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« Pas de douche, des pâtes Bolino » : ce qu’a vraiment vécu Patrick Bruel pendant 48 heures en cellule

Publié par Cassandre le 11 Juin 2026 à 10:33
Cellule de garde à vue avec plateau-repas et matelas

Deux nuits en cellule, des lacets confisqués, un plateau-repas pour seul réconfort. Tandis que la France découvrait sa mise en examen pour viols et agressions sexuelles, c’est un autre récit qui a captivé l’attention : celui des 48 heures passées par Patrick Bruel dans les geôles d’un commissariat. Un avocat a levé le voile sur des conditions que beaucoup ignorent.

Patrick Bruel en garde à vue : 48 heures sans traitement de faveur

Tout a commencé le lundi 8 juin 2026. Le chanteur de 67 ans a été placé en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à la suite des plaintes de neuf femmes pour des faits présumés commis entre 2010 et 2019. Un basculement judiciaire majeur pour celui qui, quelques semaines plus tôt, faisait encore ses adieux à la scène parisienne.

La procédure s’est étalée sur deux jours complets, avec une prolongation de 24 heures décidée par le parquet. Durant cette période, l’artiste a été soumis à des interrogatoires successifs, niant en bloc l’ensemble des accusations portées contre lui.

Côté conditions matérielles, aucun privilège n’a été accordé. L’avocat Pascal Garbarini, interrogé au micro de Pascal Praud sur Europe 1, a brossé un portrait sans concession de la réalité carcérale temporaire. Patrick Bruel a dormi en cellule, n’a pas eu accès à une douche et s’est vu retirer chaînes et lacets, conformément au protocole appliqué à tous les gardés à vue. Un traitement identique, qu’on soit anonyme ou visé par 13 accusatrices.

Mais au-delà de la rigueur réglementaire, c’est un détail culinaire qui a marqué les esprits sur les réseaux.

Des pâtes Bolino et un plateau : le quotidien spartiate décrit par un avocat

« Il n’a pas de douche. Il a mangé normalement des pâtes Bolino. Un truc et c’est tout. Il a un plateau et il a dormi. » Ces mots de Pascal Garbarini ont résonné bien au-delà du plateau d’Europe 1. En quelques phrases, l’avocat a résumé la réalité brute d’une garde à vue prolongée : sommeil haché, hygiène inexistante, alimentation rudimentaire.

Le juriste a également insisté sur l’épreuve physique et mentale que représente une telle détention. « Il n’est pas rentré chez lui, il n’a pas pu se reposer quelques instants », a-t-il ajouté. Au terme de ces 48 heures d’épuisement, Patrick Bruel devait encore affronter l’étape la plus lourde : la comparution devant les magistrats instructeurs.

Accompagné de ses trois avocats — Maîtres Fanny Collin, Céline Lasek et Christophe Ingrain — le chanteur a été présenté aux juges d’instruction dans l’après-midi du mercredi 10 juin. Ceux qui ont suivi les scénarios évoqués quelques heures plus tôt savent que la suite pouvait basculer dans plusieurs directions.

Le parquet avait requis le placement en détention provisoire. Mais le juge des libertés et de la détention a tranché autrement, ouvrant un chapitre que peu anticipaient dans ces proportions.

Homme en costume sortant d'un palais de justice

Mis en examen pour viols mais laissé libre : les réactions fusent

Comme le rappelait déjà l’annonce de sa mise en examen, Patrick Bruel fait face à des chefs d’accusation multiples : viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Dans la soirée du 10 juin, le juge a cependant décidé de le remettre en liberté sous contrôle judiciaire, rejetant la demande de détention provisoire formulée par le parquet.

Du côté des plaignantes, la réaction a été immédiate. L’avocate Jade Dousselin, qui représente l’une des victimes présumées, a qualifié cette mise en examen de « vraie première victoire judiciaire pour les victimes ». Elle y voit « un signal fort qui montre que la justice a enfin pris conscience de la gravité des faits ».

Il est essentiel de rappeler qu’une mise en examen ne constitue pas une reconnaissance de culpabilité. Patrick Bruel bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision définitive de justice. L’enquête reste ouverte, et d’après l’avocate de Flavie Flament, de nouvelles plaintes pourraient encore s’ajouter au dossier.

Entre les murs d’une cellule de commissariat, une star et un anonyme vivent exactement la même chose : un matelas fin, des néons et un Bolino. La suite, elle, s’écrira devant les juges. Reste à savoir combien de témoignages viendront encore alourdir un dossier qui compte déjà neuf plaignantes — et peut-être bientôt davantage.

1 commentaire

  • 3
    34300
    11/06/2026 à 11:25
    La justice en France est nulle ! Il faudrait qu'elle s'occupe des voyous qui violent et tuent les adolescents et les personnes âgées

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