuis 2016 au collège de Middle Township, toujours selon son profil LinkedIn.

Comment une enseignante installée depuis près de dix ans en est-elle arrivée là ? La version de l’accusation est très précise.

Ce que le plaignant raconte aux policiers

Selon la plainte, le plaignant affirme qu’à son arrivée, les deux femmes l’auraient déshabillé. Crafts l’aurait ensuite maintenu au sol pendant qu’Engel pratiquait un acte sexuel.

Puis Engel se serait arrêtée net. D’après le site local Breaking AC, elle aurait lancé : « That’s what you get for your $1,250 », soit « voilà ce que vous obtenez pour vos 1 250 dollars ».

La suite, toujours selon l’homme, ressemble à un scénario de film. Crafts, qui pèse 180 livres, aurait continué à le bloquer. Engel aurait alors approché l’iPhone de son visage pour déverrouiller l’appareil par reconnaissance faciale.

Elle aurait ensuite ouvert Apple Pay et effectué quatre virements vers son propre compte, pour un total de 1 250 dollars. C’est ce que rapporte la plainte, et ce ne sont, à ce stade, que des allégations.

Dans des affaires de prostitution aux contours très différents, la justice exige des preuves solides. Ici, tout repose pour l’instant sur la parole du plaignant.

Mais l’avocate… pardon, l’avocat de Crafts raconte une tout autre soirée. Et son récit explique pourquoi l’appel à la police aurait eu lieu.

« Strictement pour faire la fête » : la défense d’Amanda Crafts

Porte de chambre d'hôtel entrouverte et téléphone posé

Pour son avocat, Charles Peruto Jr., sa cliente n’a rien à voir avec un quelconque vol. Elle n’aurait retenu personne et ignorait totalement qu’une activité de prostitution était en cours.

Selon lui, Crafts a rencontré Engel et le plaignant le soir même au Caesar’s. Elle pensait simplement prolonger la fête au Harrah’s.

« Elle était dans la pièce, voulait partir et n’a même pas compris qu’il s’agissait de prostitution », a-t-il déclaré au Post. Il ajoute qu’elle est « mortifiée ».

Autre élément de sa version : l’homme aurait appelé la police seulement après que la séance s’est terminée trop tôt. Engel y aurait mis fin, furieuse, alors qu’il avait payé pour une heure.

« Peut-être que la prostituée a profité de lui, mais ma cliente n’avait rien à voir avec ça », a insisté l’avocat.

Lors d’une audience en visioconférence le 10 octobre, Crafts a elle-même plaidé devant le juge Timothy Maguire : « Je n’ai jamais été en prison. Je n’ai jamais été arrêtée. J’étais au mauvais endroit au mauvais moment. »

Licenciée, libérée, pas encore jugée

Les deux femmes ont passé six jours au centre de détention du comté d’Atlantic, avant d’être libérées le 15 octobre, selon les registres de l’État.

Le 19 octobre, l’établissement a informé les familles et le personnel, dans une lettre, que Crafts ne faisait « plus partie du personnel du district ». La surintendante Stephanie DeRose y écrit que « la sécurité et le bien-être de nos élèves restent notre priorité absolue ».

Le cas d’Engel est un peu différent : Breaking AC rapporte qu’elle avait déjà été poursuivie en décembre 2025. Elle aurait proposé un acte sexuel contre 1 000 dollars à un détective infiltré de la police d’État, au casino Borgata. Elle avait reçu une simple citation à payer.

Les écoles vivent régulièrement des affaires qui bousculent la confiance, comme celle d’une professeure agressée à Nantes. Ici, la question est différente : un employeur peut-il se séparer d’un salarié avant tout procès ?

À ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée, et la présomption d’innocence s’applique à Amanda Crafts comme à Veda Engel. Reste à savoir qui, de la version du plaignant ou de celle de la défense, résistera à l’examen d’un tribunal. Le climat actuel autour de l’école rend chaque affaire impliquant un enseignant très sensible.

Une nuit de casino, deux récits opposés et une carrière envolée : tout se jouera sur ce qu’il s’est vraiment passé dans cette chambre. Et si l’école vous intrigue, ce qui a poussé Clara Morgane à retirer sa fille de l’école raconte une tout autre histoire. Et ce que cette ONG japonaise offre aux professeurs bénévoles pourrait bien vous faire rêver.

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