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Jusqu’à 5 000 € par nouveau-né : elle aurait vendu au moins quatre de ses bébés pour financer sa toxicomanie

Publié par Cassandre Jolivet le 06 Nov 2026 à 20:02
Enquêtrice au visage grave devant une maison au crépuscule

Une affaire de plus à classer parmi les plus sombres venues d’Espagne. Une femme aurait fait de ses grossesses une source de revenus, jusqu’à 5 000 euros par nouveau-né, pour nourrir sa dépendance. Six personnes ont été interpellées, certains enfants ont été retrouvés, et un détail du mode opératoire explique pourquoi personne ne sait combien de bébés sont réellement concernés.

Cinq mille euros le nourrisson : l’enquête qui a fait tomber une mère dans l’ouest de l’Espagne

L’histoire démarre dans l’ouest de l’Espagne. Selon la presse locale, une Espagnole consommatrice habituelle de stupéfiants aurait enchaîné les grossesses dans un seul but : financer sa toxicomanie. Les enquêteurs parlent d’au moins quatre bébés vendus, un minimum qui ne dit pas tout.

Car la méthode laisse peu de traces. La mère accouchait directement chez elle, sans passer par une maternité. Pas de dossier hospitalier, pas d’acte de naissance classique, pas de suivi : sur le papier, ces enfants n’existent pas.

C’est précisément ce qui rend le décompte quasi impossible. Chaque naissance à domicile est une naissance invisible, et chaque vente une disparition que personne ne signale. Les policiers eux-mêmes reconnaissent, d’après les éléments rapportés, la difficulté de chiffrer l’ampleur exacte du trafic.

Le tarif, lui, est connu : jusqu’à 5 000 euros par nouveau-né. Une somme que la suspecte aurait aussitôt convertie en produits stupéfiants, selon l’hypothèse des enquêteurs.

Ce n’est pas la première fois que l’Espagne voit des enfants pris dans l’engrenage des drogues de leurs parents. Un autre dossier, sur lequel trois enfants abandonnés dans un hôtel se sont révélés positifs à la cocaïne, montre jusqu’où peut aller l’addiction des adultes. Mais ici, la mécanique est encore différente, et plus froide. Reste une question : qui achetait ces bébés, et qui organisait leur transport ?

Des passeurs, le Portugal et un coup de filet : comment le réseau fonctionnait

La mère n’agissait pas seule. D’après El Caso, média ibérique à l’origine des informations, le trafic reposait sur des intermédiaires chargés d’expédier les nourrissons. Leur destination : le Portugal voisin, mais aussi d’autres régions d’Espagne.

Autrement dit, une chaîne complète. Quelqu’un fait naître, quelqu’un récupère, quelqu’un transporte, et quelqu’un paie à l’arrivée. Chaque maillon réduit un peu plus le risque que l’ensemble soit découvert.

Pour remonter ce fil, il a fallu un coup de filet conjoint de la Police nationale et de la Guardia civil. Deux forces, une même opération. Plusieurs perquisitions ont été menées en simultané, dans le logement de la suspecte comme dans d’autres communes du sud de l’Espagne.

Cette simultanéité n’est pas un détail. Dans un dossier où les enfants circulent d’un point à l’autre, frapper partout au même moment évite que les complices ne préviennent les acheteurs ou ne déplacent les bébés.

Ce type de dossier rappelle que des trafics très différents peuvent se cacher derrière des faits divers en apparence isolés. Dans cette affaire de camping-car chargé de 22 kilos de cocaïne, un père voyageait avec sa fille et son chien pour brouiller les pistes. Ici, ce sont des liens familiaux qui auraient servi de monnaie.

Au total, six personnes ont été interpellées, mère comprise. La police a fini par mettre la main sur le cœur du dispositif. Et c’est dans les perquisitions que se trouve l’information la plus lourde de sens de toute l’enquête.

