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« Elle mange par terre » : à Moissac, une fillette de 11 ans battue au câble par son beau-père

Publié par Cassandre le 31 Août 2026 à 11:05

Jogging gris, crâne rasé : Mohamadi A. entre dans le prétoire d’un pas hésitant. À ses côtés, son épouse, 24 ans, foulard noir et robe pourpre. Le couple comparaît libre ce vendredi 28 août 2026 devant le tribunal judiciaire de Montauban.

Appartement vide avec matelas au sol à Moissac

Une liberté rare pour une comparution immédiate. Ce détail pèse déjà comme un premier signe dans la salle d’audience. Personne ne sait encore comment l’histoire va se terminer.

Le couple, originaire de Mayotte, vit à Moissac dans une grande précarité. Sans emploi, ils élèvent deux enfants : un bébé de 15 mois et une fillette de 11 ans, prénommée Khadija dans le dossier.

Le signalement qui a tout déclenché

Tout part d’un collège. La direction de l’établissement François-Mitterrand de Moissac a alerté les autorités après une confidence troublante d’une élève à un professeur.

« Khadija s’est confiée sur les violences de son beau-père qui la battrait avec des branches, un câble de téléphone et sa ceinture », rapporte la présidente Anne-Sophie Derens. Des propos qui ont immédiatement enclenché une enquête.

Ce type de signalement scolaire n’est malheureusement pas isolé. À Metz, c’est également une alerte extérieure qui avait permis de retirer sept enfants d’un appartement insalubre.

Un quotidien sans lit ni jouets

La fillette a aussi raconté ses conditions de vie. Un tableau glaçant de sobriété, sans le moindre confort matériel.

« Elle dit qu’elle mange par terre, qu’elle n’a pas de jouet et dort avec son matelas à même le sol », poursuit la présidente. Pas de table, pas de chaise pour faire ses devoirs non plus.

Couloir du tribunal judiciaire de Montauban

Face à cette situation, la mère se serait montrée passive. Un silence qui interroge tout autant que les violences elles-mêmes.

Quand la gendarmerie s’est rendue sur place, le constat n’a rien arrangé. « Ils y ont vu le plus petit de la fratrie au sol en train de jouer avec des allumettes et des détritus », résume la juge. Un appartement en grand désordre, meublé très sommairement.

Les deux enfants ont depuis été placés à titre provisoire dans une famille d’accueil. Une mesure de protection qui rappelle d’autres affaires récentes, comme celle de ce garçon de 8 ans sauvé par ses voisins à Nîmes.

Ce que le beau-père a reconnu à la barre

Mais que dit l’accusé face à ces révélations ? À la barre, sa voix tremble un peu. « Je reconnais les violences mais pas les dates », lâche-t-il.

Il affirme avoir été « obligé » de corriger sa belle-fille, qui ne l’écoutait pas selon lui. La présidente le reprend aussitôt, sèche : « C’est interdit de frapper les enfants en France ! »

Lui insiste, maladroit : « Je voulais qu’elle diminue ses bêtises. Cela me faisait mal de la voir revenir avec des affaires trouées données par ses copines. » Son avocat, Me Hadrien Saez, tente une nuance sur l’investissement du beau-père dans les devoirs.

La fillette se plaignait aussi d’être très sollicitée pour les tâches domestiques. Elle disait aussi être contrainte aux prières nocturnes, se couchant trop tard et fatiguée en permanence.

La mère corrige, une main posée sur son ventre rond : « Elle ne se couche pas tard pour les tâches domestiques, c’est parce que la dernière prière l’été est tardive. » « La prière, elle ne peut pas la faire plus tôt ? », insiste la présidente. Silence. Aucune réponse ne viendra.

Deux profils que tout oppose

Le profil de la jeune mère, ex-enfant placée, arrivée en métropole en 2023 après avoir eu sa fillette à 13 ans dans des conditions restées floues, attendrit une partie de l’audience. Son histoire personnelle pèse dans les débats.

Celui de son mari est plus sombre. Sans travail, il a déjà été condamné à quatre reprises pour des délits routiers liés à l’alcool, et se trouve sous le coup d’un sursis probatoire.

« Elle est frappée parce qu’elle ramène des objets qui heurtent l’ego de ses parents qui ne peuvent les lui offrir », plaide Me Monnier, avocat ad hoc des enfants, dans un silence pesant. Une phrase qui résume à elle seule la précarité au cœur du dossier.

Ce type de contexte social difficile rappelle d’autres affaires où la vulnérabilité économique a joué un rôle, comme ce bébé de 21 mois récupéré avec 2,14 g d’alcool dans le sang à la crèche dans l’Oise.

Le verdict qui divise le tribunal

Le substitut requiert 3 mois avec sursis contre la mère. Contre le père, 8 mois ferme dont 2 révoqués d’un sursis probatoire en cours. Des réquisitions sévères, mais pas suffisantes selon la défense.

Les avocats de la défense, Mes Marine Carni et Hadrien Saez, s’étonnent qu’une comparution immédiate ait été retenue pour de tels faits. Ils plaident la relaxe sur les maltraitances, un argument qui va peser lourd.

« Les conditions de vie à Mayotte ne sont pas les mêmes qu’en métropole, même les lois n’y sont pas les mêmes : la violence familiale est banalisée », plaide Me Carni. Un argument culturel qui divise l’assistance.

Me Saez, qui ne conteste pas les violences de son client, s’oppose en revanche aux « violences institutionnalisées » évoquées par le ministère public. Il estime que l’affaire se serait soldée par un simple stage devant le délégué du procureur si l’affaire Lyhanna n’était pas passée par là début juin.

Façade du tribunal judiciaire de Montauban

Le tribunal tranche finalement en relaxant les deux parents sur les maltraitances. Seules les violences du beau-père sont retenues, condamnées à 8 mois ferme.

Il ressort pourtant libre de la salle d’audience. Le tribunal laisse au juge de l’application des peines le soin de décider d’un aménagement de cette peine.

Une décision qui laisse un goût amer à certains observateurs du procès. D’autres affaires jugées récemment dans le Tarn-et-Garonne, comme celle d’une fillette de 7 ans blessée par un tir de carabine, montrent que le département n’est pas épargné par les drames touchant les enfants.

1 commentaire

  • R
    Réveillez-vous
    31/08/2026 à 11:34
    Voilà ce que c'est que d'importer de la merde culturelle et humaine, dans laquelle l'islam et son Coran, qu'il faut lire avant de dire n'importe quoi sur cette religion fondamentalement violente et totalement débile, occupe une place centrale. Mayotte comme tant d'autres terres pourries de cette planète , est un boulet pour la France dont il faut se débarrasser et laisser la population d' incapable et de parasites qui ne savent que se multiplier comme des lapins et se comporter comme des sauterelles, se démerder. En s'accrochant à son reliquat stérile d'empire colonial, avec les populations de parasites incapables violents qui les peuplent, la France ne cesse de glisser vers l'abîme, un abîme qui s'approche à grande vitesse !

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