Ce juge de Mr. Olympia recule en Cybertruck devant chez lui : son fils de 6 ans meurt quelques heures après

Un samedi soir comme tant d’autres dans un quartier calme de Californie. Des enfants qui jouent dehors, des parents qui rentrent leur véhicule dans l’allée. Sauf que ce soir-là, un geste banal a viré au pire des cauchemars pour une famille entière, et pour un homme dont le métier consiste habituellement à juger la perfection des corps.
Un juge respecté du bodybuilding mondial
Terrick El Guindy, 48 ans, n’est pas un inconnu dans le monde du sport. Il officie comme juge officiel pour le Mr. Olympia, la compétition la plus prestigieuse de la planète culturisme, celle qui désigne chaque année le meilleur bodybuilder du monde.
Il anime aussi Prime Time Muscle et Olympia TV, où il commente sans détour les performances des athlètes. Il avait notamment salué le champion Chris Bumstead en le comparant à Arnold Schwarzenegger lui-même, saluant sa capacité à avoir « explosé le sport ».
Sa vie basculait pourtant samedi soir dans l’allée de sa maison de Temecula, une ville tranquille du sud de la Californie. Comme beaucoup d’automobilistes américains, il possède un Cybertruck, l’imposant pick-up électrique dont le poids et le design font régulièrement débat, un peu comme certains parkings français commencent à en restreindre l’accès.
Ce type de véhicule, massif et haut sur roues, soulève des interrogations récurrentes sur la visibilité arrière, un sujet que même la réglementation automobile française commence à encadrer plus strictement.
Le drame qui a tout changé en quelques secondes
Les faits se sont produits juste avant 21 heures, selon les informations relayées par le California Post. Le jeune garçon jouait dans le quartier lorsque le Cybertruck de son père a reculé, sans que l’enfant ait été vu.
La famille a immédiatement appelé les secours. L’enfant a été transporté en urgence à l’Inland Valley Medical Center de Wildomar, où il est décédé dans la soirée, sa mère à ses côtés selon la cagnotte GoFundMe créée par une amie de la famille.
Un drame silencieux qui rappelle, à sa manière, à quel point une tragédie familiale peut surgir sans le moindre signe annonciateur. Rien ne laissait présager, ce soir-là, qu’une simple marche arrière deviendrait irréversible.
Le CHP (California Highway Patrol) a confirmé un détail crucial : le véhicule ne roulait pas en mode autopilote au moment de l’accident. Un porte-parole a présenté ses condoléances à la famille, tout en confirmant l’ouverture d’une enquête, comme cela peut arriver lorsqu’un incident familial révèle une règle ou une procédure méconnue.

Le détail qui interroge encore les enquêteurs
Comme dans d’autres tragédies soudaines qui frappent sans prévenir, un point reste flou dans cette affaire : on ignore si les alertes du tableau de bord ont réellement signalé la présence de l’enfant derrière le pick-up.
Ces systèmes de détection, censés prévenir le conducteur d’un obstacle à l’arrière, existent sur la plupart des véhicules récents. Mais leur efficacité dépend de nombreux facteurs, l’angle mort restant l’un des points faibles reconnus des grands pick-up électriques.
Terrick El Guindy a été interrogé par les autorités après le drame, mais n’a pas été arrêté. Selon les premiers éléments communiqués par le California Post, rien n’indique à ce stade une quelconque négligence volontaire de sa part.
La cagnotte mise en place par Stefanie Chesbro, amie proche de la famille, décrit un enfant « toujours souriant », qui venait tout juste d’entrer en CP le mois précédent. Sa sœur, sa mère et son père restent, selon ses mots, confrontés à « une tragédie insurmontable ».
L’enquête du CHP se poursuit pour établir les circonstances exactes de la manœuvre, dans une affaire qui touche autant à la sécurité routière qu’à la difficulté de tirer des leçons claires de drames familiaux aussi soudains.
Un homme habitué à juger la perfection sur scène se retrouve désormais face à l’irréversible, dans son propre jardin. Reste une question qui dépasse cette seule histoire : nos véhicules, toujours plus grands et plus lourds, protègent-ils vraiment ceux qu’on aime le plus près de chez soi ?