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Il crée un faux profil TikTok de sa fille de 11 ans pour piéger son agresseur présumé, la suite tourne au drame

Publié par Cassandre le 09 Août 2026 à 14:45
Homme tenant un smartphone dans un salon sombre

Un téléphone portable, une vidéo découverte par hasard, et une famille de l’Ohio qui bascule dans l’horreur. C’est le genre de scénario qu’on croirait tiré d’un thriller, sauf que tout est vrai. Ce père a choisi une méthode radicale pour affronter ce qu’aucun parent ne devrait jamais voir, et sa décision a débouché sur une fusillade et deux inculpations.

Une découverte glaçante sur le téléphone d’une fillette de 11 ans

Tout part d’un geste banal : une mère qui consulte le smartphone de sa fille à Grove City, dans l’Ohio, près de Columbus. Ce qu’elle y trouve la glace sur place. Une vidéo montre une agression sexuelle survenue dans leur propre salon, filmée pendant que la fillette de 11 ans se trouvait avec un jeune homme identifié plus tard comme Diego Montoya Gonzalez, 20 ans.

La scène se serait déroulée au domicile familial, selon les éléments transmis aux enquêteurs et rapportés par le New York Post. Aucun détail précis n’explique encore comment le jeune homme avait pu approcher l’enfant, mais l’affaire prend une tournure explosive dès le lendemain de cette découverte.

Le père, Malik Chandler, 31 ans, décide de ne pas se contenter d’appeler la police. Il choisit une autre voie, plus risquée, et c’est là que le récit prend un virage que personne n’attendait dans cette maison paisible du comté de Franklin.

Ce genre de drame familial rappelle à quel point les réseaux sociaux, censés être un simple espace de loisir, deviennent parfois le théâtre de situations vertigineuses, comme cette autre affaire virale liée à TikTok qui avait aussi mis en lumière les zones grises de la plateforme.

Un piège tendu sous l’identité de sa propre fille

C’est ici que l’histoire bascule vraiment. Malik Chandler se connecte sur TikTok en se faisant passer pour sa fille de 11 ans. Son objectif : convaincre Diego Montoya Gonzalez de revenir chez eux, pour le confronter directement. Aux enquêteurs, le père affirme qu’il voulait seulement l’immobiliser, lui donner une leçon physique, puis prévenir la police.

Mais quand le jeune homme franchit à nouveau la porte de la maison, la situation dégénère en quelques secondes. Chandler affirme avoir cru le voir porter la main vers sa poche, comme pour saisir une arme. Pris de panique, il attrape un pistolet posé sur le comptoir de sa cuisine et tire à deux reprises.

Les policiers, arrivés peu après, retrouvent Diego Montoya Gonzalez assis sur une chaise, touché par les deux balles, avant qu’il ne soit transporté au Grant Medical Center de Columbus.

Cette utilisation détournée d’une application pour piéger quelqu’un fait écho à d’autres dérives numériques déjà documentées, comme cette mauvaise utilisation d’un outil numérique qui avait mis des vies en danger, ou encore ces dérives technologiques qui inquiètent de plus en plus d’observateurs.

Maison de banlieue américaine au crépuscule avec lumières de police

Deux mises en examen et un dossier judiciaire qui s’alourdit

Malik Chandler est aujourd’hui poursuivi pour agression aggravée. Sa caution a été fixée à 100 000 dollars, soit environ 92 000 euros, et son dossier est désormais traité par la justice du comté de Franklin. Malgré son intention affichée de protéger sa fille, la loi américaine ne fait pas de distinction entre justice personnelle et acte de vengeance armée.

De son côté, Diego Montoya Gonzalez fait face à un acte d’accusation particulièrement lourd : cinq chefs liés à la diffusion de contenus à caractère sexuel impliquant des enfants, deux chefs de viol, et un chef d’entrave à l’exercice des fonctions officielles. Les procureurs affirment avoir retrouvé sur son téléphone plusieurs vidéos d’abus sexuels sur mineurs, dont l’une impliquerait un nourrisson ou un très jeune enfant.

Les parents de la fillette ont assisté à sa mise en accusation au Franklin County Common Pleas Court. Sa caution totale a été fixée à 70 000 dollars, environ 64 000 euros, répartis entre 20 000 dollars de bond en reconnaissance et 50 000 dollars en espèces. En cas de libération, il lui sera interdit de contacter la victime ou sa famille, et de se connecter à Internet en dehors d’un cadre strictement professionnel.

Deux hommes, deux dossiers, une même maison : cette affaire montre à quel point la frontière entre protection parentale et engrenage judiciaire peut se briser en une seule nuit. Reste une question qui hante ce dossier : jusqu’où un parent est-il prêt à aller quand la justice semble trop lente face à l’horreur qu’il vient de découvrir ?

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