« Je fais un transfert par rapport au petit Grégory » : les aveux glaçants du suspect de l’incendie chez les grands-parents d’Emile
Un homme de 78 ans est soupçonné d’avoir tenté d’incendier la résidence secondaire des grands-parents du petit Emile au Vernet. Ses déclarations aux gendarmes, consultées par BFMTV, révèlent une fascination obsessionnelle pour l’affaire. Entre références au petit Grégory et frère jumeau inventé, le procès-verbal dresse un portrait aussi troublant qu’inquiétant.

Emile au Vernet : un incendie qui ravive la douleur d’une famille déjà brisée
Près de trois ans après la disparition d’Emile Soleil au Vernet, l’enquête sur la mort du petit garçon n’a toujours pas abouti. Ses ossements ont été retrouvés, mais aucun tiers responsable n’a encore été identifié. Philippe Vedovini, le grand-père d’Emile, fait partie des nombreuses personnes interrogées par les enquêteurs. Et comme si le cauchemar ne suffisait pas, la famille a dû affronter un autre choc.
Le 16 mai dernier, une tentative d’incendie a visé leur résidence secondaire au Vernet. Un acte volontaire, commis en pleine nuit, qui a immédiatement relancé la machine judiciaire. Le suspect, un certain Roland W., 78 ans, a été rapidement interpellé. Personne ne s’attendait à ce que ses auditions prennent une tournure aussi sidérante et déstabilisante. Mais ce que les gendarmes ont découvert dans ses propos dépasse l’entendement.
Roland W. et ses déclarations lunaires : du petit Grégory au justicier autoproclamé
Devant les forces de l’ordre, Roland W. n’a pas nié son obsession. Il l’a revendiquée. « Je souhaite que vous trouviez le coupable et qu’il soit puni. Ou les coupables », a-t-il déclaré, avant de lâcher cette phrase stupéfiante : « Ma conviction, c’est que le ou les coupables se trouvent dans la famille. C’est une intuition. Peut-être que je fais un genre de transfert par rapport à l’histoire du petit Grégory. »
Aucun lien de parenté avec Emile. Aucune relation avec la famille. Et pourtant, l’homme s’est renseigné en profondeur sur les Vedovini. « J’ai lu l’historique sur sa famille et lui. Et aussi sur la famille du petit Emile », a-t-il confié. Il a même envisagé de prendre rendez-vous au cabinet de Philippe Vedovini, « surtout par curiosité, pour voir le bonhomme ». Un profil de justicier fantasmé qui a de quoi glacer le sang. Mais le plus étrange restait à venir.
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Un frère jumeau imaginaire et un procès prévu le 7 juillet
Ce type de profil pose des questions vertigineuses sur la fascination morbide que certaines affaires criminelles peuvent engendrer. Car lorsque les gendarmes ont confronté Roland W. aux preuves de l’incendie, il a nié en bloc. Sa défense ? Rejeter la faute sur son frère jumeau. Un frère qui, selon les vérifications, n’existe tout simplement pas.
Malgré l’étrangeté manifeste de ses propos, une expertise psychiatrique a conclu que l’homme est en pleine possession de ses facultés. Pas d’abolition du discernement, pas d’altération du contrôle de ses actes. Roland W. sera donc jugé le 7 juillet prochain et encourt jusqu’à 10 ans de prison. Le parquet dispose de l’ensemble des auditions, et les déclarations consultées par BFMTV ne constituent qu’une partie du dossier.
Un homme sans lien avec la victime, obsédé par l’affaire au point de vouloir « faire justice lui-même » et d’inventer un jumeau pour se disculper : rarement un procès-verbal aura autant ressemblé à un scénario de fiction. Reste une question : combien d’autres « fascinés » rôdent encore autour de cette affaire qui n’a toujours pas livré son vrai coupable ?