Océane El Himer et Léa Mary en garde à vue à Dubaï : la loi locale sur les stupéfiants fait froid dans le dos
Elles cumulent à elles deux plus de trois millions d’abonnés et une notoriété forgée sur les plateaux de télé-réalité. Ce mardi 22 septembre, leur nom est apparu pour une tout autre raison, loin des paillettes d’Instagram. Selon plusieurs sources concordantes citées par BFMTV, une mesure judiciaire les concerne toutes les deux, dans un pays où la tolérance en la matière est proche du zéro absolu.
Deux figures bien connues de la télé-réalité française
Océane El Himer n’est pas une inconnue du petit écran. Révélée notamment dans Les Marseillais, elle a construit depuis une communauté de plus d’un million d’abonnés sur Instagram, où elle partage voyages et quotidien. Comme beaucoup d’influenceuses de sa génération, elle a fait de l’exposition permanente sur les réseaux un véritable métier.
Léa Mary, elle, s’est fait connaître dans Les Princes et les Princesses de l’amour. Son influence dépasse encore celle de sa consœur : plus de deux millions de personnes suivent ses publications. Les deux femmes évoluent dans un écosystème où la frontière entre vie privée et contenu monétisable s’efface souvent, notamment lors des séjours à l’étranger très photographiés qui rythment leur activité.
C’est précisément lors d’un de ces déplacements, aux Émirats arabes unis, que la situation a basculé. Un lieu de villégiature prisé des créateurs de contenu français, réputé pour son luxe affiché sur les réseaux sociaux, mais dont le cadre légal est autrement plus strict que celui qu’elles connaissent en France.
Ce qui leur est reproché à Dubaï
Selon les informations recueillies par BFMTV auprès de sources concordantes, Océane El Himer et Léa Mary ont été placées en garde à vue ce mardi pour des faits de « détention et consommation de produit stupéfiant ». Aucune précision supplémentaire n’a filtré à ce stade sur les circonstances exactes de leur interpellation ni sur la nature du produit en cause.
L’affaire rappelle que la justice locale n’a pas la même échelle que celle à laquelle des affaires similaires seraient traitées en France. D’autres personnalités ont récemment appris à leurs dépens que l’exposition publique peut se retourner brutalement contre elles, quand une simple accusation ou une procédure suffit à faire basculer une carrière construite sur l’image.
Pour l’heure, aucune charge formelle n’a été confirmée publiquement. La garde à vue est une étape procédurale, pas une condamnation, et l’enquête émiratie suit son propre calendrier, généralement bien plus opaque que les procédures judiciaires françaises auxquelles le public est habitué.

Ce que prévoit vraiment la loi émiratie sur les stupéfiants
C’est là que le dossier prend une tournure préoccupante. Le ministère français des Affaires étrangères est explicite sur le sujet : aux Émirats arabes unis, la détention ou la consommation de stupéfiants est interdite et sévèrement punie, « même en quantité infinitésimale », de l’ordre du milligramme. Aucune tolérance, aucune marge d’appréciation locale.
Le texte officiel précise que les sanctions sont « appliquées avec rigueur » : une peine minimale de deux ans d’emprisonnement est prévue pour simple consommation ou détention, quelle que soit la quantité retrouvée. Cette peine peut grimper jusqu’à quinze ans en cas de circonstances aggravantes ou de récidive, un écart qui donne la mesure du risque encouru dans ce type d’affaire, comme le rappelle tout dossier pénal traité à l’étranger.
Le ministère va plus loin encore : fournir un local qui aurait permis l’usage de la drogue expose à cinq ans de prison, le trafic peut être puni de la peine capitale, et même le simple fait de détenir une information sur une affaire de ce type sans la signaler peut valoir des poursuites pour complicité. Un arsenal juridique qui laisse peu de place à l’erreur, quel que soit le statut ou la notoriété des personnes concernées.
À ce stade, ni Océane El Himer ni Léa Mary ne se sont exprimées publiquement sur leur situation. Leurs comptes Instagram, habituellement très actifs, restent silencieux depuis l’annonce de leur garde à vue.
Deux influenceuses suivies par des millions d’abonnés, une loi qui ne laisse aucune place au doute : cette affaire rappelle qu’à Dubaï, la notoriété ne protège de rien face à la justice locale. Reste à savoir si d’autres éléments viendront, dans les prochains jours, éclairer les circonstances exactes de leur interpellation.