« Je ne suis pas trop vieux pour toi ? » : Guillaume Pley visé par des accusations glaçantes de mineures
Huit millions d’auditeurs mensuels, 3,70 millions d’abonnés YouTube, plus de 6 milliards de vues en 2025. Guillaume Pley et son média Legend, c’est une machine qui roule à plein régime depuis 2022.

Mais depuis début août, la mécanique s’enraye sérieusement. Trois enquêtes, publiées coup sur coup, accusent l’animateur de comportements qui n’ont rien d’anodin.
Des messages à des jeunes filles mineures. Un management qualifié de « raciste » et « sexiste » par d’anciens salariés. Et un animateur qui, de son côté, dénonce une « campagne » mensongère.
Le succès fulgurant d’un animateur devenu incontournable
Avant Legend, Guillaume Pley s’était déjà fait un nom sur NRJ, puis sur les antennes des groupes M6 et Canal+. Son style : des interviews fleuves de plus d’une heure, sans trop de contradiction, où l’invité peut dérouler tranquillement.
La recette a marché au-delà de toute attente. Nicolas Sarkozy, Bernard Arnault, l’ex-patron du Mossad Yossi Cohen, mais aussi Dieudonné : la liste des invités interroge autant qu’elle fascine.
Pley défend une ligne « neutre » et un climat « bienveillant ». Un discours qui, aujourd’hui, résonne différemment à la lumière des révélations récentes.
Ce que révèlent les enquêtes des Inrockuptibles et du Monde

Tout commence avec une enquête des Inrockuptibles publiée le 5 août 2026. Le magazine s’intéresse à « Guillaume Radio 2.0 », son émission diffusée sur NRJ entre 2011 et 2018, connue pour ses canulars téléphoniques parfois très crus.
Hors antenne, révèle le média, l’animateur « fréquentait et appréciait la compagnie de jeunes filles, parfois mineures ». Une jeune femme surnommée Louise raconte avoir échangé avec lui, entre 15 et 17 ans, des messages ambigus où il l’appelait « baby » et lui demandait « si elle avait déjà fait des trucs ».
Cinq jours plus tard, Le Monde publie un autre témoignage encore plus explicite. Une jeune femme, alors âgée de 14 ans face à un animateur de 26 ans, révèle des messages sans équivoque : « Je ne suis pas trop vieux pour toi ? […] Moi jme fou jte pécho. »
Quelques jours après ces premiers échanges, l’animateur lui aurait même proposé un « plan à trois ». Des messages qui, aujourd’hui, tombent sous le coup d’une législation stricte sur la protection des mineurs en ligne.
Un climat de travail dénoncé par d’anciens salariés
Les accusations ne s’arrêtent pas aux messages privés. Plusieurs anciens employés de Legend témoignent, toujours auprès des Inrockuptibles, d’un climat de travail marqué par des « blagues » à connotation raciste et sexiste.
Un management toxique qui, s’il est confirmé, ternirait sérieusement l’image « bienveillante » que l’animateur cultive publiquement. Ce type de témoignage n’est pas isolé dans l’écosystème des créateurs de contenu : d’autres figures populaires ont récemment vu d’anciens collaborateurs sortir du silence sur des pratiques internes contestées.
Reste à savoir si la justice ou les réseaux sociaux trancheront en premier ce dossier qui s’annonce explosif.
La défense de Guillaume Pley face au tollé
L’animateur n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué publié vendredi sur les réseaux sociaux, il affirme qu’« aucun propos raciste, sexiste ou inapproprié n’est accepté au sein de Legend, même sous couvert d’humour potache ».
Il reconnaît toutefois des excès passés : « Ce qui était peut-être acceptable à l’époque ne l’est plus », concède-t-il à propos de « Guillaume Radio 2.0 ». Il dit regretter « profondément » si ses messages « ont pu blesser ou mettre mal à l’aise ».
Mais il ajoute un détail troublant : « Ces messages n’émanaient pas tous de moi directement, car tous mes comptes sociaux étaient co-gérés avec mon équipe. » Une défense immédiatement contredite.
Florent Le Gars, ancien collègue sur « Guillaume Radio 2.0 », dément sur les réseaux : « Les équipes n’ont jamais eu accès à tes messages privés. Nous n’avons pas envoyé ces messages. » Amina Kasimi, elle aussi ex-collègue à NRJ, ironise : « Devoir répondre à des accusations aussi graves qu’invraisemblables est légendaire. »
Une plainte pour diffamation et une tournée déjà fragilisée
Face à ce qu’il juge des accusations « graves et mensongères », Guillaume Pley a porté plainte le 12 août pour diffamation contre Les Inrockuptibles, Le Monde et le youtubeur TPZ, dont l’enquête vidéo a également relayé les faits. Selon son avocate Me Jade Dousselin, citée par Le Parisien, les médias auraient présenté comme établies des accusations alors que des éléments contradictoires leur avaient été communiqués.
Sur le terrain, les conséquences se font déjà sentir. L’animateur devait entamer une tournée de 16 dates en France. Jeudi dernier, le créateur de contenu Ragnar le Breton, invité prévu du spectacle, a annoncé renoncer à y participer, sans donner de raison précise.
Un signal qui ne trompe pas dans un milieu où la moindre polémique peut fissurer rapidement une image publique, comme l’ont déjà vécu d’autres figures des réseaux sociaux confrontées à des révélations similaires sur leur comportement en ligne.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice, entre plainte pour diffamation et enquêtes journalistiques qui continuent de circuler. Reste à voir si d’autres témoignages viendront s’ajouter au dossier dans les prochaines semaines.