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Cocaïne et cannabis décelés chez son bébé de 2 mois : elle revient l’enlever à l’hôpital en pleine nuit

Publié par Cassandre le 17 Sep 2026 à 3:30
Femme anxieuse dans un couloir d'hôpital la nuit

Un bébé hospitalisé pour de simples vomissements, des traces de cocaïne et de cannabis retrouvées dans ses urines, un placement d’urgence décidé par les médecins. L’histoire aurait pu s’arrêter là, dans le service pédiatrique de l’hôpital de Dole, dans le Jura.

Mais quatre jours plus tard, une mère de 26 ans est revenue en pleine nuit pour reprendre sa fille de force, avec à ses côtés un homme armé. Le tribunal vient de rendre son verdict, et il révèle jusqu’où le couple était prêt à aller.

Un bébé de deux mois hospitalisé, un dépistage qui change tout

Le 3 septembre, une petite fille de 2 mois est admise à l’hôpital de Dole pour des vomissements. Un examen de routine, en apparence. Sauf que les analyses d’urine révèlent la présence de cannabis et de cocaïne, selon les informations du Progrès.

Face à ce résultat, les équipes médicales alertent immédiatement les autorités compétentes. Un placement provisoire est prononcé dans la foulée, le temps d’évaluer la situation familiale. Ce genre de mesure, comparable à d’autres drames familiaux qui basculent brutalement, vise avant tout à protéger l’enfant sans présager de la suite judiciaire.

La mère, consommatrice régulière de stupéfiants selon les débats, ne l’entend pas de cette oreille. Elle refuse la séparation et commence, en secret, à préparer un plan pour récupérer sa fille. Ce type d’affaire rappelle d’autres drames impliquant de très jeunes enfants où l’urgence médicale précède un engrenage judiciaire.

Un enlèvement préparé, un compagnon armé d’un Beretta 9 mm

Le 10 septembre, soit tout juste une semaine après l’admission de l’enfant, la mère profite d’un instant d’inattention du personnel soignant. Elle s’empare de sa fille et quitte l’établissement, accompagnée de son nouveau compagnon. L’homme porte alors dans son sac un Beretta 9 mm, une arme qui aggrave considérablement la gravité des faits aux yeux du tribunal.

« On a frôlé l’alerte enlèvement », lui reprochent les juges lors de l’audience, mesurant le risque réel qu’a fait courir cette fuite organisée. Le duo ne s’arrête pas là : il se réfugie d’abord à Amange, puis à Orchamps, deux communes du Jura, avant que les enquêteurs ne parviennent à les localiser.

Les investigations, comme le rapporte Le Progrès, établissent que la jeune femme envisageait un projet bien plus radical : changer d’identité, voire quitter le pays avec sa fille. Un scénario qui évoque d’autres affaires où des proches multiplient les plaintes et rebondissements avant qu’un dossier n’éclate publiquement.

Berceau vide dans une chambre d'hôpital

« Mon enfant a besoin de moi » : la défense de la mère face au verdict

Devant le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier, la mère de famille tente de se justifier. « Je suis une maman assez correcte. Je me suis toujours lavé les mains et le visage, je ne touchais pas mon enfant avec les mains sales », plaide-t-elle. Une défense qui ne convainc pas les juges, confrontés à un plan de fuite mûrement réfléchi.

« Mon enfant a besoin de moi et moi, j’ai besoin d’elle », supplie-t-elle encore, dans une scène qui rappelle à quel point ces affaires mêlent souvent addiction et détresse personnelle, un peu comme dans d’autres dossiers médiatisés où des zones d’ombre persistent longtemps après le verdict.

Le tribunal tranche : dix mois de prison, dont cinq de sursis probatoire renforcé, avec maintien en détention. S’y ajoutent une amende de 1 000 euros au titre des dommages et intérêts, une obligation de soins et un travail imposé durant la période de sursis.

Le compagnon, lui, écope de huit mois avec sursis et se voit interdire tout contact avec elle ainsi que le port d’arme, un dénouement judiciaire qui contraste avec d’autres affaires où le silence entoure durablement les proches concernés.

Une arme dans un sac, une fuite dans deux villages du Jura, un enfant de deux mois au cœur d’un engrenage familial : cette affaire illustre à quel point l’urgence médicale peut, en quelques jours, se transformer en fait divers judiciaire. Reste une question qui plane sur ce dossier : la fillette retrouvera-t-elle un jour un cadre familial stable ?

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