Un homme de 49 ans meurt dans une cabine d’un sex-shop parisien, une enquête ouverte
Une nuit ordinaire, un client parmi d’autres, et puis ce silence anormal derrière une porte noire. Ce mercredi vers 0h30, un vendeur de l’Odyssex a fait une découverte qui a glacé tout le quartier de la Gaîté, à Paris.

Un homme de 49 ans, gisant au pied d’un fauteuil en cuir, dans l’une des cabines privées du sex-shop. Les enquêteurs doivent désormais déterminer ce qui s’est réellement passé cette nuit-là.
Un des derniers sex-shops « à l’ancienne » de Paris

La rue de la Gaîté, dans le XIVe arrondissement, a longtemps été synonyme de commerces chauds et de néons rouges. Aujourd’hui, il ne reste plus que trois enseignes de ce type, dont l’Odyssex, véritable institution du quartier.
Derrière ses lourds rideaux de velours rouge, l’endroit ressemble à une caverne d’Ali Baba érotique. Godemichés, accessoires fétichistes, poupées et jaquettes de DVD s’alignent sous un éclairage vif, dans une ambiance qui n’a pas changé depuis des décennies.
Mais c’est au fond du magasin que se joue une autre partie de l’activité du lieu. Un escalier en colimaçon descend vers des salons privés, loin des regards, réservés à une clientèle bien précise.
Ce qui se passe vraiment dans ces cabines
Deux grandes cabines composent cet espace intime. Chacune est équipée d’un fauteuil en cuir, d’un écran qui projette des films à la demande, et de quoi assurer un minimum d’hygiène après le passage.

« Généralement, les clients viennent à deux et avec leurs propres accessoires. Ces salons sont prévus pour ça », explique Carlos, vendeur de l’établissement. Une utilisation classique, presque banale pour ce genre de commerce.
C’est justement dans une de ces cabines, derrière une porte noire fermée sur l’intimité d’un client, que le corps a été retrouvé. Un lieu pensé pour le plaisir, transformé en scène de mort.
Accident ou malaise : la question qui reste en suspens
Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, l’homme aurait pu s’asphyxier accidentellement. Une hypothèse qui colle avec le type de pratiques parfois associées à ces espaces privés, mais qui reste à confirmer.
L’autre piste évoquée est celle d’un malaise cardiaque, un infarctus qui aurait pu survenir de manière totalement indépendante du contexte. Deux scénarios très différents, mais un seul mort au pied d’un fauteuil de cuir.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du décès. L’autopsie devrait permettre de trancher entre ces deux hypothèses et d’apporter une réponse aux enquêteurs.
Un fait divers qui interroge sur ces lieux méconnus
Ce type de drame, aussi rare qu’il soit, rappelle que ces salons privés restent des espaces peu régulés, où l’intimité prime sur toute forme de surveillance. Un modèle économique vieux de plusieurs décennies, qui perdure malgré la disparition progressive des sex-shops traditionnels.
L’affaire fait déjà grand bruit dans le quartier, où les commerçants du secteur suivent l’évolution de l’enquête avec attention. D’autres faits divers insolites ont récemment marqué l’actualité, comme cette femme morte coincée dans un conteneur à vêtements ou encore cette découverte glaçante faite dans une cave parisienne.
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