Berceau vide dans une chambre modeste en lumière douce

Des enfants retrouvés, cinq suspects à cerner : ce que révèlent les perquisitions

Le plus important se joue dans le sud du pays. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont frappé à plusieurs portes en même temps, comme dans d’autres opérations spectaculaires menées en Espagne. Résultat : certains enfants vendus par le passé ont été retrouvés.

C’est le payoff de cette enquête, et il n’a rien d’anodin. Les bébés n’ont pas disparu sans laisser de traces : au moins une partie d’entre eux a pu être localisée, donc identifiée et mise à l’abri.

Les sources consultées ne disent pas combien d’enfants ont été retrouvés, ni dans quel état, ni où ils vivent désormais. Elles ne précisent pas non plus leur âge. Par respect pour ces enfants, qui n’ont rien choisi de ce qui leur est arrivé, aucune information permettant de les identifier ne doit circuler.

Reste le rôle des cinq autres personnes interpellées, qui n’est pas encore établi. Les enquêteurs cherchent à déterminer s’il s’agit de passeurs, chargés d’acheminer les nourrissons, ou de couples qui auraient acheté les enfants. Les deux hypothèses sont à l’étude.

La nuance est capitale. Un passeur et un acheteur ne risquent pas les mêmes poursuites, et n’ont pas le même rapport à l’enfant. Toutes ces personnes bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’elles n’ont pas été jugées, et la mère elle-même reste, à ce stade, une suspecte.

Ce que l’on sait donc, c’est qu’une mère aurait vendu au moins quatre de ses bébés, que six personnes sont dans le viseur de la justice, et que des enfants ont été retrouvés. Ce que l’on ignore encore pèse presque aussi lourd.

Ce qu’il reste à éclaircir : pourquoi l’affaire est loin d’être close

L’enquête reste ouverte, selon la presse espagnole. Les policiers veulent faire toute la lumière sur ce trafic, ce qui suppose de retracer chaque naissance, chaque transfert et chaque paiement. Un travail de fourmi, quand rien n’a été déclaré officiellement.

Plusieurs questions restent ouvertes : combien de bébés au total, où sont les enfants non retrouvés, et jusqu’où s’étendait le réseau au Portugal ? Les sources citées ne donnent à ce stade aucune réponse définitive.

Il y a aussi la question de la santé des enfants nés à domicile, sans suivi médical, dans un contexte de toxicomanie de la mère. La source n’apporte aucun détail sur ce point, et ne dit rien d’éventuelles conséquences médicales. Un lecteur s’interrogeait d’ailleurs dans les commentaires sur le sort de bébés qui ne seraient pas nés drogués : rien, dans les éléments publiés, ne permet de trancher.

Ce dossier n’est malheureusement pas un cas isolé dans l’actualité récente autour des enfants. La source évoque deux autres affaires distinctes : l’accusation d’une influenceuse visant des annonces suspectes sur une plateforme de vente, dont la Police nationale s’est saisie, et une enquête ouverte sur la gestion de l’association d’un influenceur. Aucun lien n’est établi avec le dossier espagnol.

Dans un autre registre, la vigilance de l’entourage joue souvent un rôle décisif. Dans l’histoire de cette fillette oubliée six heures dans une voiture sous 38 °C, c’est un regard extérieur qui a tout changé. Et dans cette macabre découverte dans la voiture de parents morts en Espagne, une famille a dû affronter des secrets qu’elle ignorait.

Pour l’instant, c’est la justice espagnole qui a la main. Les prochains éléments diront si le nombre d’enfants vendus dépasse les quatre cas identifiés.

Une mère, cinq mille euros, un réseau et des enfants dont on ne connaîtra peut-être jamais le nombre exact : voilà ce que les perquisitions ont mis à nu.

Et si vous pensiez que l’actualité insolite de l’été était derrière nous, la raison pour laquelle l’œuf en chocolat le plus vendu au monde est banni des États-Unis depuis 1938 va vous faire lever un sourcil.

Et si votre facture mobile vous pèse, ce que Lidl prépare pour concurrencer Free et Orange pourrait bien changer la donne.

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