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Il rentrait chez lui à pied à Puteaux : Étienne, 31 ans, tué pour un téléphone par un Soudanais sous OQTF

Publié par Cassandre le 11 Sep 2026 à 8:39

Il n’avait que 31 ans et rentrait simplement chez lui, à pied, après une soirée du côté de La Défense. Ce trajet du quotidien, des milliers de Franciliens le font chaque soir sans y penser. Pour Étienne, il s’est transformé en cauchemar sur la passerelle François-Coty, à Puteaux.

Un jeune homme discret, inconnu de la justice

Originaire du Loiret, Étienne s’était installé depuis quelque temps dans les Hauts-de-Seine. Ceux qui l’ont côtoyé le décrivent comme quelqu’un de sans histoire, jamais mêlé à un fait divers ni cité dans la presse avant ce drame qui a bouleversé son entourage.

Sur LinkedIn, le jeune homme évoquait un parcours modeste et appliqué : un CAP-BEP obtenu en 2014 dans un lycée de Neuilly-sur-Seine, puis plusieurs emplois dans la restauration rapide. Il avait notamment travaillé pour l’enseigne Bagelstein à Puteaux, chez un traiteur italien, et dans une boulangerie à Suresnes.

Il se présentait comme «sérieux, ponctuel, adaptable», avec une «bonne présentation vestimentaire». Un CV sans éclat particulier, celui d’un salarié comme il en existe des millions, capable de tenir des horaires décalés, des dimanches et des jours fériés sans se plaindre. Rien, dans ce parcours, ne laissait présager une fin aussi brutale, à mille lieues des drames qui font la une des réseaux sociaux.

La nuit où tout a basculé sur la passerelle

Dans la nuit du 23 août, Étienne rentre chez lui après être passé par le secteur de La Défense. Les images de vidéosurveillance, examinées par les enquêteurs, montreraient qu’un individu l’aurait suivi pendant plusieurs minutes avant de passer à l’acte sur la passerelle François-Coty, qui relie La Défense à l’île de Puteaux.

C’est un passant qui le découvre, inconscient, le visage marqué de nombreuses traces de coups. Son téléphone portable et son sac à dos ont disparu : le mobile du crime tiendrait, selon les éléments de l’enquête, en un simple vol d’objets. Un motif dérisoire au regard des conséquences, comme dans ces affaires où l’issue dépasse largement l’enjeu initial.

Étienne est d’abord transporté à l’hôpital Ambroise-Paré, puis transféré à Henri-Mondor tant son état s’aggrave. Pendant neuf jours, les médecins tentent de le maintenir en vie. Il ne se réveillera pas. Étienne meurt le 1er septembre, sans avoir pu témoigner de ce qui lui est arrivé sur cette passerelle qu’il empruntait sans doute presque chaque semaine.

Visage d'un jeune homme anonyme à l'expression grave

Un suspect sous OQTF déjà en détention

Comme dans d’autres affaires où les caméras finissent par parler, ce sont les images de vidéosurveillance qui ont permis d’identifier le suspect. Un homme de 25 ans, de nationalité soudanaise, en situation irrégulière et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a été interpellé puis mis en examen. Il a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès.

La justice devra désormais établir précisément les circonstances de cette agression mortelle et qualifier les faits. À ce stade de la procédure, le suspect reste présumé innocent, même si la gravité des blessures constatées et la mort d’Étienne, neuf jours plus tard, pèsent lourd dans le dossier.

Autour de la victime, le silence domine. Sa famille, restée dans le Loiret, n’a livré aucun témoignage détaillé depuis le drame. Aucun proche ne s’est exprimé publiquement, comme si la douleur imposait, pour l’instant, la discrétion plutôt que la parole publique face à ce type d’affaire qui nourrit aussi le débat politique.

Étienne rentrait simplement chez lui. Cette phrase, banale en apparence, résume à elle seule l’absurdité de sa mort. Reste une question, sans réponse facile : combien de trajets du quotidien, aujourd’hui encore, se terminent ainsi dans l’indifférence générale ?

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