Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Montpellier : Marie-Lou, 27 ans, décède après un plat de morilles du commerce, « Ses organes vitaux ont lâché les uns après les autres », rappel national

Publié par Cassandre Jolivet le 05 Nov 2026 à 11:38
« Ses organes vitaux ont lâché » : à 27 ans, elle meurt après un poulet aux morilles, rappel national en cours

Un poulet aux morilles, son plat préféré. Marie-Lou, 27 ans, l’avait préparé lundi soir à Montpellier, comme tant d’autres le font à l’approche de l’hiver. Quelques heures plus tard, elle était aux urgences, et elle est morte le lendemain. Un rappel national vient d’être lancé, et un détail précis sur les sachets concernés mérite que vous alliez vérifier vos placards.

Un repas du lundi soir, une nuit qui bascule à Montpellier

Tout commence par un geste banal. Marie-Lou, 27 ans, domiciliée à Montpellier, prépare la veille de sa mort un poulet aux morilles. Les champignons sont des morilles séchées, achetées dans le commerce.

Quelques heures après le repas, des symptômes inquiétants apparaissent. Les pompiers sont appelés lundi soir. La jeune femme est transportée en urgence au CHU de Montpellier.

Là, malgré la prise en charge, les médecins ne parviennent pas à la sauver. Elle meurt mardi 3 novembre, à peine une journée après son dîner. Une intoxication alimentaire d’une violence rare, selon sa famille.

Marie-Lou était passionnée de littérature. Elle animait un compte Bookstagram consacré à la lecture, où elle partageait ses coups de cœur avec ses abonnés. Sa communauté a découvert la nouvelle par sa sœur.

Ce type d’accident reste exceptionnel, et on pense vite aux cueillettes en forêt. Mais les centaines d’intoxications aux champignons recensées depuis septembre rappellent que le risque ne vient pas que des bois. Alors que raconte exactement la famille ?

« Ses organes vitaux ont lâché » : le témoignage de sa sœur

C’est sur Instagram que Julia, la sœur de Marie-Lou, a pris la parole. Elle y décrit une réaction particulièrement violente et extrêmement rare. Ses mots sont simples, et d’autant plus durs.

« Ses organes vitaux ont lâché les uns après les autres », a-t-elle écrit, bouleversée par cette disparition brutale. Pas de longue maladie, pas de signe avant-coureur connu : une soirée ordinaire, puis la course contre la montre.

Le message a circulé largement parmi la communauté littéraire en ligne. Beaucoup d’abonnés ont réagi à la disparition de celle qui animait le compte Le carnet des mots. Mais derrière l’émotion, une question s’est vite imposée : qu’y avait-il dans ces champignons ?

Les intoxications alimentaires graves ne sont pas toujours là où on les attend. Un simple réflexe de cuisine peut aussi jouer : les médecins alertent sur une erreur courante avec les champignons. Ici, pourtant, c’est un autre élément qui a déclenché une réaction nationale.

Car après le drame, une enseigne a agi. B&M a lancé un rappel de produit dans toute la France. Et il vise précisément le type de morilles qu’a cuisinées Marie-Lou.

Femme inquiète examinant un emballage dans sa cuisine

Champibon, 60 grammes : les sachets à rapporter d’urgence

Voici le détail qui compte. Le rappel concerne les morilles séchées de la marque Champibon, vendues en sachets de 60 grammes. Il s’applique à tous les lots dont la date limite de consommation est fixée au 1er décembre 2029.

Ces champignons ont été commercialisés entre le 12 octobre et le 3 novembre dans les magasins B&M de toute la France. Si vous en avez acheté sur cette période, regardez la date inscrite sur le sachet. Elle suffit à savoir si vous êtes concerné.

Selon la fiche publiée sur RappelConso, une contamination probable par une toxine pourrait provoquer des vomissements, des diarrhées et, dans les cas les plus graves, une déshydratation sévère. Voilà la raison officielle du rappel.

La consigne est claire : ne surtout pas consommer ces morilles. Il faut les rapporter en magasin, où un remboursement est prévu. Ne les jetez pas à la poubelle sans y penser, et ne les donnez à personne.

L’enseigne apporte cependant une précision de poids. Le lien exact entre le produit rappelé et le décès de Marie-Lou reste à établir. Le rappel est une mesure de précaution, pas une conclusion.

Ce que ça change pour vos placards dès aujourd’hui

Premier réflexe : vérifier. Un sachet de morilles séchées se conserve longtemps, et il peut dormir au fond d’un placard depuis des semaines. Même sans y avoir touché, jetez un œil à la marque et à la date limite.

Deuxième réflexe : surveiller. Toute personne ayant des symptômes après en avoir mangé doit contacter rapidement un centre antipoison. Mieux vaut un appel de trop qu’un appel trop tard, et c’est la consigne donnée par le rappel lui-même.

Reste l’enquête sur les causes, dont la source ne dit rien. Le lien entre le décès et le produit n’est pas encore établi, et il faudra attendre d’éventuelles conclusions. Ce genre d’alerte se répète : 76 produits rappelés d’un coup pour un seul fournisseur montre la vitesse à laquelle un lot peut se retrouver partout.

Et l’animal de la maison n’est pas à l’abri non plus des champignons. Un chien qui fouille dans la forêt peut tomber malade en silence : cette accalmie de 24 à 48 heures est le vrai piège. Pensez-y si vous cuisinez ou cueillez.

Dernier point : parlez-en autour de vous. Un rappel ne sert que s’il est vu. Un message à un voisin, un parent ou un ami qui cuisine volontiers aux morilles peut suffire.

Un sachet de 60 grammes, une date au 1er décembre 2029, et un réflexe à avoir ce soir : regarder avant de cuisiner. Marie-Lou ne laisse derrière elle que des mots, ceux de ses lectures et ceux de sa sœur.

Et si votre panier de courses cachait un autre danger, ces boîtes gonflées qui font craindre un botulisme valent un coup d’œil. Quant à ce que cache un ticket de caisse, ce produit rappelé en urgence dans les rayons pourrait bien déjà dormir chez vous.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *