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La « Gisèle Pelicot 2.0 » : une femme droguée par son mari pour être violée par d’autres hommes, meurt des suites de ses violences sexuelles

Publié par Cassandre le 09 Sep 2026 à 17:17
Rue résidentielle autrichienne calme au crépuscule

Une petite ville autrichienne, une maison ordinaire, et un drame qui rappelle une affaire française qui a bouleversé tout un pays. Le 25 juin, une femme de 39 ans est retrouvée sans vie sur un lit d’eau, couverte de sang, par sa propre fille adolescente.

Son mari parle d’abord d’un accident survenu pendant un rapport sexuel. Mais l’autopsie et le téléphone de l’homme vont raconter une tout autre histoire, que la presse autrichienne surnomme déjà « Pelicot 2.0 ».

Une mort d’abord classée accident, avant le doute

Tout se joue à Marchtrenk, petite commune autrichienne, où les secours interviennent en urgence ce 25 juin. Sur place, l’homme de 51 ans, alcoolisé, explique aux premiers intervenants que sa femme aurait eu un accident pendant un rapport sexuel violent. Une version que rapporte le média local 20 Minuten, et qui suffit dans un premier temps à écarter tout soupçon envers lui.

Mais l’enquête ne s’arrête pas là. L’autopsie de la victime et l’analyse de son téléphone révèlent des éléments troublants, très éloignés d’un simple accident domestique. Ce type de retournement n’est pas sans rappeler d’autres affaires où la vérité a mis du temps à émerger.

Les enquêteurs découvrent que l’homme s’est débarrassé du lit d’eau après le drame, et qu’il a supprimé une application de son téléphone. Des gestes qui, selon la police citée par le quotidien Krone, dessinent les contours d’une dissimulation bien plus grave qu’un accident.

Quelques jours avant la mort de son épouse, l’homme aurait aussi cherché sur son téléphone comment droguer une personne. Un détail glaçant qui, seul, aurait déjà de quoi inquiéter n’importe quel enquêteur, un peu comme dans certains dossiers où l’agression a longtemps semblé isolée avant que le récit ne s’assemble.

Une femme droguée, « livrée » à des hommes pour de l’argent

Selon les informations relayées par la presse autrichienne, le mari aurait drogué son épouse à répétition, sur une période prolongée, avant de la remettre inconsciente à d’autres hommes moyennant paiement. Il aurait perçu jusqu’à 500 euros par rencontre, et désignait sa femme par le terme glaçant de « viande morte » dans ses échanges de messages.

L’homme a été arrêté, tout comme un voisin, soupçonné d’avoir agressé sexuellement la victime à deux reprises, y compris la nuit de sa mort. Ce voisin aurait quitté le domicile avant le décès, précise Krone. Les procédures judiciaires en cours imposent la prudence : à ce stade, les deux hommes restent présumés innocents des faits qui leur sont reprochés, comme dans toute affaire où des plaintes viennent tout juste d’être déposées.

Des échanges de textos entre les deux hommes, retrouvés par les enquêteurs, évoquent explicitement les abus subis par la victime. La nuit de sa mort, le mari aurait envoyé à son voisin une photo de son épouse inconsciente. Un examen médical approfondi, comme celui qu’a dû subir Élodie Gossuin dans un tout autre contexte, a permis de documenter la réalité des sévices.

Main tenant un téléphone avec messages flous en arrière-plan

Des messages qui révèlent l’absence totale de consentement

Comme souvent dans les affaires les plus sombres, ce sont les messages qui trahissent tout. Dans l’un d’eux, le mari aurait écrit : « Je vais bien la saouler. Ensuite tu pourras à nouveau coucher avec elle. La façon dont elle gémissait l’autre jour était incroyable. » Son voisin lui aurait répondu : « Elle a failli crier. Tu lui couvres à nouveau la bouche. »

Plus troublant encore, l’homme reconnaît lui-même, dans un autre échange, que sa femme n’était pas consentante : « Elle ne participe pas volontairement », écrit-il. Il ajoute même : « Si j’avais des drogues du viol, je la mettrais régulièrement à ta disposition pour que tu la violes.

» La veille de sa mort, il aurait partagé des photos de son épouse avec le voisin, avant d’écrire : « Mais il sait bien que c’est un vrai viol et qu’elle ne serait jamais d’accord ? »

D’autres suspects seraient encore visés par l’enquête, qui se poursuit activement en Autriche. Le parallèle avec l’affaire Dominique Pelicot, jugé coupable et condamné à 20 ans de prison en France pour avoir drogué sa femme Gisèle pendant près d’une décennie, n’a échappé à aucun observateur, un peu comme la fille de Michael Schumacher a dû, elle aussi, faire face à des révélations douloureuses sur son père.

Une affaire glaçante qui, comme celle de Gisèle Pelicot avant elle, montre à quel point l’horreur peut se cacher derrière la porte d’un pavillon ordinaire. L’enquête autrichienne, encore en cours, devra désormais déterminer l’étendue exacte des responsabilités de chacun.

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