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École maternelle à Paris : un professeur d’anglais en garde à vue, plus de 20 plaintes déposées

Publié par Cassandre le 23 Sep 2026 à 0:41
Homme anonyme au visage tendu dans une pièce sombre

Une plainte de parents, déposée début juillet à Paris, a suffi à déclencher une enquête d’une ampleur que personne n’attendait. Le suspect : un enseignant d’anglais intervenant dans une école maternelle privée du 10e arrondissement. Ce mardi 22 septembre, il a été placé en garde à vue. Ce que révèle le nombre de plaintes accumulées depuis dépasse largement le cadre d’un simple signalement isolé.

Une enquête ouverte début juillet à la Brigade des mineurs

Tout part d’une plainte déposée par les parents d’une fillette de 3 ans et demi, présentée comme victime présumée d’abus sexuels. L’enquête a été confiée à la Brigade de protection des mineurs de la police judiciaire parisienne dès le mois de juillet, selon les informations du Parisien.

Ce type de dossier, quand il touche des enfants aussi jeunes, mobilise des moyens d’investigation spécifiques et un délai d’instruction souvent long avant toute interpellation. Des affaires similaires ont parfois mis des mois, voire des années, à révéler leur ampleur réelle — un peu comme dans l’affaire Dupont de Ligonnès, où de nouveaux éléments ont continué à émerger longtemps après l’ouverture du dossier.

La question qui obsède désormais les enquêteurs : combien d’autres enfants ont pu être concernés durant les mois, voire les années, d’exercice de cet enseignant au sein de l’établissement ?

Ce sujet de la protection des plus jeunes face à des adultes en position de confiance ravive aussi des débats plus larges, comme celui d’une mère de famille dénonçant récemment l’influence d’un chatbot sur son fils, tant la vigilance autour des enfants s’étend désormais à tous les fronts.

Un enseignant d’anglais soupçonné de viols et violences sur de très jeunes enfants

L’homme, qui travaille pour l’Institut Cap English et intervenait à l’école maternelle Saint-Laurent, est soupçonné de viols, agressions sexuelles et violences sur des enfants âgés de 3 à 5 ans. Son avocat, Me Hugo Latrabe, a confirmé à RTL le placement en garde à vue de son client, mardi 22 septembre.

À ce stade de la procédure, l’enseignant n’a été ni mis en examen ni condamné : il reste présumé innocent tant que la justice n’a pas statué. La garde à vue permet aux enquêteurs de l’entendre, de confronter ses déclarations aux témoignages recueillis et d’évaluer la solidité des accusations portées contre lui.

Ce genre de procédure judiciaire, dans les affaires impliquant des mineurs, s’accompagne systématiquement d’un encadrement strict pour préserver les victimes présumées. Un climat de vigilance qui rappelle celui observé dans d’autres dossiers récents, comme celui d’une élève de 12 ans encore hospitalisée deux mois après un drame au Canada, où la parole des enfants a mis du temps à émerger.

Petite chaise vide dans une salle de classe maternelle

Plus de 20 plaintes déposées : l’ampleur inattendue du dossier

Comme dans d’autres affaires où l’alerte initiale a fini par révéler bien plus que prévu, ce dossier a pris une dimension que personne n’anticipait début juillet. Selon Le Parisien, plus d’une vingtaine de plaintes ont été déposées depuis l’ouverture de l’enquête, bien au-delà du signalement initial d’une seule famille.

Ce chiffre, si les informations du quotidien se confirment, ferait de cette affaire l’un des dossiers les plus lourds de ces derniers mois concernant des violences présumées sur de très jeunes enfants en milieu scolaire. Il illustre aussi une mécanique fréquente dans ce type d’enquête : une première plainte qui, une fois médiatisée, en libère d’autres chez des familles qui n’avaient jusque-là pas osé parler.

La Brigade de protection des mineurs poursuit son travail d’audition. Comme dans d’autres affaires suivies de près par la justice, à l’image de certaines enquêtes pénales récentes menées sur des bases inédites, l’instruction devra désormais déterminer si les nombreuses plaintes reposent sur des faits distincts ou sur une même série d’événements dénoncés par plusieurs familles.

Vingt plaintes en trois mois, un enseignant en garde à vue, une enquête toujours en cours : cette affaire n’a pas fini de faire parler d’elle. La justice devra désormais établir, au-delà des soupçons, ce qui s’est réellement passé derrière les murs de cette école maternelle parisienne.

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