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Famille morte à Merlo : deux balles pour chaque victime, une seule pour le père soupçonné

Publié par Cassandre Jolivet le 01 Nov 2026 à 18:59
Rue calme de maisons basses au petit matin

Jeudi, dans une rue calme de Mariano Acosta, quartier du partido de Merlo en banlieue de Buenos Aires, une maison a livré une scène que personne n’oublie. Cinq membres d’une même famille y ont été retrouvés morts. Les premiers résultats des autopsies, rapportés par Cadena3, précisent aujourd’hui le nombre de tirs et une différence nette entre le père soupçonné et les quatre autres victimes. Voici ce que les enquêteurs en retiennent.

Une absence au travail, une fenêtre, cinq corps : comment la maison de Mariano Acosta a été découverte

Tout commence par une absence. Jeudi, une analyste de systèmes de 41 ans, d’origine vénézuélienne, ne se présente pas à son travail. Ses collègues l’appellent, sans réponse.

L’un d’eux décide d’aller voir sur place. Il frappe à la porte, personne n’ouvre. Il regarde par une fenêtre, aperçoit des corps à l’intérieur et appelle immédiatement le 911.

À l’intérieur, la police trouve cinq personnes sans vie : la mère, ses trois enfants et le père, âgé de 44 ans. Selon les premières informations, tous se trouvaient dans une même pièce. La famille s’était installée dans le quartier environ un mois plus tôt, après avoir vécu à Marcos Paz.

Le voisinage, lui, parle de bruit. Des habitants de cette zone de maisons basses, où il passe peu de monde, disent avoir entendu des détonations dans les premières heures de jeudi, vers la madrugada. Aucune plainte n’avait pourtant été déposée à ce moment-là.

L’enquête est confiée à l’Unité fonctionnelle d’instruction n° 8 de Morón, dirigée par les procureurs Adriana Suárez Corripio et Nicolás Filippini. Dans ce type de dossier, la scène est la première source de preuves : positions, objets, traces sont relevés avant d’être confrontés aux conclusions médico-légales. La police scientifique a donc travaillé longuement dans la maison.

Mais ce sont les premiers examens des corps qui ont livré les éléments les plus précis. Et leur bilan est glaçant.

Les autopsies : deux tirs dans la tête pour la mère et chacun de ses trois enfants

Selon des sources judiciaires citées par Cadena3, les premiers examens forensiques ont posé un constat froid. La mère et chacun de ses trois enfants auraient reçu deux impacts de balle à la tête. Quatre victimes, donc huit impacts au total.

Ce chiffre n’a rien d’un simple détail technique. Il nourrit l’une des pistes des enquêteurs, qui soupçonnent que plus d’un tir aurait été porté sur chaque victime pour s’assurer de la mort.

Une phrase, reprise dans le titre de l’article d’origine, résume l’ampleur de la scène : « Fue una masacre », soit « ce fut un massacre ». Les mots sont durs, à la mesure de ce que les corps ont montré aux médecins légistes.

Dans un tel dossier, l’autopsie joue un rôle central. Elle permet de confronter ce que montre la scène à ce que disent les corps : nombre de tirs, zones touchées, ordre possible des événements. Les magistrats s’appuient sur ce travail pour reconstituer la séquence.

Ces résultats sont toutefois préliminaires. Les expertises continuent, et les éléments recueillis dans la maison peuvent encore préciser la chronologie. Rien n’est définitivement tranché à ce stade.

Reste le cinquième corps, celui du père, désigné comme principal suspect. Et sa situation ne ressemble en rien à celle des quatre autres.

Mains gantées d'un technicien de police scientifique

Une seule blessure à la tempe et une arme tout près : l’hypothèse des enquêteurs

Voici la différence qui change la lecture de l’affaire. L’homme de 44 ans, père des enfants et principal suspect, ne présente qu’une seule blessure par balle, à la tempe gauche. Là où les quatre autres victimes en comptent deux, lui n’en porte qu’une.

Près de son corps, les enquêteurs ont découvert un pistolet de calibre 9 millimètres de marque Sarsilmaz. Cette arme, retrouvée à proximité immédiate, est un élément clé du dossier.

À partir de ces éléments, la principale hypothèse est la suivante : l’homme aurait tiré sur sa compagne et sur les trois enfants, probablement plus d’une fois sur chacun, avant de se donner la mort. C’est une hypothèse de travail, pas un jugement : l’enquête n’est pas close.

Le suspect étant mort, il ne pourra jamais donner sa version ni répondre devant un tribunal. Les magistrats doivent donc s’appuyer uniquement sur les expertises, la scène et les témoignages pour établir ce qui s’est passé.

Comparer l’arme, les munitions et la position des blessures fait partie du travail classique des experts dans ce genre de dossier. Chaque pièce doit confirmer ou démentir le scénario retenu.

Si vous traversez un moment difficile, le 3114, numéro national de prévention du suicide, est joignable 24h/24 en France.

Ce que l’enquête doit encore établir

Les expertises se poursuivent. Les magistrats de l’UFI n° 8 attendent les analyses complémentaires pour confirmer la séquence des faits. La principale hypothèse tient, mais elle reste à consolider pièce par pièce.

Plusieurs questions demeurent ouvertes. Les voisins évoquent des détonations dans les premières heures de jeudi, alors que le corps de la famille n’a été découvert qu’après l’absence au travail. Les enquêteurs doivent donc affiner l’horaire des faits à partir des témoignages et des constatations médico-légales.

Le média évoque aussi, dans un autre article, une phrase attribuée à l’homme : « Hay que practicar y siempre estar preparados ». Le contexte exact de cette déclaration n’est pas détaillé ici, et il serait imprudent d’en tirer des conclusions avant que la justice ne se prononce.

Enfin, cette affaire laisse une communauté sous le choc. Un quartier tranquille, une famille arrivée depuis un mois à peine, une collègue dont l’absence a donné l’alerte : le drame s’est joué derrière une porte fermée, sans qu’aucune plainte n’ait été déposée.

Les résultats définitifs des expertises diront si le scénario actuel se confirme. C’est le point à surveiller dans les prochains jours.

Un drame de cette ampleur rappelle une chose simple : derrière chaque fait divers, il y a des vies ordinaires, et un entourage qui reste.

Quand les mots manquent après une telle nouvelle, ces deux gestes simples qui changent vos conversations rappellent à quel point la façon de se parler peut compter au quotidien.

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