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Cet interne en médecine a fait avorter sa compagne à son insu : il écope de 5 ans de prison

Publié par Cassandre le 06 Sep 2026 à 3:38
Jeune femme pensive et troublée près d'une fenêtre

Un couple, un projet de vie qui bascule, un secret glaçant caché dans un simple baiser. À Furdenheim, dans le Bas-Rhin, une infirmière ignorait tout du geste de son compagnon, alors interne en médecine.

Le tribunal correctionnel de Strasbourg vient de trancher son sort. La méthode utilisée pour mettre fin à la grossesse à son insu est aussi précise que glaçante.

Un couple, un secret et une grossesse interrompue à Furdenheim

Les faits remontent à mars 2024, au domicile du couple, dans cette commune du Bas-Rhin. La compagne de l’interne, infirmière de profession, ne se doute alors de rien.

Ce type d’affaires touchant des femmes à leur insu n’est malheureusement pas isolé en France. Récemment, la mise en examen du suspect dans l’affaire Sonia Bellina a rappelé la lenteur et la gravité de certaines procédures judiciaires.

D’autres dossiers récents, comme celui d’un féminicide suivi d’une fuite à l’étranger, illustrent la même mécanique du secret et de la trahison au sein du couple.

Ici, pas de fuite ni de violence physique visible. Juste un geste médical, discret, exécuté avec une précision qui trahit dix ans d’études.

Un comprimé glissé dans un baiser, l’autre dissous dans une boisson

Selon le journal DNA, le trentenaire s’est procuré un comprimé de mifépristone, qui ramollit le col de l’utérus, et trois cachets de misoprostol, qui provoque l’expulsion du fœtus.

Il aurait fait ingérer la première molécule à sa compagne en l’embrassant. Le lendemain, il lui aurait fait boire une boisson dans laquelle il avait dissous le second produit.

Une méthode qui interroge sur l’accès à certains médicaments courants pour un futur médecin encore en formation.

Jeudi, le tribunal correctionnel de Strasbourg a condamné l’homme de 36 ans à 5 ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis, assortis d’un mandat de dépôt.

La question de la parentalité, elle, dépasse largement ce dossier. Certains parents investissent aujourd’hui jusqu’à 30 000 euros pour avoir le meilleur bébé, quand lui a choisi une tout autre voie pour éviter la parentalité.

Marteau de tribunal et comprimés médicaux sur table

Une décennie d’études sacrifiée pour un instant de peur

Des affaires familiales aux versions contradictoires existent aussi ailleurs, comme lors du drame de Carpentras, où une mère avait donné deux récits différents à la justice.

Ici, l’accusé, lui, a reconnu les faits sans détour. « Il a expliqué qu’il n’arrivait pas à se projeter dans un projet de parentalité, qu’il n’était pas en situation psychologique, financière et matérielle de s’investir », a détaillé son avocat, Valentin Guégan.

« Il a exprimé des regrets, présenté ses excuses », a-t-il ajouté à l’issue de l’audience.

Sans antécédent judiciaire, l’homme avait pourtant étudié la médecine pendant dix ans et touchait presque au but de son cursus lorsque les faits se sont produits. La sanction, elle, est sans appel sur le plan professionnel.

Le tribunal a prononcé l’interdiction définitive d’exercer la profession de médecin, ainsi qu’une interdiction de cinq ans de toute activité médicale ou paramédicale. Comme dans d’autres dossiers judiciaires sensibles, la défense n’exclut pas de contester la décision.

« On se réserve le droit d’interjeter appel. À ce stade, aucune décision n’est prise », a précisé Me Guégan à la sortie du tribunal.

Dix ans d’études effacées en une audience, une carrière médicale interdite pour toujours : voilà ce que coûte un secret glissé dans un baiser. Reste une question qui plane sur ce dossier : la cour d’appel confirmera-t-elle une sanction aussi radicale ?

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