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Il aurait drogué et violé sa femme pendant des années : démasqué par une vidéo de mariage sur YouTube

Publié par Cassandre le 20 Sep 2026 à 19:13
Écran d'ordinateur dans une pièce sombre la nuit

Une vidéo de mariage postée sur YouTube. Un détail anodin, presque banal, qui allait tout faire basculer. Cette histoire commence à des milliers de kilomètres de Genève, dans les méandres obscurs d’Internet, là où des hommes échangent des vidéos qu’aucune femme n’a jamais accepté de tourner. Ce que la journaliste canadienne Avery Haines a découvert en menant son enquête va aboutir à l’arrestation d’un homme resté insoupçonnable pendant des années.

Une enquête qui plonge dans les recoins les plus sombres du web

Pendant plusieurs mois, la journaliste canadienne Avery Haines a infiltré des plateformes en ligne où des hommes partageaient des vidéos de femmes inconscientes, victimes d’agressions sexuelles filmées à leur insu. Un univers glaçant, presque invisible pour le grand public, mais bien réel pour celles qui en sont les victimes.

Face à l’ampleur du phénomène, difficile de ne pas penser à d’autres affaires retentissantes révélées ces dernières années, comme cet homme britannique accusé d’avoir drogué et abusé de sa femme pendant vingt ans, jugé aux côtés de douze autres suspects. Un phénomène qui semble se répéter, presque avec la même mécanique.

Sur ces réseaux, un profil attire particulièrement l’attention de la journaliste. Un homme surnommé « Henri » partage des dizaines de vidéos montrant toujours la même femme, endormie, dans des situations identiques. La récurrence trouble Avery Haines, qui décide alors de creuser. Elle ignore encore qu’elle va bientôt remonter jusqu’à Genève, et jusqu’à une affaire glaçante qui dort depuis des années sous les yeux de tous, y compris ceux de la victime elle-même.

La ruse d’une journaliste qui va tout faire basculer

Pour approcher « Henri », Avery Haines crée une fausse identité. Elle se présente comme une femme en quête d’un « mentor », prête à apprendre de son expérience. Une stratégie risquée, mais payante : au fil des échanges, l’homme se met à parler librement, presque avec fierté.

Il finit par lui confier qu’il drogue sa propre épouse pour la violer alors qu’elle est inconsciente. Un aveu glaçant, tenu dans l’anonymat supposé d’un écran. Selon la journaliste, il aurait même affirmé avoir agi ainsi avec d’autres femmes pendant plus de vingt ans — une affirmation qui, à ce stade, n’a pas été confirmée par la justice.

Se croyant totalement en confiance, l’homme baisse encore un peu plus sa garde. Il révèle qu’il vit à Genève, donne son prénom, quelques détails sur son métier. Des informations qui semblent insignifiantes pour lui, mais qui vont devenir le fil conducteur d’une traque méthodique. Comme dans d’autres affaires récentes où des détails oubliés refont surface des années plus tard, c’est un fragment presque insignifiant qui va tout faire s’effondrer.

Vidéo de mariage figée sur un écran d'ordinateur

Une vidéo de mariage, et tout s’effondre

Armée de ces quelques indices, la journaliste se lance dans des recherches en ligne. Elle croise les informations, remonte le fil numérique de cet homme jusqu’à tomber sur une vidéo publiée sur YouTube : celle de son mariage. Une captation ordinaire, filmée dans la joie, comme des milliers d’autres.

Mais dans cette vidéo, elle reconnaît un visage. Celui de son épouse. La même femme qu’elle a vue, inconsciente, dans les vidéos échangées sur les réseaux clandestins. Le choc est immédiat : l’homme qu’elle a piégé sous une fausse identité et la victime filmée à son insu ne font qu’un couple, uni depuis des années.

Avery Haines transmet alors l’intégralité de ses découvertes à la police genevoise. L’enquête s’accélère. Le suspect est arrêté et placé en détention provisoire depuis mai 2025. Le parquet de Genève confirme l’ouverture d’une procédure pour viol et contrainte sexuelle. À ce jour, aucune autre victime ne s’est manifestée, et l’homme reste présumé innocent.

Une simple vidéo de mariage, publiée sans arrière-pensée, a suffi à faire basculer une vie entière. L’affaire rappelle une vérité dérangeante : parfois, la preuve décisive se cache là où on ne l’attend jamais. Reste une question qui plane, sans réponse pour l’instant : combien d’autres « Henri » se cachent-ils encore derrière un écran ?

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