Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Cette famille anglaise a fraudé le péage pendant 6 mois avec « la technique la plus simple qui soit »

Publié par Cassandre le 22 Août 2026 à 16:30
Cette famille anglaise a fraudé le péage pendant 6 mois avec « la technique la plus simple qui soit »

Sur l’autoroute A36, dans le Doubs, une famille anglaise avait trouvé un moyen radical d’éviter de payer. Pendant des mois, trois véhicules ont franchi les barrières de péage sans jamais débourser un centime, sous le nez des caméras de surveillance. Leur méthode, aussi simple qu’audacieuse, a fini par les trahir un samedi d’août.

Une fraude repérée depuis des mois par l’exploitant de l’autoroute

L’APRR, gestionnaire du réseau autoroutier concerné, avait déjà identifié un comportement suspect chez trois automobilistes britanniques d’une même famille. Depuis au moins six mois, ces conducteurs sillonnaient l’est de la France en évitant systématiquement de régler leur passage aux péages.

Ce type de comportement n’a rien d’isolé. Les fraudes se multiplient sur les axes autoroutiers, qu’il s’agisse de techniques répétées à grande échelle ou de simples resquilles ponctuelles. Certains réseaux ont d’ailleurs basculé vers des systèmes en flux libre censés limiter ces abus, sans les faire disparaître totalement.

Selon l’escadron départemental de contrôle des flux du Doubs, cité par France 3 Bourgogne-Franche-Comté, cette famille utilisait « la technique la plus simple qui soit ». Un aveu qui en dit long sur la difficulté, pour les forces de l’ordre, de traquer des fraudeurs qui n’ont même pas besoin d’un matériel sophistiqué pour passer entre les mailles du filet.

La manœuvre : soulever la barrière à la main, trois voitures d’affilée

La méthode reposait sur une coordination millimétrée entre les trois véhicules de la famille anglaise. Ils s’alignaient tous derrière la même barrière de péage, formant une petite file d’attente bien silencieuse.

Une fois immobilisés, l’un des passagers sortait de la voiture pour soulever manuellement la barrière. Les trois voitures passaient alors l’une après l’autre, sans qu’aucun ticket ne soit validé ni qu’aucun paiement ne soit enregistré.

La personne remontait ensuite dans l’un des véhicules, et le convoi reprenait sa route comme si de rien n’était. Une astuce redoutable dans sa simplicité, qui rappelle d’autres méthodes déjà observées sur le réseau, comme celles décrites dans le cas de cet automobiliste qui passait sans jamais payer ou les multiples arnaques recensées aux abords des péages pendant la période estivale.

Ce petit manège a fonctionné pendant des mois, jusqu’à ce que le hasard, et une patrouille bien placée, ne mettent un terme à leur tranquillité.

Cette famille anglaise a fraudé le péage pendant 6 mois avec « la technique la plus simple qui soit »

Interceptés en flagrant délit : 3 000 € à rembourser

Le samedi 8 août, tout a basculé. Selon L’Est Républicain, des caméras de surveillance ont permis d’identifier les trois véhicules et d’alerter immédiatement la gendarmerie.

Arrivés au péage de l’A36, à Saint-Maurice-Colombier, vers 13 heures, les fraudeurs sont tombés sur une patrouille du peloton motorisé de Villars-sous-Écot, présente par pur concours de circonstances. « Par chance, on avait une patrouille à proximité. On a alors décidé de mettre en place une opération de contrôle au prochain péage », expliquent les gendarmes.

Face aux forces de l’ordre, les trois conducteurs ont immédiatement reconnu les faits. Le préjudice total, chiffré à 3 000 €, leur a été réclamé au profit de l’exploitant autoroutier. Un montant qui reste toutefois inférieur à celui d’un autre fraudeur interpellé quelques semaines plus tôt dans le même département, dont l’ardoise dépassait les 9 000 € selon le site belge Moniteur Automobile, pour une technique différente consistant à coller au véhicule précédent.

Les gendarmes admettent la difficulté structurelle de ces contrôles : effectifs limités face au volume de signalements de l’APRR, fausses plaques d’immatriculation qui brouillent les pistes, et horaires de passage volontairement choisis aux heures les moins surveillées. Un cocktail qui explique pourquoi tant de fraudeurs, comme ceux visés par les nouveaux dispositifs en flux libre, passent parfois entre les mailles du filet plus longtemps qu’on ne l’imagine.

Six mois de tranquillité, trois voitures, une barrière soulevée à la main : la fraude la plus artisanale peut coûter aussi cher qu’un stratagème sophistiqué. La prochaine fois qu’une file s’étire un peu trop longtemps devant une barrière de péage, mieux vaut ne pas s’en inspirer.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *