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« Elle était très heureuse » : l’ultime appel vidéo de la nounou du Learjet avant le décollage fatal

Publié par Cassandre Jolivet le 08 Nov 2026 à 17:20
Jeune femme au regard ému tenant un smartphone

Dimanche dernier, un Learjet affrété par une famille s’est écrasé près de West Palm Beach, en Floride. Neuf personnes sont mortes. Parmi elles, une nounou de 24 ans qui n’avait jamais vu les Bahamas et qui, quelques instants avant le départ, a passé un appel vidéo à sa sœur. Ce qu’elle lui a montré, et ce qu’elle lui a dit, serre la gorge.

Neuf personnes, un vol Austin-Bahamas et un cratère en Floride

Le trajet devait relier Austin, au Texas, aux Bahamas. Il s’est arrêté net en Floride, près de West Palm Beach. Selon le Daily Mail, l’appareil a piqué du nez avant d’exploser en boule de feu.

À bord, neuf personnes. Aux commandes, le pilote Jeffrey Gregory, 55 ans, et la copilote Nathalia Gadelha Filgueiras, 20 ans. Côté passagers, Adam Robinson, son épouse Helen Sharp, leurs deux jeunes enfants, leurs amis Rachael Reed et Charmi Fehr, et la nounou de la famille. Personne n’a survécu.

Sur place, un immense cratère marque l’impact, entouré d’un large champ de débris éparpillés. Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer ce qui a provoqué la chute du jet. Les causes de l’accident restent, à ce stade, à établir.

Pour reprendre les grandes lignes de la catastrophe, le récit du jet privé écrasé près de Mar-a-Lago pose le décor. Mais derrière le bilan, il y a des noms, des visages et des derniers messages.

Celui d’une jeune femme, par exemple, qui allait fêter ses 25 ans quelques semaines plus tard. Et c’est sa propre sœur qui raconte aujourd’hui leur dernière conversation.

Des voisins qui pensent à une bombe, une sœur qui refuse d’y croire

Dès les premières minutes, les appels au 911 racontent la panique. Selon NBC Miami, une habitante a expliqué avoir cru qu’« un avion, une fusée, quelque chose » était tombé du ciel.

Chez elle, la maison a tremblé. Elle a couru dehors, entendu l’explosion, vu des étincelles et beaucoup de fumée. Un autre témoin a parlé d’une explosion « vraiment énorme », et certains habitants ont même dit à la police qu’ils pensaient à une bombe.

Ces témoignages complètent ce que l’on sait vraiment du crash, mais ils ne disent rien des vies brisées à bord. Pour cela, il faut écouter la famille d’Anita.

Anita Maria Cetina, 24 ans, était la nounou des Robinson. Sa sœur, Angie Ramirez Cetina, a vu la vidéo de l’avion qui explose. Elle a confié au US Sun qu’elle « ne voulait pas accepter » que ce puisse être sa sœur.

Leur mère a ensuite confirmé que c’était bien le vol d’Anita. Un déni de quelques instants, puis la certitude.

Car quelques minutes avant que le groupe ne décolle, Anita avait appelé Angie en visio. Elle lui a montré les enfants. Elle lui a montré l’avion. Et selon sa sœur, elle rayonnait.

Jet privé immobile sur un tarmac au crépuscule

Les mots d’Anita et la voix de la copilote : ce que la Floride a entendu

Dans l’onde de choc, les rumeurs ont fleuri, au point que l’équipe de Lenny Kravitz a dû réagir à une fausse information le concernant. Mais les vrais mots, eux, viennent de la famille.

« On a fait un appel vidéo, elle m’a montré les enfants, elle m’a montré l’avion. Elle était très heureuse », a raconté Angie au US Sun. Elle ajoute : « Elle était vraiment heureuse, parce qu’elle n’était jamais allée aux Bahamas. »

Même si elle était en mission, Anita ne le vivait pas comme un travail. « Elle aimait son métier, elle aimait beaucoup les enfants, elle aimait énormément la famille Robinson », a poursuivi sa sœur. Et d’ajouter : « Nous étions inséparables. »

Un autre enregistrement a ému tout le pays : l’échange radio entre la copilote et le contrôle aérien. On l’entend annoncer une descente à 8 000 pieds, lancer « mayday, mayday », puis évoquer 10 000 pieds par minute.

Quelques secondes plus tard, elle déclare l’urgence et parle d’une situation de survitesse. Sa voix se brise quand elle crie une descente à 20 000 pieds par minute, avant de lâcher : « On va s’écraser au sol. »

Le contrôleur, lui, tente de la rassurer : « Je suis là avec vous, parlez-moi. » Selon la source, le pilote précise alors une inclinaison de 60 degrés, soit un jet presque entièrement couché sur le côté.

Le Daily Mail a choisi de ne pas diffuser les dernières secondes de l’enregistrement, jugées extrêmement éprouvantes.

Ce que l’enquête doit encore éclaircir

Le plus dur reste devant. Les enquêteurs doivent expliquer comment un jet parti d’Austin a pu plonger de la sorte. Les mots de la copilote, évoquant une survitesse et une descente vertigineuse, font partie des éléments entendus par le public, mais aucune conclusion officielle n’a été rendue.

Cette affaire rappelle aussi qu’il y a peu de récits dans ces drames, faute de témoins. Ici, personne n’a survécu, contrairement à Alain Ducasse, seul survivant d’un crash d’avion, qui n’a raconté son histoire qu’une seule fois.

Alors ce sont les proches qui parlent. Angie Ramirez Cetina a confié sa douleur, ses souvenirs, et cette image d’une sœur comblée, enfin en route vers un endroit qu’elle rêvait de voir. Sans filtre, sans mise en scène.

Autre enjeu des prochains jours : tenir la rumeur à distance. On l’a vu autour de ce crash, et elle peut surgir sur n’importe quel sujet, comme cette marche de 14 cm dont un maire a dénoncé la fake news. Dans ces moments, mieux vaut s’en tenir aux faits, et à la parole de ceux qui étaient proches.

Pour les enquêteurs comme pour les familles, l’attente commence : celle des causes, et celle d’un peu de paix.

Un appel vidéo, deux enfants à l’écran, un avion filmé avec fierté : voilà ce qu’Anita a laissé à sa sœur.

Et si vous vous demandez comment on peut apprendre une mise à l’écart par simple hasard, l’histoire de Jean-Luc Lemoine, évincé de Samedi d’en rire a de quoi faire grincer des dents.

Quant à comprendre pourquoi une grande enseigne peut claquer la porte d’une chaîne du jour au lendemain, le coup de théâtre de Kiabi mérite le détour.

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