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Elle filme sa fille de 2 ans en train de mourir devant l’ambulancier qui tente de la sauver

Publié par Cassandre le 17 Août 2026 à 17:04
Édimbourg : elle drogue sa fille de 2 ans avec des antidépresseurs, jusqu'à la faire réanimer

Une mère condamnée pour avoir empoisonné sa propre fille pendant près de deux ans. L’histoire, jugée à Édimbourg, glace par sa froideur méthodique. La petite fille avait deux ans quand tout a commencé.

Laura Docherty, 35 ans, vient d’être reconnue coupable de tentative de meurtre sur son enfant. Le juge n’a pas mâché ses mots pour qualifier son geste.

Une overdose filmée par la mère elle-même

Entre avril 2021 et février 2023, Laura Docherty a administré à sa fille plusieurs médicaments réservés aux adultes. Amitriptyline, un antidépresseur. Propranolol, un bêtabloquant. Dihydrocodéine, un antidouleur opioïde puissant.

Les faits se sont déroulés à son domicile d’Édimbourg, mais aussi à l’hôpital pour enfants de la ville où la petite avait été admise. Les doses répétées ont provoqué des convulsions et des pertes de conscience chez la fillette.

Un épisode a particulièrement marqué le tribunal. La petite fille est passée à un cheveu de la mort et un ambulancier a dû mobiliser toutes ses compétences pour la ranimer.

Pendant que les secours luttaient pour sauver sa fille, Laura Docherty a sorti son téléphone. Elle a filmé la scène.

Ce que révèle le comportement de la mère

Le tribunal a établi que la victime avait été soumise à des « investigations et procédures médicales inutiles » à cause de son état. Un cercle vicieux où chaque crise provoquée entraînait de nouveaux examens, de nouvelles hospitalisations.

Ce type de comportement porte un nom en psychiatrie : le syndrome de Münchhausen par procuration. Un adulte, souvent un parent, provoque volontairement des symptômes chez son enfant pour attirer l’attention médicale et sociale sur lui-même.

Ce n’est pas un cas isolé. Au Texas, une mère avait forcé son fils de 3 ans à vivre en fauteuil roulant pendant des mois, alors qu’il n’avait rien. Une autre affaire américaine impliquait une mère ayant drogué son nouveau-né avant de laisser des alligators mutiler son fils de 12 ans.

À Édimbourg, l’enquête a révélé un autre volet troublant de l’affaire. Laura Docherty avait ouvert une cagnotte en ligne sous une fausse identité, prétendant que sa fille souffrait d’une maladie neurologique grave pour récolter de l’argent.

Ce chef d’accusation de fraude n’a finalement pas été soumis au jury. Mais il éclaire une motivation : l’attention et l’argent, au prix de la santé de son enfant.

« Le mot wicked est vieillot, mais rien d’autre ne suffit »

Ambulance avec gyrophare devant un hôpital

Le juge Michael O’Grady KC n’a pas dissimulé son indignation lors du prononcé de la peine. Il a comparé la conduite de Docherty à un acte purement calculé, motivé par le besoin de drame et d’attention.

« Il est impossible d’oublier la vision d’une jeune enfant, qui aurait dû être dans la fleur de son enfance, prostrée à l’arrière d’une ambulance, luttant désespérément pour respirer et pour rester en vie », a-t-il déclaré.

Le magistrat a insisté sur l’absence totale de remords de la condamnée. Elle a nié sa culpabilité jusqu’au bout, rejetant la faute sur des tiers.

« Vous niez votre culpabilité. Vous n’acceptez aucune responsabilité. Vous ne montrez ni remords ni lucidité. Vous blâmez les autres pour la situation dans laquelle vous vous trouvez », a martelé le juge.

Il a aussi rappelé que la survie de l’enfant ne devait « absolument rien » à sa mère, mais uniquement aux compétences des médecins et des ambulanciers ayant multiplié les interventions d’urgence.

Une peine à vie, la porte de la prison fermée pour six ans minimum

Le verdict est tombé sans ambiguïté : Laura Docherty écope d’un Order for Lifelong Restriction, une mesure britannique réservée aux individus jugés dangereux sur le long terme. Elle devra purger au minimum six ans avant de pouvoir demander une libération conditionnelle.

Le juge a également relevé une circonstance aggravante de taille : Docherty se trouvait déjà sous supervision judiciaire lorsqu’elle a commis ces actes.

Façade du tribunal d'Édimbourg au coucher du soleil

La défense avait plaidé pour une peine de prison ferme suivie d’un accompagnement en milieu ouvert. Son avocat, Simon Gilbride, a reconnu un comportement « extraordinaire » et a averti que sa cliente devrait profondément se remettre en question pour espérer un avenir.

Une interdiction de contact a également été prononcée. Laura Docherty n’a désormais plus le droit d’approcher ni de tenter de joindre sa fille, qui grandit aujourd’hui loin d’elle.

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