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Massachusetts : son mari absent 25 minutes, une mère étrangle ses deux aînés

Publié par Cassandre le 09 Août 2026 à 13:32
Massachusetts : son mari absent 25 minutes, une mère étrangle ses deux aînés

Un simple aller-retour pour acheter à manger. C’est tout ce qu’il a fallu pour que la vie de cette famille du Massachusetts bascule dans l’horreur. Vingt-cinq minutes d’absence, et rien ne serait plus jamais pareil.

À Duxbury, petite ville tranquille au sud de Boston, l’affaire a plongé les habitants dans la sidération. Patrick Clancy rentre chez lui ce mardi soir-là et découvre sa femme Lindsay, 32 ans, effondrée devant leur maison. Elle vient de sauter du deuxième étage.

Ce que les secours ont découvert dans la maison

Les secouristes alertés pénètrent dans le logement et font deux découvertes glaçantes. Cora, 5 ans, et Dawson, 3 ans, gisent inanimés. Malgré une prise en charge d’urgence à l’hôpital, les deux enfants ne survivront pas.

Leur petit frère, âgé de seulement 8 mois, est retrouvé inconscient. Il se trouve depuis entre la vie et la mort, sous surveillance médicale constante.

Les premiers éléments de l’enquête sont accablants. Lindsay aurait étranglé ses deux aînés avant de s’en prendre à son bébé, puis tenté de mettre fin à ses jours en sautant du deuxième étage.

Une trajectoire qui interroge les enquêteurs

La mère de famille a été hospitalisée sous surveillance policière. Elle sera mise en examen pour meurtre dès qu’elle sera jugée physiquement apte à comparaître, selon les autorités locales.

Les enquêteurs cherchent désormais à confirmer une hypothèse précise : celle d’une psychose post-partum, un trouble psychiatrique grave pouvant entraîner hallucinations et épisodes délirants. Un mécanisme qui a déjà été évoqué dans d’autres affaires similaires aux États-Unis.

Infirmière de métier à l’hôpital général du Massachusetts, Lindsay était en congé de son poste au moment du drame. Un détail qui ne surprend pas ceux qui suivaient sa situation depuis des mois.

Chambre d'enfant vide avec lits et peluches au sol

Un combat contre la dépression déjà connu de ses proches

En juillet dernier, Lindsay s’était confiée publiquement sur sa lutte contre la dépression post-partum, un sujet encore trop souvent tabou après un accouchement difficile. Elle avait partagé son mal-être sur Facebook, cherchant du soutien.

Face à la situation, son mari Patrick avait pris des mesures concrètes. Il s’était mis à télétravailler pour être davantage présent auprès de son épouse, rapporte le Daily Mail.

Lindsay, de son côté, se rendait cinq jours par semaine dans une clinique spécialisée. Elle y suivait un traitement intensif contre sa dépression post-partum, un suivi qui semblait témoigner d’une prise en charge sérieuse.

Alors comment expliquer que ces vingt-cinq minutes d’absence aient suffi à faire basculer l’irréparable ?

Une ville sous le choc rend hommage aux enfants

Jeudi soir, une veillée a été organisée à Duxbury en mémoire de Cora et Dawson. Les habitants peinaient à trouver les mots face à cette tragédie qui les a tous frappés de plein fouet.

«Je ne sais pas quoi penser. Elle était malade, mais je suis sûre qu’il l’aimait plus que tout. Il a perdu ses enfants et sa femme, alors je me sens juste triste», a confié Shaylee Alberghini à CBS News.

Veillée aux bougies en hommage aux enfants disparus

Debbie Heath, une autre habitante, a livré un témoignage tout aussi bouleversant. Son fils, pompier, faisait partie des premiers secours arrivés sur place ce mardi soir-là. «Pour nous, c’est inimaginable. Mais les secouristes qui assistent à cela doivent vivre avec ça pour le reste de leurs jours», a-t-elle réagi.

Cette affaire relance un débat douloureux sur le dépistage et la prise en charge de la psychose post-partum, une pathologie encore trop méconnue du grand public. D’autres drames similaires ont récemment mis en lumière la même urgence sanitaire.

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