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4 jours à côté du corps de sa maman : une fillette de 4 ans retrouvée vivante dans l’Hérault

Publié par Cassandre le 05 Juin 2026 à 10:21
Porte fermée d'un appartement avec chaussures d'enfant

Jeudi 4 juin 2026, les secours forcent la porte d’un appartement de Montagnac, dans l’Hérault. À l’intérieur, un spectacle glaçant : le corps sans vie d’une femme de 40 ans, et sa fille de 4 ans, vivante, allongée à ses côtés. Dénutrie, déshydratée, la petite aurait passé plusieurs jours seule avec la dépouille de sa maman — et personne ne le savait.

Montagnac : l’alerte donnée après 4 jours de silence total

Tout commence dimanche 31 mai. La mère de famille cesse de répondre. Plus de nouvelles au téléphone. Aucune réaction quand on frappe à la porte. Ses proches et ses voisins s’inquiètent, sans imaginer la gravité de la situation.

Il faudra attendre le jeudi suivant, vers midi, pour que les sapeurs-pompiers du Sdis 34 de la caserne locale, le Smur-Samu de Béziers et les gendarmes de la compagnie de Pézenas se décident à forcer l’entrée. L’appartement se situe dans une rue proche du stade municipal, un quartier calme où rien ne laissait présager un tel drame.

Derrière la porte, la quadragénaire gît sans vie. Le décès remonterait à plusieurs jours. À côté d’elle, sa fillette de 4 ans, consciente mais dans un état préoccupant. Elle est dénutrie, déshydratée, en état de choc. Quatre jours — peut-être plus — passés seule, sans nourriture, sans eau, dans un huis clos que personne n’a su interrompre à temps.

Les premières constatations sur place n’ont révélé aucune trace suspecte sur le corps de la mère. Le médecin appelé en urgence n’a pas posé d’obstacle médico-légal. Autrement dit, à première vue, rien n’indique un acte criminel.

Mais le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère, a décidé d’aller plus loin. Une autopsie a été ordonnée dès jeudi soir. Elle sera pratiquée au département de médecine légale de l’hôpital Lapeyronie à Montpellier, où la dépouille a été transférée.

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L’enjeu est triple. D’abord, déterminer la cause exacte du décès : crise cardiaque, autre cause naturelle, suicide, ou intervention d’un tiers. Ensuite, dater précisément le jour de la mort. Enfin, comprendre comment une femme de 40 ans a pu disparaître plusieurs jours sans que le système d’alerte fonctionne. Les techniciens de la gendarmerie scientifique du groupement de l’Hérault ont relevé tous les indices disponibles dans l’appartement.

Petite main d'enfant posée sur un drap d'hôpital

La fillette hospitalisée mais sauvée : les enquêteurs attendent de pouvoir l’entendre

C’est la seule lueur dans ce récit : la petite fille est vivante. Transportée en urgence dans un hôpital de l’Hérault, elle se trouverait désormais en bonne santé. Un miracle au bout de quatre jours d’isolement complet.

Les gendarmes souhaitent l’entendre dès que son état le permettra. Mais il faudra l’autorisation du corps médical. À 4 ans, recueillir un témoignage fiable relève d’un protocole extrêmement délicat — surtout après un traumatisme d’une telle violence. L’enfant est en état de choc.

Une enquête préliminaire est ouverte sous la supervision du procureur Faugère. Pour l’instant, aucune piste n’est écartée. Les résultats de l’autopsie seront déterminants. Ils diront si ce drame est une fatalité médicale — ou autre chose.

Une femme de 40 ans, une fillette de 4 ans, un appartement silencieux pendant quatre jours. Et personne qui frappe assez fort à la porte. Ce drame de Montagnac pose une question qui dépasse largement les faits divers : dans nos immeubles, dans nos rues, combien de portes closes cachent un appel à l’aide que personne n’entend ?

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