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« Les témoignages affluent » : deux nouvelles plaintes frappent Patrick Bruel après sa garde à vue

Publié par Cassandre le 13 Juin 2026 à 15:44

Patrick Bruel est à peine sorti de 48 heures de garde à vue. Il pensait peut-être souffler. Mais le dossier vient de prendre une tout autre dimension avec deux nouvelles plaintes déposées ce vendredi 12 juin au tribunal de Nanterre. Et selon l’avocate des plaignantes, ce n’est que le début.

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48 heures de garde à vue et une mise en examen qui n’a rien calmé

Tout s’est accéléré dès le lundi 8 juin. Patrick Bruel, 67 ans, est placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. Pendant deux jours, il s’explique face aux enquêteurs sur de multiples accusations d’agressions sexuelles et de viols.

Mercredi 10 juin, il est déféré, présenté à des juges d’instruction, puis mis en examen. Il ressort libre, mais sous contrôle judiciaire. Des règles strictes encadrent désormais son quotidien. Une caution importante a été versée.

Pendant ce temps, comme le révélait déjà une affaire récente impliquant des plaintes multiples, la mécanique judiciaire s’emballe. Les festivals français et belges ont commencé à retirer le chanteur de leurs programmations.

Certains proches ont brisé le silence pour décrire un homme « déterminé à se défendre ». Mais la défense va devoir s’adapter. Car à peine la garde à vue terminée, le parquet de Nanterre reçoit de nouvelles pièces. L’enquête de Mediapart, publiée le 3 juin, avait déjà mis le feu aux poudres en révélant que le comportement de l’artiste envers les femmes était connu dans plusieurs cercles médiatiques.

Deux plaintes, deux récits glaçants qui remontent à 2007 et 2012

Le vendredi 12 juin, deux femmes déposent plainte au tribunal judiciaire de Nanterre. La première accuse Patrick Bruel de tentative de viol et d’agression sexuelle en octobre 2007, lors du festival du film de La Réunion. Le chanteur était alors parrain de l’événement.

La plaignante, prénommée Amandine, est aujourd’hui âgée de 45 ans et exerce comme psychothérapeute. Selon ses déclarations à Mediapart, elle connaissait l’artiste depuis 2000 et l’avait revu plusieurs fois entre 2001 et 2003. Elle décrit des moments « valorisants » — accès privilégiés, concerts, restaurants — mais aussi un schéma récurrent.

« Il y avait toujours un passage obligé : son lit », confie-t-elle. Lors de leurs retrouvailles en 2007 à La Réunion, elle affirme avoir été invitée dans sa chambre d’hôtel. Ce qu’elle raconte ensuite est brutal. « J’ouvre la porte, il est tout nu, il me pousse contre le mur et essaye de m’embrasser. Je le repousse, je pars. »

La seconde plainte concerne des faits de viol et d’agression sexuelle qui auraient été commis en mai 2012. Les détails de ce second témoignage n’ont pas encore été rendus publics. Mais l’avocate des deux femmes, Maître Jade Dousselin, ne laisse aucun doute sur la suite. Elle affirme que des révélations importantes sont encore à venir.

« Nous ne sommes qu’aux prémices de cette affaire », a-t-elle déclaré. Des mots qui pèsent lourd quand on connaît l’ampleur que prennent ces dossiers une fois que la parole se libère.

Main posant un document juridique sur un bureau en bois

« Il faut s’attendre à des évolutions rapides » : le dossier Bruel ne fait que commencer

Ce qui frappe dans cette affaire qui secoue le monde public, c’est la vitesse à laquelle les témoignages s’accumulent. L’avocate des plaignantes a été très claire : « Les témoignages affluent en nombre. »

Maître Dousselin a ajouté que ces nouvelles plaintes « viendront s’ajouter aux faits auxquels le chanteur devra répondre ». Elle évoque même de possibles nouvelles mises en examen dans un avenir proche. Le mot « prémices » revient comme un avertissement.

De son côté, l’avocate de Patrick Bruel a pris la parole sur RTL le jeudi 11 juin pour décrire l’état d’esprit de son client. Mais la communication de la défense peine à contenir le flot. L’acteur Jacques Weber, interrogé après l’enquête de Mediapart, est sorti du silence pour confirmer que le comportement du chanteur envers les femmes n’était un secret pour personne dans certaines rédactions.

Pendant ce temps, le fils cadet de Patrick Bruel, Léon, poursuit ses projets artistiques sans faire profil bas. Un choix qui tranche avec l’attitude d’autres proches de personnalités en crise. La famille, elle, reste silencieuse.

Rappelons que Patrick Bruel bénéficie de la présomption d’innocence tant que l’enquête est en cours. Aucune condamnation n’a été prononcée à ce jour.

Deux plaintes de plus, une avocate qui parle de « prémices », des témoignages qui « affluent en nombre » : le dossier Patrick Bruel vient de changer de dimension. La question n’est plus de savoir si d’autres voix vont s’élever. C’est de savoir combien. Et surtout, ce qu’elles vont raconter.

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