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Surpris en flagrant délit au Muséum de Paris : ce gardien photographiait sous les jupes des visiteuses

Publié par Cassandre le 15 Juin 2026 à 21:02
Gardien en uniforme dans une galerie de musée parisien

Un musée parmi les plus prestigieux de Paris. Un agent censé protéger les visiteurs. Et un téléphone rempli de photos volées sous les jupes de femmes. Le Muséum national d’histoire naturelle est secoué par une affaire d’upskirting impliquant l’un de ses propres gardiens. L’homme a été déféré ce jeudi 11 juin en comparution immédiate, et les enquêteurs cherchent désormais d’autres victimes.

Un flagrant délit dans la galerie de minéralogie du Jardin des Plantes

Lundi 8 juin, peu avant 18 heures, la scène se joue dans la galerie de minéralogie du Muséum, au cœur du Jardin des Plantes dans le Ve arrondissement de Paris. Un gardien de 24 ans, né en avril 2002, est en poste. Sa mission : surveiller les collections et assurer la sécurité des visiteurs.

Sauf que ce jour-là, une visiteuse remarque un geste anormal. L’agent est en train de placer son téléphone sous sa jupe pour la photographier. La femme réagit immédiatement et alerte son compagnon par téléphone.

Le détail qui change tout : son compagnon est policier. Il contacte aussitôt ses collègues, qui dépêchent un équipage sur place. Le gardien est interpellé dans la foulée.

Difficile d’imaginer scénario plus glaçant. Un lieu de culture, de savoir, de confiance, transformé en terrain de chasse par celui-là même qui devait veiller sur le public. Et comme souvent dans ce type d’affaires, le flagrant délit n’était que la partie visible de l’iceberg.

Son téléphone révèle que « ce n’était pas la première fois »

Placé en garde à vue pour « atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation d’image », le suspect voit son téléphone passé au crible par les enquêteurs. Ce qu’ils y trouvent confirme le pire.

Le parquet de Paris est formel : « Ce n’était pas la première fois » que l’homme agissait ainsi. D’autres clichés similaires ont été retrouvés dans l’appareil. Combien de victimes ? Pour l’heure, impossible de le dire. Le parquet indique que « plusieurs auditions sont prévues, notamment afin d’identifier les éventuelles victimes ».

L’upskirting, c’est-à-dire le fait de photographier ou filmer sous les vêtements d’une personne sans son consentement, est un délit en France. Il est passible d’un an de prison et 15 000 euros d’amende. Si des images ont été enregistrées — ce qui semble être le cas ici —, la peine grimpe à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Ce qui rend cette affaire particulièrement troublante, c’est la position de confiance de l’auteur présumé. Un gardien de musée bénéficie d’une proximité physique naturelle avec le public. Personne ne se méfie. Et c’est précisément ce que l’homme aurait exploité à répétition.

Téléphone portable posé sur une table d'interrogatoire

Le Muséum suspend l’agent et se constitue partie civile

Institution centenaire et joyau du patrimoine scientifique français, le Muséum national d’histoire naturelle n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué relayé par Le Parisien, l’établissement confirme avoir « immédiatement suspendu l’agent concerné » et engagé les procédures administratives et disciplinaires.

Plus encore, le Muséum annonce un signalement au procureur de la République et sa volonté de se constituer partie civile dans la procédure judiciaire. Un geste rare pour une institution publique, qui marque la gravité avec laquelle la direction traite cette affaire.

L’établissement tient aussi à « exprimer son soutien plein et entier à la victime ». Ce jeudi 11 juin, le gardien a été déféré en vue d’une comparution immédiate. La justice devra déterminer l’ampleur exacte de ses actes et le nombre de personnes ciblées au fil des semaines ou des mois passés dans la galerie.

Car c’est bien la question qui hante cette affaire : combien de visiteuses sont passées devant ce gardien sans jamais se douter de rien ?

Un musée, c’est un sanctuaire. On y entre pour admirer, apprendre, s’émerveiller. Pas pour être épié. Cette affaire rappelle que l’upskirting reste un fléau discret, souvent impuni, et qu’une seule réaction au bon moment peut tout faire basculer. Si vous avez visité la galerie de minéralogie ces derniers mois, le parquet de Paris attend vos témoignages.

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